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 Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel

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Fanny
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MessageSujet: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 6:23

Chers amis, j’aimerais partager avec vous une histoire de pardon inouïe, mais avant de proposer en plusieurs parties cette histoire qui m’a été racontée par celui-là même qui l’a vécue (et qui l’a mise par écrit), j’aimerais vous dire qu’il s’agit de faits authentiques et vrais qui se sont produits dans les années 1980-90 ; et que je connais très bien la personne qui s’est trouvée plongée au cœur de ces faits. J’ai eu l’occasion de lire les documents concernant cette affaire et la personne qui en a témoigné.

Je dois ajouter que cette personne qui s’est trouvée prise involontairement au cœur d’événements houleux voire dramatiques, était en très bonne relation avec les paroisses, les églises et les communautés. Une personne ancrée dans l’Église du Christ et la foi.

Des événements incroyables sont survenus au sein d’une paroisse, alors qu’un prêtre demandait à un jeune homme de lui prêter main-forte pour assurer le service pastoral. Les besoins de la population étaient nombreux et une bonne volonté supplémentaire s’avérait la bienvenue : Besoins pour les pauvres, pour les enfants livrés à eux-mêmes et vivant dans la rue, pour les personnes âgées très seules, souvent malades ou handicapées, etc.

Si j’ai choisi de vous présenter ce témoignage sur le pardon, c’est bien parce qu’il montre des ressemblances avec les difficiles épreuves vécues par le père Dominique Wiel pendant plusieurs années. Dans les deux cas, des hommes ont dû combattre le harcèlement, qui de la Justice et des populations, qui de personnes jalouses et malfaisantes, voire dangereuses… Lesquelles personnes n’ont parfois pas hésité à essayer de mettre la Justice « dans leur poche » pour parvenir à leurs fins peu avouables. Le père Dominique Wiel, tout comme le témoin du récit qui va suivre, ont été malgré eux les « boucs-émissaires » d’événements où ils ont risqué leur vie et leur réputation. Quelle rude épreuve !!

Voici donc ce témoignage de pardon en 9 parties, que je vous propose successivement. C’est un peu long, mais cela vaut la peine de le lire jusqu’au bout. Merci à tous.


1 - Première partie : "Un pardon impardonnable devenu pardonnable"

Voici un grand pardon qui m'a fait énormément souffrir, mais si je n'avais pas vécu cette histoire impossible je ne sais comment j'aurais réagi si la même histoire avait été celle d'une autre personne. Voici mon histoire qui est devenue le deuxième grand pardon de ma vie.

Quand je vivais en communauté je recevais des demandes pour rencontrer des jeunes dans les écoles, les polyvalentes, les cégeps, écoles privées, les paroisses et plusieurs autres mouvements autour de la Province de Québec.

Une soirée après une de mes animations au café chrétien de Gaspé, une femme me dit qu'elle connaît un prêtre qui aimerait bien me rencontrer, alors elle me donne ses coordonnées en me disant de l'appeler le plus tôt possible en faisant inverser les charges de l'appel. Elle me fait savoir qu'elle communiquera avec lui pour lui parler de sa rencontre au café chrétien de Gaspé avec moi, car cette rencontre l'avait beaucoup interpellée.

Je fais l'appel après ma soirée d'animation, et à ma grande surprise le prêtre m'invite à me rendre dans sa paroisse le plus tôt possible dans les jours à venir, en me disant que mon voyage serait payé aller-retour en plus de mon travail d'animation qui devait durer une semaine, mais en fait je suis resté trois semaines.

Je devais voyager deux jours en autobus, de Gaspé avant de parvenir à ma destination de Rouyn Noranda. Ce qui est drôle dans tout ça, c'est que je n'avais pas le profil d'un orateur et je me disais : Quand ce prêtre va me voir il va changer d'idée, j'en suis certain. Déjà lors de mon premier contact par téléphone avec ce prêtre, il m'avait demandé si j'accepterais de rencontrer un des groupes de sa paroisse avec une heure d'animation pour ma première intervention, afin de me permettre de connaître sa paroisse.

Mais à ma très grande surprise, quand il m'a rencontré il m'a dit ceci : Tu sais pour la première rencontre avec ce groupe, au lieu d'une heure tu prendras une demi-heure si ça ne te dérange pas trop. Je lui ai répondu : Excusez-moi mais je dois partir tout de suite car le prêtre qui m'a invité dans sa paroisse, lui il m'avait dit qu'il me donnerait une heure pour rencontrer son groupe, je pense m'être trompé de paroisse.

Alors il m'a regardé avec un petit sourire en me disant : Okay, une heure ça va mais pas plus. Je me disais : 23 heures de voyage en autobus pour rencontrer un groupe et faire une animation d'une demi-heure, non merci. Je me disais en moi-même : une heure ou rien du tout.

Quand la soirée est venue j'ai rencontré le groupe pendant une heure comme prévu et au bout d'une heure le groupe s'est levé avec de grandes acclamations en criant de tout son coeur,>> encore, encore, encore... J'ai fait signe au prêtre et je lui ai dit : Qu'est-ce que je fais, j'arrête ou je continue? Il m'a regardé et m'a dit en souriant : Tu as pleinement ma confiance, vas-y comme tu voudras, la soirée t'appartient. J'ai pris toute la soirée de trois heures et nous avons vécu une rencontre extraordinaire. Le lendemain le prêtre m'a demandé de parler aux trois messes. Mes rencontres ont duré trois semaines, ensuite je suis reparti pour Montréal. Ce même prêtre m'a redemandé pour trois mois afin de faire plusieurs groupes à travers son diocèse, pour des animations. Au bout de trois mois je retourne chez les frères. Puis j'ai reçu une nouvelle demande pour aller travailler à temps plein dans la paroisse de ce prêtre où je m'étais déjà rendu six fois en 6 ans.

Pendant ces six rencontres je me suis aperçu que le milieu était très difficile et compliqué mais j'admirais le courage de ce prêtre proche des pauvres comme je n'en avais jamais connu. Cependant je devais faire un choix très difficile entre ma demeure où je vivais avec une trentaine de religieux, et la paroisse. J'avais l'impression de quitter mon petit paradis pour le purgatoire. Le choix était extrêmement difficile car je me sentais aimé dans cette communauté où j'étais le plus jeune de la maison bien que je sois un laïc qui vivait parmi des religieux ; mais j'étais très heureux de vivre dans un milieu où j'exerçais mon travail de pastorale avec des activités très différentes d'une place à l'autre.

Comme j'avais recueilli les dizaines de confidences de plusieurs personnes de différentes paroisses, je sentais qu'il y avait beaucoup de division et de jalousie dans la plupart de ces paroisses. Il m'a fallu plusieurs mois avant de prendre une décision définitive, mais une des plus difficiles de toute ma vie je crois. Le supérieur aurait bien aimé que je reste mais il était conscient des grands besoins de ces paroisses car lui et moi de par le passé nous avions eu l'occasion de travailler dans une même paroisse. Il m'encourageait à répondre à cet appel en me disant que je serais toujours le bienvenu dans leur maison.

Alors, je quittais la Ville de Montréal pour aller vers la Ville de Rouyn Noranda. Je quittais mon petit paradis en croyant me diriger vers mon purgatoire, mais en peu de temps mon purgatoire est devenu mon enfer.

Il y a plein de choses auxquelles je n'avais pas pensé du tout, mais auxquelles j'aurais dû réfléchir très longuement avant de prendre un tel engagement. Comme je n'avais jamais vécu une telle expérience de par le passé, jamais je n'aurais pu m'imaginer vivre un tel enfer dans un milieu pastoral. C'est ce que j'appelle les grandes surprises de la vie, où rien n'est visible et encore moins prévisible dans ces milieux qui changent d'une année à l'autre. J'avais connu beaucoup de problèmes de toutes sortes dans les milieux pauvres, mais non auprès de celles et ceux qui en avaient la charge.

Je ne m'étais pas arrêté trop sérieusement aux nombreuses confidences reçues de plusieurs personnes que j'avais rencontrées dans les années où je m'étais rendu au moins six fois en six ans dans cette ville de Rouyn Noranda. Je n'aurais jamais imaginé qu'à mon retour dans cette paroisse dans le seul but de rendre service à un prêtre qui m'en avait fait sentir le besoin à plusieurs reprises par ses multiples lettres, je n'aurais jamais pensé provoquer une telle crainte chez ces personnes qui se sont ouvertes à moi par des confidences presque trop personnelles pour un laïc, avec la crainte que je les dénonce au prêtre qui m'avait invité à travailler en collaboration avec les marguilliers et l'équipe pastorale de sa paroisse. Quand elles ont su que je venais pour toujours elles ont dû sûrement penser que déjà le curé était au courant des secrets qu'elles m'avaient confiés durant mes six passages dans les années passées. Pourtant je n'ai rien dit de ces confidences secrètes qui sont et qui resteront toujours présentes dans mon coeur sans en ressortir. Sur le coup de l'invitation du curé, je n'ai pas pensé du tout à cette situation, car je croyais que tout le monde qui travaillait en pastorale avait le même niveau de confidentialité que moi.

Mais aujourd'hui je pense différemment car je sais de plusieurs expériences qu'un homme ou une femme laïc qui respecte la confidentialité, ça se fait de plus en plus rare de nos jours.


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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 8:56

2 - Deuxième partie : "Bienvenue"

Ci-dessous je mets le mot de bienvenue composé par le curé dans le feuillet paroissial, où lui-même laisse entrevoir que certains(es) pensaient que je viendrais pour prendre la place de quelqu'un.

''Bienvenue dans notre paroisse''

Nous sommes heureux d'accueillir notre ami au sein de notre paroisse, qui, comme laïc engagé, vient nous prêter secours en Pastorale Paroissiale et dans de multiples autres services,
(sans prendre la place de qui que ce soit).
Il travaillera en étroite collaboration avec le curé et le Cpp. Je demande à tous de bien l'accueillir, d'apprendre à le connaître et de collaborer avec lui dans le travail varié que nous lui confierons et dans les initiatives qu'il prendra en accord avec le pasteur paroissial. Notre ami habitera au presbytère.
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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 9:07

3 - Troisième partie : ''Ma première rencontre avec le vicaire ("Pseudonyme")''

L'histoire avec le vicaire, je la raconte à part car ce serait trop mélangeant de tout mettre ensemble. Premièrement au tout début le curé m'a averti que ce prêtre n'était plus accepté nulle part et qu'il lui avait ouvert la porte du presbytère pour lui rendre service. Le vicaire était un homme très épuisant car il racontait des histoires à ne plus en finir.

Le pire dans tout ça c'est qu'il perdait la mémoire et racontait toujours les mêmes histoires. D'ailleurs le curé l'écoutait des heures et des heures mais parfois il n'avait pas le choix d'abandonner car son travail l'attendait et il disait à Pseudonyme : Il me semble l'avoir déjà entendue cette histoire ; alors le vicaire repartait pour sa chambre.

Mais comme le curé et moi nous avions à nous rencontrer très souvent pour discuter des problèmes de l'oeuvre du service des pauvres où très souvent nous devions rencontrer individuellement plusieurs pauvres venant de partout, alors le pauvre vicaire perdait sa place auprès du curé ; si le curé ne s'en plaignait pas trop, lui le faisait très souvent. Quant à moi je ne pouvais éviter ces rencontres multiples à cause de mon implication dans plusieurs services de la paroisse.

Très souvent le curé me disait qu'il trouvait plus intéressant de parler avec moi qu'avec cet homme qui ne pouvait plus se faire accepter dans quelque diocèse que ce soit, tant il était désorienté par rapport à l'enseignement de l'Église qu'il interprétait à sa façon, au point que trop souvent il était critiqué amplement par les paroissiens(nes) et plusieurs prêtres, ainsi que les communautés religieuses qui ne le faisaient jamais demander, même dans les moments où ils étaient en manque de prêtres pour la célébration Eucharistique dans leur communauté.

Dès mon arrivée au presbytère ils auraient aimé que je le prenne comme directeur spirituel. Mais comme je savais qu'il fréquentait les bérets blancs, jamais je n'aurais accepté sa proposition. Durant les mois qui ont suivi j'ai vu qu'il se servait du livre de Jacques Paquette, fondateur des jeunes catholiques de la Bible qui était reconnus comme groupe sectaire. Parfois il me demandait ce qu'on pouvait bien se dire moi et le curé pour dialoguer si longtemps ensemble. Sa jalousie maladive de me voir prendre sa place et de ne plus pouvoir comme avant raconter ses histoires au curé, lui a donné le goût de se ranger du côté d'une certaine ex-responsable qu'il rencontrait en dehors du presbytère pour que personne ne le sache dans l'équipe du presbytère, mais il y avait toujours une personne qui le rapportait sans qu'on sache qui.

Si on considère les personnages du vicaire et de cette ex-responsable, ils voulaient la même chose. Elle, elle voulait retrouver sa place dans ce service des pauvres, et le vicaire voulait réintégrer la sienne auprès du curé. Comme il voulait regagner cette place auprès du curé il s'était promis de trouver un moyen pour me faire partir quel que soit le prix à payer, même s'il devait passer par un geste criminel.

Je me sentais surveillé dans tous les petits gestes de mon quotidien.

Depuis le début je m'étais habitué à prendre un verre de jus de raisin avec quelques biscuits durant la soirée, quelques heures avant d'aller dormir.

Alors un jour le vicaire se mit avec un laïc pour réfléchir sur ce projet de m'exclure du presbytère. Le moyen suggéré par le laïc fut d'introduire trois sachets d'Ex-lax à travers ma nourriture, mais le vicaire lui suggéra de les mettre dans mon jus, car il trouvait trop compliqué de mettre les trois sachets d'Ex-lax directement dans ma nourriture, c'est moi en effet qui préparais mes repas quand je mangeais au presbytère.

Aujourd'hui je suis au courant de cette histoire car le vicaire en avait écrit une lettre de onze pages pour s'en vanter à un ami, mais celui-ci ne l'a pas trouvée drôle et il a fait parvenir la lettre au curé de la paroisse qui m'en a donné une copie ; cette histoire me concernait puisque c'était moi la victime choisie.

Quelques jours avant cette histoire un homme avait voulu attenter à sa vie et il avait lancé un sos, un au secours en téléphonant au curé, mais comme le curé était malade du coeur et qu'il devait se faire opérer à l'Institut de cardiologie de Montréal dans les mois suivants, alors c'est moi qui me suis déplacé, j'ai demandé du secours aux policiers, j'ai fait appel à l'ambulance et il ont transporté l'homme d'urgence à l'hôpital. Il s'était ouvert les veines avec une bouteille de bière qu'il avait cassée pour ensuite se les tailler.

Quelques semaines plus tard il est venu au presbytère et le curé pour l'encourager lui a proposé de suivre des cours d'informatique, les cours seraient donnés au presbytère. Malheureusement il arriva au mauvais moment car ce fut celui-là même que le laïc et le vicaire choisirent pour mettre leur plan macabre à exécution en espérant que je boive la boisson perfide, comme le vicaire le décrit si bien dans sa lettre de onze pages qu'il présente comme s'il composait un roman.
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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 9:22

4 - Quatrième partie : "La boisson scélérate"

Ils ont préparé cette boisson à partir de mon jus de raisin en croyant que personne d'autre que moi ne la boirait, car la secrétaire finissait à 17 heures ainsi que les cours d'informatique. Le vicaire savait que j'étais le seul à boire du jus de raisin, comme j'en buvais à tous les soirs ou presque ; mais cette soirée-là j'ai regardé le pot et je me suis dit intérieurement : Je pense que ce soir je vais me contenter de boire un petit verre de lait. Je me disais : ça va être moins bon au goût mais '' un petit sacrifice en passant ça va être meilleur pour ma santé''.

Ensuite je suis allé me coucher sans être au courant de cette histoire digne d'un film d'horreur. Voici une petite partie de cette lettre grâce à laquelle il est possible de comprendre que cet homme était complètement en déséquilibre mental pour faire un tel geste, quand on sait qu'une personne en santé n'aurait jamais pensé s'impliquer dans une telle affaire.

''Extrait de la lettre''

Ce soir-là même, étant attablé au téléjournal comme à l'habituée, le petit Monsieur, lui, tout affairé. Il ouvre le frigo. Je guette intensément. Il semble hésitant. Sa main se promène lentement sur la rondeur ventrue du potage au raisin. Non, ce soir l'appétit de Monsieur n'ira point au jus. Monsieur jette plutôt son dévolu sur le pot au lait dont il s'empare et il le transporte à la salle à dîner pour grignoter quelques biscottes. A la première occasion je ne fus pas long à dévoiler à Pseudonyme ma déception. Pseudonyme était tout décontenancé. Et ce fut la même chose le soir suivant et puis la même chose encore les jours suivants. Sur ce, je dis à Pseudonyme : Tu sais qu'il est le fils bien-aimé de Béelzébuth le Grand. Je crois que ce Monsieur a une ligne directe vers le Royaume des Ténèbres et que c'est par là qu'il aura été prévenu de ne point tremper ses lèvres dans cette boisson scélérate.
Et Pseudonyme de philosopher là-dessus : Oui il arrive que Satan se mêle de nos saintes affaires.
Le quatrième soir, je constate que le pot de jus au raisin est complètement vide. Je jubile en moi-même. Je vole prévenir mon comparse en son appartement. Il ne nous reste plus qu'à attendre le déroulement des événements.

Fin de la lecture brève.

Je fais suite : Mais très malheureusement ce n'est pas moi qui ai bu cette boisson, mais cet homme qui avant la fin de son cours d'ordinateur s'est rendu dans la cuisine, a ouvert le réfrigérateur et a bu tout le pot de jus de raisin avant de repartir pour chez lui. C'est presque impensable, incroyable, il a bu un pot de jus contenant trois sachets d'Ex-lax! Il a vécu un malheur de quatre jours à une semaine avec une diarrhée excessive causée par le surplus des trois sachets d'Ex-lax mis dans le pot de jus, les trois en même temps.

Quand le curé a reçu la lettre il m'a dit que j'étais passé à un cheveu d'une situation qui m'aurait sûrement conduit à l'hôpital à cause de l'extrême fragilité de ma santé. Mais une chose que le vicaire ne savait pas, c'est qu'il arrivait de temps à autre que toute l'équipe du presbytère se rassemble pour boire un verre de jus au raisin et un café tout en discutant ensemble pour parler de ci et de ça de temps en temps, car cela permettait aux personnes de se rencontrer pour échanger sur certaines difficultés qu'elles vivaient dans leur travail de pastorale en paroisse.

Cela veut dire que nous aurions pu tomber sur ce pot qu'ils avaient préparé pour moi.

Cette histoire a tellement ébranlé l'équipe du presbytère que le curé a demandé au vicaire de partir, car son geste était d'ordre criminel et alors inacceptable.

J'ai offert au curé de partir moi-même pour lui éviter le départ, car je savais que c'était la jalousie de ma présence qui l'avait provoqué, parce qu'il avait comme perdu sa place de raconteur d'histoires auprès du curé. Mais le curé refusa ma proposition en m'expliquant que le geste était trop grave et donc inacceptable, surtout de la part d'un prêtre, mon départ ne changerait en rien la gravité d'un tel geste.

Avant que le vicaire passe à l'acte j'avais essayé par plusieurs moyens de le raisonner en essayant de lui faire comprendre que je ne prenais aucunement sa place, mais que mon travail m'obligeait à ces multiples rencontres avec le curé car j'étais impliqué dans plusieurs mouvements de la paroisse. Mais toutes mes tentatives d'approche ont échoué.

D'ailleurs dans la communauté d'où il avait déménagé on lui avait interdit de célébrer la messe en public. Je ne lui en ai jamais voulu, seulement en plus de ne pas vouloir qu'il soit mon directeur spirituel, après cette histoire je ne le désirais pas non plus comme mon cuisinier personnel.

''Les deux femmes qui avait peur de perdre leur place''

Dès mon arrivée, j'ai pris connaissance de l'annonce dans le feuillet paroissial et la phrase qui m'avait sauté aux yeux est celle-ci : (sans prendre la place de qui que ce soit).

J'étais certain que cette phrase n'avait pas été écrite pour rien, qu'il y aurait sûrement des surprises qui m'attendaient, mais jamais je n'aurais pensé que c'étaient des surprises qui pourraient tourner à des harcèlements sans fin.

La première semaine j'ai reçu une lettre d'un homme m'écrivant anonymement, son message voulait me faire une demande pour sortir avec lui afin d'essayer de voir si j'étais une personne d'orientation homosexuelle.

Après un certain temps le curé a fait des recherches pour enfin découvrir la ressemblance d'écriture avec d'autres lettres qu'il conservait dans un dossier. Il a reconnu qui était celui qui l'avait écrite. Cet homme finit par avouer que cette idée venait de l'ex-responsable qui aurait aimé que j'y réponde pour ensuite écrire aux médias que le curé avait accueilli un homosexuel pour la remplacer dans cette oeuvre au service des pauvres.

''Une animatrice de pastorale spéciale''

L'autre femme qui représentait autant de danger pour moi, elle travaillait en pastorale et ne savait pas comme moi-même je ne le savais pas plus qu'elle, que je viendrais un jour travailler à temps plein dans cette paroisse. Cette dame s'était tellement confiée à moi dans les secrets les plus intimes de sa vie personnelle, qu'elle avait peur que je la dénonce, mais cela ne faisait pas partie de mes intentions car j'avais une longue expérience d'écoute où la confidentialité était toujours au rendez-vous.

Cette femme a tellement eu une peur maladive que je la dénonce, que même avant mon arrivée elle a été dire aux animateurs(trices) de Pastorale du diocèse que le curé avait accueilli un homme bizarre au presbytère, dans le but que je sois refusé dans toutes les écoles du diocèse. Une des premières raisons pour laquelle j'ai accepté de venir en paroisse c'est que je devais rencontrer les jeunes dans les écoles comme je le faisais déjà quand je demeurais chez les frères. Comme j'avais vécu le syndrome de l'enfant battu je pouvais faire beaucoup pour les jeunes qui vivaient des difficultés dans leur milieu familial. C'est pour cette unique raison que j'avais accepté l'invitation du curé.

Ensuite comme j'avais travaillé de longues années auprès des jeunes qui fréquentaient des gagnes (bandes) de rue où la boisson, la drogue, le vol, la violence étaient au rendez-vous, alors mon approche avec les jeunes était très facile pour moi.

Après quelques semaines le curé me demanda d'aller rencontrer la responsable diocésaine pour lui dire que j'étais prêt à rencontrer les jeunes dans les écoles. Ni moi ni le curé ne savions que l'animatrice avait porté de faux témoignages auprès de la religieuse qui m'a accueilli d'une drôle de façon.

À peine une minute après m'être assis, la religieuse qui aurait dû être contente que je vienne aider à la pastorale m'a dit dès le début de notre rencontre, avant même que je me présente, qu'il était préférable que je parte parce que jamais je n'entrerais dans les écoles tant qu'elle serait vivante. Elle m'a abandonné seul dans son bureau en me disant : Appelle ton curé, qu'il revienne te chercher.

Je n'avais vraiment pas l'impression d'être dans un centre diocésain de Pastorale.

Le curé autant que moi ne comprenions rien du tout à l'accueil qui m'avait été fait par cette religieuse responsable diocésaine. Mais autant lui que moi nous nous sommes dit qu'il avait fallu que quelqu'un lui raconte quelque chose de pas trop correct pour mettre un obstacle entre moi et tous les services du diocèse, en m'empêchant de rencontrer les étudiants(es).
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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 9:41

5 - Cinquième partie : ''L'ex-responsable du café des pauvres : un danger public''

Dans le sous-sol de l'église il y avait une dame qui accueillait les pauvres depuis 20 ans mais d'une façon très particulière, au point de mettre la vie de certaines personnes en danger pour conserver sa place de responsable. Lors du conseil d'administration elle choisissait toujours des personnes fragiles psychologiquement, et si une personne ne disait pas exactement comme elle, celle-ci était exclue du conseil d'administration.

Pendant les six années où le curé m'avait invité à six reprises dans sa paroisse, il m'avait demandé d'aller voir comment fonctionnait le café des pauvres pour ensuite lui donner un compte rendu de mes visites durant les repas, mais sans me dire un seul mot des revers de cette dame.

L'attitude de la responsable était tellement violente pour des riens, qu'après un certain nombre de fois j'ai mis fin à mes visites parce que je n'acceptais pas la violence gratuite de cette dame envers les pauvres, qu'elle provoquait par ses mauvaises humeurs et son autoritarisme. Le curé ne me l'avait pas dit mais il voulait que je remplace cette femme dont l'autorité faisait peur à plusieurs personnes qui s'en plaignaient depuis plusieurs années dans l'étendue de tout le diocèse.

Le curé qui avait décidé de me faire cette demande qui lui tenait tant à coeur depuis le début, n'avait jamais osé me le dire car il savait bien que s'il m'avait expliqué tout l'aspect dysfonctionnel de sa paroisse jamais je n'aurais accepté d'y venir pour travailler dans de telles conditions. Il m'a enfin expliqué la raison du petit mot dans le feuillet paroissial ''(sans prendre la place de qui que ce soit)'', qui m'avait laissé plein d'interrogation, je voulais savoir qui avait peur que je prenne sa place. C'étaient bien cette femme de la pastorale et celle qui s'occupait des pauvres dans le sous-sol de l'église qui avaient une peur bleue de perdre leur place avant même que j'arrive.

Mais quand le curé m'a demandé de prendre la place de la responsable, je refusai catégoriquement par crainte du danger que cela pouvait représenter pour ma sécurité personnelle. Car j'étais quand même habitué, j'avais travaillé auprès des gagnes de rue à Montréal où je m'étais fait attaquer par des drogués et des alcooliques durant mes visites à domicile, au moins dix fois en cinq ans. J'étais le seul qui acceptait de faire de telles visites, mais parfois les gars avaient trop consommé et je comprenais que personne ne voulait s'aventurer à mettre sa vie en danger comme moi je le faisais.

Alors quand le curé m'a fait sa proposition il ne s'adressait pas à quelqu'un qui ne connaissait pas ces gagnes de rue qui très souvent cachaient leur drogue ou leur couteau et leurs chaînes sur le terrain avant d'entrer manger.

Le curé a pris plusieurs semaines avant de me convaincre. Avant de dire oui, je lui ai fait savoir que je savais que mon oui mettrait ma vie en danger.

Parfois j'aurais bien aimé me réveiller dans mon petit coin de paradis quand j'étais chez les frères à Montréal, mais je devais passer du rêve à la réalité, où la réalité était plus proche du cauchemar que du rêve. J'ai accepté de prendre la place pour trois ans, le temps qu'il leur faudrait pour régler l'impasse et leur permettre de reconstruire un nouveau conseil d'administration. Les marguilliers ont demandé à la dame de partir en lui disant que c'était moi qui prendrais la relève pour trois ans.

''Ma première soirée comme remplaçant de l'ex-responsable est inoubliable''

La soirée où j'ai pris la relève j'ai été présenté aux pauvres par le curé et quelques marguilliers, et quelques minutes à peine après leur absence un homme est entré, il est venu au comptoir pour se servir et ensuite après avoir bien rempli son assiette il me l'a lancée en plein visage et m'a demandé de partir en me faisant des menaces de mort si je refusais de partir. Les policiers sont venus le chercher et il leur a fallu se mettre à quatre dessus pour le sortir. Les femmes, les enfants et les personnes handicapées pleuraient et avaient une sainte peur.

Quant à moi j'ai été chanceux car j'ai eu assez de réflexe pour donner un coup sur l'assiette d'une épaisseur assez considérable ; si je n'avais pas frappé avec mes deux mains, je me faisais défoncer le visage. J'ai vraiment eu la chance de ma vie, si je n'avais pas eu cette chance mon temps comme responsable aurait duré à peine 10 minutes. Cet homme n'avait pas le droit de revenir au sous-sol de l'église car les policiers lui avaient interdit de m'approcher parce qu'il m'avait fait des menaces de mort ; et puis on lui avait interdit de venir manger au sous-sol de l'église parce que les pauvres avaient peur de lui ; en plus, c'était moi qui en étais devenu le responsable malgré moi.

Durant la semaine qui a suivi nous avons appris que la dame lui avait payé de la boisson et de la drogue pour ensuite lui faire dire que j'étais un pédophile et qu'il fallait se défaire de moi. Cette longue expérience de trois ans m'a fait comprendre que c'est devenu monnaie courante de vouloir faire passer une personne pour pédophile dans le but de lui faire perdre un post. Comme cette ex-responsable leur faisait prendre de la drogue ou de la boisson avant de leur faire croire que je battais et violais des enfants, c'était la meilleure façon d'augmenter leur agressivité avant de les envoyer vers moi avec l'assurance qu'ils me fassent assez peur pour que je renonce à ma responsabilité. Mais elle s'est bien aperçu que je n'étais pas un homme de nature peureuse malgré mon lourd passé d'enfant battu qui a fait de moi un homme d'une santé fragile et délicate.

''Les deux jeunes filles envoyées pour me piéger''

Cette dame était prête à tout pour reprendre sa place. Comme elle n'y réussissait pas en voulant me faire peur il lui fallait trouver d'autres moyens.

Généralement le local ouvrait vers dix heures am et nous fermions vers 18 heures pm. Durant les semaines qui suivirent la dame envoya au sous-sol deux jeunes femmes qui avaient à peine 17 ans et qui arrivaient juste à 17 heures 55 pour être certaine que je me retrouve seul avec elles et ensuite m'accuser d'attouchements sexuels envers ces jeunes filles qui présentaient leur tenue de ventre à l'air avec une jupe où il était préférable qu'elles restent debout.

Je ne sais comment le dire mais je sentais à l'avance quand un piège m'était tendu par n'importe qui. Pour ma sécurité je conservais presque toujours un petit magnétophone miniature sur moi au cas où je me ferais attaquer de nouveau à l'improviste. Alors quand les deux jeunes filles arrivèrent je fis appel à la secrétaire en leur disant que je devais absolument partir car j'avais un rendez-vous très important. Le but était de vérifier si elles resteraient pour manger, en me faisant remplacer par une autre personne. Quand la secrétaire est arrivée les deux filles étaient déjà parties. J'étais fier de moi mais je devais me préparer pour les jours à venir.

Alors je fis des recherches approfondies pour voir comment résoudre ce problème où ma vie était réellement en danger sans trop savoir quel danger pouvaient représenter les représailles de cette dame qui se servait des pauvres pour réaliser son projet de se défaire d'une personne en utilisant des moyens inappropriés et dangereux afin de reprendre sa place.

''L'installation d'un système de caméras de sécurité pour contrer la violence''

En lisant plusieurs documents sur l'accès à la sécurité j'ai appris que dans une situation comme la nôtre il existait un programme de protection où il était possible d'installer un système de plusieurs caméras protection quand la vie des usagers et des responsables d'un service public était mise en danger par les personnes qui fréquentaient ce milieu public.

J'ai proposé mon projet au curé puis en 4 jours de fermeture, j'ai installé ce système de 4 caméras. Une dans la salle où les personnes mangeaient, une autre dans la cuisine et une sur chaque parking. La première soirée après l'installation des caméras les deux jeunes filles sont revenues en petite tenue très provocante et elles sont arrivées vers la fermeture comme la première fois.

Elles m'ont demandé si je voulais bien leur servir un repas malgré leur retard? J'ai répondu qu'elles pouvaient arriver à n'importe quelle heure, elles étaient toujours les bienvenues. Mais avant qu'elles s'assoient je leur ai fait remarquer notre système de caméras qui nous permettait une telle générosité d'accueil en dehors des services réguliers. Je leur ai expliqué que cette sécurité était autant pour elles que pour moi. Elles ont disparu comme un courant d'air frais. Quand elles sont sorties j'ai regardé par la fenêtre et elles s'en allaient chez cette dame ex-responsable que je remplaçais malgré moi et tout simplement pour rendre service.

''L'ex-responsable passe par les médias avec le désir de faire désinstaller notre système de caméras''

Le lendemain tous les médias se sont retrouvés au sous-sol de l'église parce que la dame avait déposé une plainte en plus de payer des pauvres en manque d'argent en leur demandant d'aller au journal, à la radio ainsi qu'à la télévision communautaire pour déposer une plainte en racontant que je brimais la vie privée des pauvres avec notre nouveau système de sécurité par caméras.

Cette dame savait qu'avec ce système de caméras elle ne pouvait plus s'attaquer à moi de l'intérieur. Celles et ceux qui risqueraient de lui venir en aide en passant par le chemin de la violence devraient assumer les conséquences de leur geste devant le service de police.

Après l'installation du système de caméras il y a eu seulement deux actes de violence ; nous avons remis les cassettes vidéo aux policiers et les personnes ont dû assumer les conséquences de leurs actes. Les médias sont venus à l'improviste et tous les articles ont été pour nous au lieu d'être contre nous comme le souhaitait l'ex-responsable.

Elle devenait de plus en plus perdante, alors de plus en plus agressive elle cherchait de nouveaux moyens pour reprendre sa place. Au début quand je disais au curé que ma vie serait en danger si j'acceptais cette responsabilité en remplaçant cette dame, il ne me croyait pas du tout. Mais après les événements qui nous ont obligés à installer les caméras, c'est lui qui me disait être inquiet de l'agir de cette dame ainsi que de celle qui travaillait en pastorale, car cette dernière la suivait pas à pas, et toutes les deux avec le vicaire essayaient de trouver un moyen pour réaliser leur projet qui n'était pas trop évangélique. Quand je sortais au centre ville j'avais toujours sur moi mon petit magnétophone miniature au cas où je me ferais attaquer de nouveau.

Avant l'installation du système de sécurité le neveu de l'ex-responsable était venu au sous-sol de l'église non pour manger mais pour me donner un avertissement : Si je te rencontre dans la rue je te tue. Ensuite il est reparti. Quelques mois après comme il faisait une chaleur écrasante je décidai vers les 23 heures pm d'aller faire une petite promenade autour du presbytère, sans mon magnétophone car je ne pensais pas rester très longtemps. Mais comme je prenais plaisir à marcher je me suis rendu au parc pas tellement loin du presbytère.

À ma grande surprise je vois s'en venir devant moi le neveu de l'ex-responsable et la première idée qui me traverse l'esprit c'est la mort, à cause de cette phrase qu'il m'avait dite : Si je te rencontre dans la rue je te tue. Je lui donne comme pseudonyme Joe.

Joe dit : Tu te souviens de moi?

J'ai répondu : Oui, je me souviens de toi et tu m'as dis que si tu me rencontrais tu me tuais.

Joe : Pourquoi tu as volé la place à ma tante au café des pauvres?

Moi : Je n'ai volé aucune place, c'est la paroisse qui m'a demandé de la remplacer pour trois ans. Si tu crois qu'il est préférable de me tuer, ne te gêne pas je suis prêt. Si tu me tues moi je monte vers le haut, mais toi que va-t-il t'arriver?

Joe dit : Quand ma tante était au café des pauvres elle ne brimait pas la vie des pauvres avec des caméras!!!

J'ai répondu : Est-ce que ta tante t'a déjà donné la vraie raison de l'installation des caméras de sécurité? Je lui ai expliqué les vraies raisons pour lesquelles nous avions installé les caméras. De plus je lui ai expliqué que s'il y avait des caméras il était possible de démontrer comment les personnes étaient bien accueillies. Je lui ai offert de visionner les cassettes vidéo s'il le désirait. Je lui ai rappelé que s'il tenait absolument à me tuer il fallait au moins qu'il ait une bonne raison.

Joe répondit : Je cherche la vérité.

Je lui ai répondu: Ensuite il est reparti avec sa moto. Moi j'ai respiré quelques fois et je me suis dit intérieurement : Seigneur, je suis encore en vie. Il était presque 1 heure am du matin. Je me disais intérieurement : Il ne voulait pas me tuer mais me faire peur seulement. Il cherchait la vérité.
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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 9:49

6 - Sixième partie : "Loisirs éducatifs"

Ces deux femmes voulaient à tout prix mettre des obstacles à tout ce que j'entreprenais pour me détruire psychologiquement et pour que j'abandonne la paroisse comme si elles voulaient diriger celle-ci. Comme je n'étais pas de nature peureuse, il fallait absolument qu'elles imaginent un moyen en dehors de l'ordinaire.

Dans la mesure où surgissaient des obstacles pour que je puisse rencontrer les enfants dans les écoles, comme je le faisais de par le passé, j'ai décidé d'ouvrir des loisirs éducatifs pour les enfants de la rue, où j'étais accompagné d'un groupe de jeunes dont les deux plus jeunes avaient 16 et 17 ans. Nous avions une quinzaine de jeunes qui venaient aux loisirs et une fois par mois on formait un petit groupe à part qui venait avec nous rendre visite à un groupe de personnes âgées en apportant avec nous nos jeux éducatifs.

Le but était d'organiser des loisirs où les enfants et les personnes âgées pourraient se rencontrer et s'amuser ensemble. Les enfants aimaient beaucoup ces rencontres avec les personnes âgées, sans oublier que les enfants faisaient la joie des personnes âgées.

La femme qui travaillait à la pastorale s'est aperçu qu'il y avait de ses enfants qui venaient aux loisirs éducatifs organisés par moi et elle ne l'a pas accepté. Ces deux femmes étaient prêtes à faire n'importe quoi pour que je quitte la paroisse. L'une avait la rage parce que je la remplaçais jusqu'au moment où le conseil d'administration réglerait son impasse.

L'autre qui travaillait en pastorale avait peur que je fasse connaître ses confidences intimes au curé ou à l'Évêché. J'ai appris par une mère de famille que ces deux femmes préparaient un complot en espérant une fois pour toutes me faire disparaître de la paroisse à tout jamais. J'ai aussi appris que cette animatrice de pastorale avait téléphoné à tous les parents en leur disant que l'homme qui s'occupait des loisirs éducatifs était bizarre. J'ai perdu la moitié des enfants pendant un certain temps mais d'autres les ont remplacés petit à petit.

Cette animatrice qui devait passer par notre salle de loisirs pour se rendre dans son local, s'arrangeait toujours pour y venir au moment même où j'accueillais les jeunes, afin d'exercer un contrôle dans le but de connaître le nom des enfants qui fréquentaient les loisirs éducatifs.

Un jour la secrétaire me dit que j'étais demandé au téléphone, alors c'est la plus âgée des filles qui a pris la relève en attendant mon retour. Juste le temps de me rendre au téléphone quelqu'un a fait entrer un homme qui avait consommé de la boisson dans le sous-sol de l'église.

À mon retour je voulais arriver très lentement pour regarder par la fenêtre et voir comment la jeune fille de 17 ans se débrouillait avec les enfants.

Mais à ma grande surprise en regardant par la fenêtre je vois cet homme qui serrait la jeune fille par la taille en la retenant de force. Cette jeune fille éprouvait une gêne tellement forte qu'elle figeait devant une situation où elle était prise par surprise. Quand j'ai constaté qu'elle était dans une situation qui l'incommodait, je suis entré et j'ai demandé à l'homme de lui redonner sa liberté.

J'étais certain que tout irait bien car les enfants étaient présents comme témoins. Mais j'ai reçu un coup de poing en plein front et mes lunettes ont pris une dégringolade, j'ai dû maîtriser l'homme par une prise de cou. Tout en le serrant par le cou je lui ai demandé s'il partirait et il me fit signe que oui d'un mouvement de la tête. Alors je l'ai lâché très lentement et il s'est avancé vers moi et m'a donné un autre coup ; alors j'ai dû recommencer à le maîtriser, mais cette fois-ci je l'ai sorti dehors et nous avons barré les portes. J'ai appris dans les jours qui ont suivi que c'étaient les deux dames qui l'avaient fait entrer.

L'ex-responsable, en passant par d'autres personnes, m'a fait savoir qu'elle m'accuserait d'avoir attaqué un homme dans le sous-sol de l'église. Comme les enfants avaient été témoins de cette situation malheureuse je ne demandais pas mieux que d'être poursuivi car je devais protéger ces enfants, et surtout cette jeune fille de 17 ans que cet homme en état d'ivresse voulait obliger à le suivre malgré elle. Je me disais que cette ex-responsable avait beaucoup de temps à perdre pour agir comme elle le faisait, mais j'avais hâte qu'il y ait une fin...
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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 9:56

7 - Septième partie : "Au café des pauvres"

Au café des pauvres il n'y avait plus de violence depuis presque deux ans et les pauvres étaient très impliqués dans le service des repas.

Mais un Vendredi Saint j'ai eu la surprise de ma vie. Nous accueillions des programmes extra, qui étaient subventionnés par le gouvernement. Cela permettait à des personnes pauvres de travailler dans le but d'une réinsertion sur le marché du travail. La surprise de ma vie c'est que l'une des femmes était venue travailler avec un pantalon jean tout troué, sans aucun sous-vêtement en dessous.

J'étais au presbytère et je reçus un appel de la personne remplaçante qui me fit ce témoignage en me demandant d'intervenir car un homme avait touché les fesses de cette femme.

Quand je suis arrivé sur les lieux cette femme aux fesses à l'air se plaignait en me demandant de rencontrer cet homme qui lui avait touché les fesses.

Premièrement je lui ai demandé d'aller chez elle pour mettre un autre pantalon car programme extra va devenir pour moi problème extra.

Ensuite j'ai rencontré cet homme dans mon bureau qui ne possédait pas de caméra. Après être entré dans mon bureau il s'assit et je lui ai demandé poliment de me raconter ce qui s'était passé, mais je me doutais de quelque chose de pas trop correct.

Il m'a dit : Je lui ai touché les fesses comme toi tu touches les fesses des enfants et tu ne m'empêcheras pas de recommencer car j'aime ça comme toi tu aimes toucher les fesses des enfants.

Quand je l'ai entendu s'exprimer ainsi, alors vous comprendrez que j'ai compris tout de suite que cette femme faisait partie du groupe de cette ex-responsable qui tentait toujours sa chance pour reprendre sa place en tant que responsable.

Malheureusement, je n'avais pas mon magnétophone miniature car c'était une journée où je ne devais pas sortir en ville ni travailler au sous-sol de l'église. Mais là j'étais très mal pris, seul dans mon bureau avec un homme dangereux qui pour moi était un envoyé de l'ex-responsable, j'en étais convaincu.

Je lui ai demandé de sortir mais en se levant il a mis sa main dans ma bouche et avec ses ongles il m'a arraché un morceau de peau dans la bouche. Pour éviter de tomber sur les écrans de surveillance je suis tombé par en arrière et je me suis cassé trois doigts et foulé le poignet. J'ai réussi avec peine et misère à me sortir du bureau et une personne a fait appel aux policiers.

Cet homme a passé en cour, il a avoué et a eu deux ans d'emprisonnement, car déjà il avait été accusé d'un vol dans un restaurant ; ça ne faisait que quelques mois qu'il était en liberté. Pendant trois jours j'ai eu de la difficulté à manger, et il a fallu trois mois dans le plâtre pour mon poignet et mes trois doigts.

Cet accident arriva le vendredi Saint, or à chaque jour de Pâques toutes les personnes n'ayant pas le droit de fréquenter les lieux pour avoir manqué à la réglementation soit par la violence, un vol, ou pour avoir essayé d'entrer de la drogue ou de la boisson dans le sous-sol de l'église, toutes sans exception étaient pardonnées et pouvaient réintégrer les lieux en acceptant de se soumettre à la réglementation pour le bien commun et la sécurité des usagers qui voulaient venir manger en sécurité.

Quelques jours après Pâques je fus attaqué dans la rue par cette même dame qui s'était rendue à son travail les fesses à l'air dans le but de monter un petit scénario pour m'obliger à me retrouver seul devant cet homme qui avait accepté de venir en aide à l'ex-responsable, toujours en étant payé soit avec de l'argent, de la boisson ou de la drogue mais parfois aussi avec de la nourriture en quantité.

Mais cette fois-ci cette femme était accompagnée de son conjoint qui m'attaqua en pleine rue. Il fut surpris de loin par un de mes amis qui passait dans le coin et qui me reconnut. Il appela les policiers sur place, ils firent leur rapport et le conjoint écopa de six mois de prison, et la femme de travaux communautaires dans un centre pour femmes.

Mais en revenant à cette attaque dans mon bureau, une phrase m'était restée greffée dans la mémoire, c'était : Toi tu touches aux fesses des enfants ; car ça me rappelait cette femme qui m'avait dit que les deux femmes préparaient un complot pour me faire disparaître de la paroisse.

J'ai fait une approche avec le curé en lui expliquant que je pensais mettre une caméra dans la salle des loisirs quand je m'occuperais des enfants, car cette phrase laissait planer de gros doutes dans mon esprit. Mais le curé me dit que je m'en faisais pour rien et qu'il n'y avait aucune crainte, que ces femmes n'étaient pas assez méchantes pour monter un tel complot.
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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 10:21

8 - Huitième partie : ''Possibilité d'un complot''

Une soirée pourtant, je reçois un appel téléphonique de la mère de famille qui m'avait déjà averti de la possibilité d'un complot. Elle me dit qu'elle voulait me voir absolument, que c'était très urgent. J'en ai parlé au curé en lui proposant de venir avec moi car je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je dis au curé :

Nous lui proposerons d'enregistrer son témoignage librement si elle accepte ; c'est ce que nous avons fait car elle a accepté joyeusement. À cause de mes deux dernières expériences où j'avais été attaqué à deux reprises, je ne voulais pas me rendre tout seul au rendez-vous, sans trop savoir si ce n'était pas un autre piège de l'une des deux femmes.

Nous nous y sommes rendus et nous avons enregistré le témoignage ; alors le curé et moi-même avons compris à travers son témoignage et celui de son enfant que ma vie était de plus en plus en danger à cause de l'ex-responsable et de l'animatrice de pastorale qui travaillaient avec le groupe très activement à se défaire de ma présence ; pour que cette femme reprenne sa place de force même si elle devait se mettre contre les marguilliers de la paroisse pour y parvenir, tout en se servant de moyens inappropriés qui pourraient devenir un acte criminel.

Je disais au marguillier comme au curé : Si cette femme a agi envers moi avec tout ce qu'elle a fait jusqu'à maintenant, qu'est-ce qu'elle peut bien avoir fait de bien pendant ces vingt ans de service auprès des pauvres? La question nous appartient mais pas la réponse, ne la cherchons pas.

Ma vie était devenue un vrai cauchemar, je devais me surveiller à chaque pas quand je sortais en ville. Si j'avais su me retrouver dans une telle situation je serais resté dans mon petit coin de paradis chez les frères de Montréal. Le témoignage que nous avons enregistré de cette femme nous a mis sur un pied d'alerte :
Nous avons compris que ces deux femmes allaient trop loin dans leurs démarches qui pourraient faire naître des accusations en criminelle à cause des moyens inappropriés de cette ex-responsable pour reprendre sa place.

Cette mère de famille disait que l'animatrice de pastorale prenait son fils à part pour le convaincre de lui faire dire malgré lui que je l'avais violé par en arrière.

Ensuite l'ex-responsable avait essayé de la convaincre elle aussi en faisant des promesses à la mère qu'elle lui donnerait beaucoup de nourriture en échange du service d'enregistrement sur une casette audio du faux témoignage de son fils , que ça lui rendrait un grand service en lui permettant de se débarrasser de moi. Elle nous a dit qu'elle ne voulait pas s'embarquer dans une histoire aussi sale que celle-là.

Le curé et moi, nous sommes repartis pour le presbytère, déconcertés, on n'en revenait tout simplement pas d'apprendre jusqu'où ces deux femmes était prêtes à aller pour atteindre leur objectif en se défaisant d'une personne. Nous avions l'intention de nous rendre au poste de police durant la semaine qui venait, mais le lundi suivant deux policiers se présentent au presbytère pour m'avertir que j'étais accusé par la même femme que nous avions rencontrée le vendredi soir.

Tout pour dire que cette femme a dû changer d'idée avec une nouvelle offre, mais cette fois-ci en argent sûrement. Car nous ne comprenions pas du tout que de sa propre initiative elle nous ait avertis la première fois d'un complot qui se préparait, pour ensuite nous faire venir le vendredi afin de témoigner que ces deux femmes voulaient forcer son fils à faire un faux témoignage, qu'il aurait été abusé sexuellement par moi ; et dès le lundi suivant c'est elle-même qui se rend au poste de police pour faire un faux témoignage avec les mêmes accusations que celles qu'elle nous avait présentées comme étant un complot venant des deux femmes!

Quand les policiers sont venus pour m'apprendre cette nouvelle j'ai figé sur place et après avoir fait la copie de la cassette enregistrée, j'ai remis l'original aux policiers devant témoin en signant une preuve de la remise de cette cassette. D'ailleurs cette femme avait mentionné aux policiers que j'avais truqué une cassette dont j'avais effacé le contenu pour réenregistrer ensuite, ceci afin de construire un faux témoignage à partir du vrai témoignage qu'elle nous avait fait. Cette cassette a été envoyée au laboratoire de l'Institut des policiers de Montréal pour une analyse approfondie, dans le but de savoir si l'enregistrement était créé par un montage ou au naturel.

Au naturel ça veut dire un enregistrement qui commence au début sans interruption de l'enregistrement et sans effacement ni recopiage de la cassette. Cela a pris un an avant d'avoir les résultats de l'analyse. Cette année-là a été une des années les plus longues de ma vie.


''Le prix de la confidentialité''

Très souvent je redisais au curé que ma vie en communauté avait été le paradis que j'avais quitté pour vivre l'enfer qu'était ma vie dans cette paroisse infernale. Cet homme était un homme trop bon et il faisait confiance trop vite aux personnes, malheureusement plusieurs en profitaient, chacune à leur façon. Cette année d'attente a été terrible pour moi.

Le curé regrettait de me voir dans cette situation, lui qui m'avait dit très souvent que j'étais trop prudent et que je ne devais pas m'en faire pour ces deux femmes qui selon lui parlaient beaucoup, mais qui en disaient beaucoup plus qu'elles n'étaient capables d'en faire. Mais moi je croyais le contraire car j'avais en moi les confidences de l'animatrice de pastorale, je savais à qui j'avais à faire. Je redoutais ces deux femmes comme si elles étaient le diable en personne.

Mais malgré tout les confidences intimes de cette femme sont toujours restées des confidences, même si je n'étais pas lié par le secret de la confidentialité. Je crois tout simplement que je voulais rester un bon confident pour toutes les autres personnes que le Seigneur mettrait sur ma route ; pas pour rien que confidence rime avec Providence, alors je voulais être un signe de la Providence à travers l'écoute des confidences intimes de cette femme.

Pour moi une confidence doit toujours rester une confidence même si cette confidence est faite par un ami qui un jour peut devenir notre ennemi. Pour moi l'ami peut devenir ennemi mais la confidence ne doit pas devenir du chantage parce que l'ami est devenu notre ennemi. C'est très important ce que je viens de vous écrire, il faut y réfléchir en profondeur.

Pour revenir à l'ex-responsable, à plusieurs reprises elle me faisait parvenir des desserts très alléchants en demandant à la personne qui me les apportait de me surveiller à savoir si c'était bien moi qui les mangeais et si je les mangeais du début jusqu'à la fin. C'était impossible de le savoir car chaque dessert prenait le bord de la poubelle dès que j'arrivais au presbytère.

Le curé était bien malheureux de cette histoire de complot, alors il me proposa d'écrire cette histoire et de poursuivre en criminelle en acceptant de défrayer les frais de la poursuite judiciaire. Je ne sais pourquoi, mais sans trop réfléchir je lui ai dit que j'étais d'accord avec lui, alors il a passé plusieurs semaines à relater toute cette histoire où on pouvait lire que j'engageais une procédure de poursuite en criminelle contre ces deux femmes pour mettre fin à ces tentatives de harcèlement qui n'avaient pas de fin.

Ce n'était pas facile de comprendre cette femme qui travaillait en pastorale à préparer des enfants au sacrement du pardon et qui s'impliquait à faire de faux témoignages, je n'y comprenais rien du tout. Je me demandais comment elle pouvait s'y prendre pour faire une catéchèse sur le pardon sans avoir de remords de conscience en agissant comme elle agissait, en essayant de convaincre un enfant d'enregistrer un faux témoignage de fausse accusation d'agression sexuelle, jusqu'à poursuivre l'enfant à de multiples reprises dans son école pour le convaincre. Pour moi cette histoire n'était pas loin du diabolique.
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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeLun 11 Avr - 11:54

9 - Neuvième et dernière partie : ''Deux pardons différents''

Cette expérience me ramena à mon premier pardon envers feu mon pauvre père qui m'avait cassé de cuisses, une jambe, un bras, le nez, sans oublier la perte auditive complète de mon oreille droite, l'autre ne conservant que 35 % d'audition.Je me demandais comment il était possible de poursuivre des personnes en justice après avoir toujours pardonné jusqu'à maintenant. Le curé m'avait proposé de défrayer l'aspect financier de cette poursuite judiciaire car il voulait que je sois blanchi à 100% de ces rumeurs qui n'ont eu qu'une seule raison d'être, celle d'avoir accepté de remplacer une femme qui s'était fait nommer à vie présidente d'un conseil d'administration ; elle s'y était servie de personnes fragilisées par les grandes épreuves de la vie en plus d'être fragiles sur le plan psychologique, pour être certaine d'être au-dessus de ces personnes et pour que nul ne prenne sa place.

Mais très malheureusement, le malheur a voulu que ce soit moi qui remplace cette femme en perte d'équilibre avec une soif désordonnée de diriger un groupe, dans un esprit d'autoritarisme qui faisait peur à tout le monde qu'elle approchait.Avant de prendre une décision réfléchie dans la foi, dans le silence et la prière, avec l'accord du curé je suis retourné dans une des communautés de frères pour un repos de deux semaines afin de réfléchir en profondeur. Mais une drôle de surprise m'attendait chez les frères où j'ai été accueilli comme un prince. J'avais une immense chambre avec un bureau plus salle de bain, et une bibliothèque de plusieurs milliers de livres, tout cela à ma disposition gratuitement.

En entrant dans la chambre mon regard prit la direction de la bibliothèque et j'espérais en moi-même trouver un livre grâce auquel je sentirais un peu de réconfort et de discernement concernant cette épreuve que je vivais juste pour cette simple raison d'avoir voulu par générosité venir en aide à un prêtre et à sa paroisse. Le premier livre que j'ai pris dans la bibliothèque de ma chambre avait pour titre :
''Le complot de Rouyn Noranda.''
Vous comprendrez que mon coeur s'est mis à battre comme un tambour, je n'en croyais pas mes yeux ni mes mains, j'avais presque peur d'ouvrir ce livre dont le titre était plus qu'évocateur pour moi, ce livre qui parlait d'un complot à Rouyn Noranda comme moi-même j'étais victime d'un complot dans cette même Ville de Rouyn Noranda. Pendant toute la nuit j'ai lu le livre qui racontait l'histoire d'un homme faussement accusé d'attentat à la pudeur sur des mineurs.Voici une citation ci-dessous qui donne une petite idée du contenu du livre, et un lien pour lire la suite sur son site internet.

En 1981, Antonio Flamand publie “Le Complot”, autobiographie qui traite de son mandat de député, de son passage à la Maison Rouyn-Noranda et du procès d’attentat à la pudeur qu’il a dû subir. C’est d’ailleurs dans ce livre qu’on a puisé une grande partie des informations qui apparaissent ci-haut. Elles ont cependant été vérifiées à d’autres sources.


''Suivre ou poursuivre''

Après avoir lu ce livre que j'ai réouvert des dizaines de fois durant mes deux semaines de repos, j'ai réfléchi en profondeur sur ma propre expérience. Le livre lui-même ne parlait pas du pardon, mais à l'intérieur de moi j'étais poursuivi par mon premier pardon envers feu mon père. Je sentais que si je ne pardonnais pas et que je choisissais le chemin de la poursuite judiciaire, toute ma vie je serais poursuivi par mon refus de ne pas avoir pardonné.

Déjà je venais de fuir cette ville pour me reposer de ce complot et pourtant juste en allongeant le bras dans une bibliothèque ce livre me ramenait à l'histoire d'un autre complot dans la même Ville de Rouyn Noranda que je venais tout juste de quitter pour un peu de répit, pour un moment de grande réflexion sur ma vie en lien avec la Vie de Celui qui m'avait fait découvrir la vraie joie du pardon, en lien avec Sa Vie à Lui.

À mon retour à Rouyn Noranda j'ai rencontré le curé pour lui faire savoir que j'abandonnais les poursuites judiciaires dans le but d'y mettre le même pardon que j'avais accordé à feu mon pauvre père qui m'a fait beaucoup plus souffrir en refusant de se pardonner à lui-même que tout le mal qu'il m'avait imposé durant mes 15 années 1/2 de ma vie d'enfance, où je lui avais tout pardonné avec amour pour le faire renaître au même amour que celui avec lequel je lui avais pardonné.

"Ma dernière rencontre avec le curé"

Je ne le savais pas, mais c'était ma dernière rencontre avec le curé qui devait partir pour trois mois à l'Institut de Cardiologie de Montréal pour recevoir un coeur neuf, mais très malheureusement il est décédé avant de recevoir la greffe.
Comme il ne connaissait personne à Montréal il est allé demeurer chez les frères où j'avais moi-même demeuré pendant 10 ans. C'est dans ce petit coin de paradis qu'il a eu trois mois pour bien se préparer à la grande rencontre avec le Seigneur. Les frères ont mis deux infirmiers à son service jour et nuit, avec un prêtre disponible.
Lors de cette dernière rencontre je lui ai dit : Non mon cher ami Mr le curé, je suis fait beaucoup plus pour ''suivre le Christ en pratiquant Son pardon'' que le Seigneur m'a fait connaître, et non pour poursuivre des personnes qui ne savent pas ce qu'elles font. Je les remets entre les mains de Dieu et prions pour elles. ''À la grâce de Dieu!''

''À la grâce de Dieu''

Sur le coup le curé éclata de rire en me disant qu'il savait depuis le début mon incapacité à poursuivre qui que ce soit, mais qu'il était prêt à aller jusqu'au bout si j'avais accepté de poursuivre en criminelle. J'ai ajouté que mon coeur et ma foi depuis l'expérience de mon pardon envers mon père, me faisaient sentir combien j'étais beaucoup plus appelé à suivre l'exemple du Pardon du Seigneur que de poursuivre des personnes en déséquilibre psychologique.
D'ailleurs si j'avais voulu je n'aurais eu qu'à me servir de la lettre de 11 pages écrite par le prêtre et le laïc impliqués pour poursuivre ces deux personnes en criminelle, mais ce n'était pas en moi de poursuivre des personnes qui avaient choisi de se compromettre sur le chemin d'un acte criminel. Pour moi c'est très clair dans mon esprit : Je ne veux pas vivre dans la rancune envers celles et ceux qui ont choisi de prendre le chemin du mal, que d'autres ont pris sans que l'on sache réellement jusqu'à quel degré ils étaient conscients psychologiquement de leur choix à faire le mal qu'ils ont fait.

Tant que je vivrai je veux aimer comme je veux pardonner, jusqu'au dernier soufle de ma vie, quel que soit le mal qui me sera fait.

FIN

Suite conclusion
--------------------


Biographie | Antonio Flamand (Cliquez sur ce lien)
(Le lien n'existe plus)
En tant que député, on se souvient d'Antonio Flamand pour avoir obtenu ... Entre 1970 et 1977, il dirige la Maison Rouyn-Noranda, un établissement de santé, ... En 1981, il publie “Le Complot”, autobiographie qui traite de son mandat de député, ... Rouyn-Noranda et du procès d'attentat à la pudeur qu'il a dû subir. ...

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MessageSujet: Citations sur le pardon   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeMar 12 Avr - 9:42



Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Barre_10
1

En disant deux fois pardon, tu ne pardonnes pas deux fois, mais tu rends le pardon plus solide.
William Shakespeare

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2
Si vous ne faites pas passer le pardon dans votre vie, l'amour ne passera pas, mais votre vie elle, passera sans amour et sans pardon.
Michel Bernatchez

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3
Ce qui est pardonnable est d'avance pardonné. D'où l'aphorie : on n'a jamais à pardonner que l'impardonnable.
Jacques Derrida

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4
Il nous est ordonné de pardonner à nos ennemis, mais il n'est écrit nulle part que nous devons pardonner à nos amis.
Cosme de Médicis

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5
L'âme supérieure n'est pas celle qui pardonne, c'est celle qui n'a pas besoin de pardon.
François René de Chateaubriand

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6
Que veut dire pardonner sinon donner le pardon par don?
Michel Bernatchez

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7
Celui qui ne peut pardonner aux autres se coupe des ponts qu'il devra traverser, car tout homme éprouve le besoin de se faire pardonner.
Thomas Fuller

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8
Il faut se pardonner beaucoup à soi-même pour s'habituer à pardonner beaucoup à autrui.

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Vous souffrez de l'injustice d'un méchant,
Pardonnez-lui
Afin que vous ne soyez pas deux méchants...
Saint-Augustin

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La vie apprend à savoir pardonner, à tout pardonner.
Paul Toupin

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Quand on aime beaucoup
on pardonne beaucoup,
comme quand on aime peu
on pardonne peu.
Car impossible de pardonner sans amour.
L'amour ne peut exister sans le pardon, comme le pardon ne peut exister sans amour.
Michel Bernatchez

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Dieu pardonne beaucoup, sauf à ceux qui ne savent pas pardonner.
Christine Ockrent

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Possible ou impossible, le pardon nous tourne vers le passé. Il y a aussi de l'à-venir dans le pardon.
Jacques Derrida

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L'homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu'il y a une vérité plus grande que lui.
Jean-Paul II

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Le pardon est beaucoup plus qu'une communion entre Dieu et les hommes, entre les hommes et Dieu, mais le pardon est une communion qui s'exprime par la communication profonde entre les hommes ''où il est possible pour Dieu de nous dire Je Suis là''.
Michel Bernatchez

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On pardonne tant que l'on aime.
François de La Rochefoucauld

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Si nous voulons nous pardonner les uns aux autres, commençons d'abord par nous comprendre les uns les autres.
Emma Goldman

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Le pardon est l'un des moyens les plus simples que Dieu ait choisi pour S'exprimer en passant par le coeur des hommes les plus malléables afin de nous rendre des petites visites agréables.
Michel Bernatchez

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Le coeur d'une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon.
Honoré de Balzac

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Celui à qui on pardonne peu, aime peu.
Saint Luc

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Si vous dites avoir reçu le pardon mais que vous refusez de le partager inconditionnellement avec les autres, sûrement que ce pardon sans vie qui est en vous, n'est pas le vrai pardon, c'est le vôtre et non celui que vous croyez avoir reçu de Dieu, car un pardon reçu de Lui; est un pardon qui se donne en se multipliant de coeur en coeur.
Michel Bernatchez

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Votre véritable ami est celui qui ne vous passe rien et qui vous pardonne tout.
Diane de Beausacq

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23
Un ami, c'est un être qui ne doute jamais de vous, qui ne vous demande rien et qui est prêt à tout vous donner... C'est un coeur large qui oublie et pardonne... Un ami, c'est la perle au fond des mers.
Père Didon

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Quand on enferme le pardon dans nos coeurs pour en devenir les propriétaires, il étouffe ; il meurt, il n'existe plus pour les autres mais seulement pour nous, comme si nous en étions les inventeurs
au lieu d'en être les distributeurs consommateurs.
Michel Bernatchez

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25
Nous n'aurons pas trop de notre vie entière pour remercier le Christ d'avoir remplacé la vengeance par la grâce, le pardon et l'amour.
Marcel Achard

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26
Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets.
Marcelle Auclair

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On reconnaît la vraie valeur d'un pardon quand il se promène d'un endroit à l'autre ; mais quand ce même pardon se stabilise en se figeant dans un coeur humain, il perd le sens du Divin.
Michel Bernatchez

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Pardonner, c'est déchirer la page sur laquelle on inscrivait avec malice ou rage le compte débiteur de son prochain.
Père Caffarel

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Si Dieu cessait de pardonner une seconde, notre terre volerait en éclats.
Julien Green

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Le pardon entre dans un coeur quand la porte est ouverte, mais, même si la porte est fermée, le pardon lui, reste toujours ouvert.
Michel Bernatchez

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Pardonner est une action plus noble et plus rare que celle de se venger.
William Shakespeare

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Le fait qu'on se confesse de plus en plus à la radio et de moins en moins dans les églises semble indiquer que la publicité est plus précieuse que le pardon.
Philippe Bouvard

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Notre vengeance sera le pardon.
Tomas Borge

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Dieu nous offre son Pardon pour S'offrir aux autres de la même façon qu'Il S'est offert à nous.
Michel Bernatchez
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MessageSujet: Re: Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel   Un pardon impardonnable qui ressemble à celui du Père Wiel Icon_minitimeMer 13 Avr - 12:38

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Il n'y a pas de péché sur la Terre pourvu que Dieu pardonne à celui qui se repent sincèrement. L'homme ne peut pas commettre de péché capable d'épuiser l'amour infini de Dieu.
Fiodor Dostoïevski

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Si nous sommes pleins du péché, Dieu ne peut nous remplir, car Dieu lui-même ne peut remplir ce qui est plein. Voilà pourquoi nous avons besoin du pardon : nous nous vidons, et Dieu nous remplit de lui-même.
Mère Teresa

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Si Dieu Se servait de Son Pardon Inconditionnel comme certains hommes s'en servent avec des conditions, plusieurs personnes diraient adieu au pardon, pour ne pas écrire adieu à Dieu, puisque Dieu est Amour comme Dieu est Pardon.
Michel Bernatchez

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Il faut savoir beaucoup pardonner quand on gouverne les hommes.
Henri Lacordaire

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L'on ne peut aller loin dans l'amitié, si l'on n'est pas disposé à se pardonner les uns les autres les petits défauts.
Jean de La Bruyère

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Si nous désirons aimer véritablement nous devons inclure dans notre désir l'amour du pardon, car l'amour n'existe pas s'il exclut le pardon qui ne peut vivre sans l'Amour.
Michel Bernatchez

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Pardonner, gracier est un acte de foi et d'espoir, un pari sur le repentir et donc sur le progrès de l'homme.
Jacques Attali

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Le pardon est la clef du coeur qui nous permet d'accueillir le Christ dans notre coeur.
Michel Bernatchez

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C'est en aimant les autres qu'on leur apprend à aimer. C'est en priant avec les autres, qu'il est possible de leur apprendre à prier. C'est en pardonnant à des personnes qui nous ont offensés, qu'il est possible d'apprendre aux autres à pardonner. Dans cette citation réflexion, je veux expliquer surtout, qu'enseigner l'amour, la prière ou le pardon sans passer par une expérience de notre quotidien, pour moi c'est du temps perdu qu'il aurait été possible de sauver en passant de la théorie à la pratique.
Michel Bernatchez

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Si l'on ne pardonnait jamais, on ne verrait bientôt plus personne.
Alfred Capus

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S'il y a une chose impardonnable c'est de ne pas pardonner.
Romain Gary

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Je pense que le pardon est une très grande aventure qui doit se vivre entre Dieu et l’homme, pour que cette aventure puisse se poursuivre entre tous les hommes. Mais il ne peut y avoir de pardon entre les hommes si cette aventure ne commence pas entre l’homme et Dieu.
Michel Bernatchez

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Être adulte, c'est avoir pardonné à ses parents.
Johann Wolfgang von Goethe

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Sans pardon, la vie est gouvernée par un parcours sans fin de ressentiment et de vengeance.
Roberto Assagioli

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Quand le coeur est trop plein de Dieu, il déborde en don pour s'exprimer en pardon.
Michel Bernatchez

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Le pardon est un luxe, il devrait être un mode de vie.
Gérard Depardieu

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L'Amour c'est la clef pour faire naître le pardon dans un coeur, le pardon c'est la même clef, mais pour faire grandir l'amour dans tous les autres coeurs, car le pardon et l'Amour sont un passe-partout qui entre dans tous les coeurs pour nous ouvrir les portes du Paradis.

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C'est ça l'amour, ce besoin de pardonner.
Berthe Hamelin-Rousseau

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Quand j'écoute une personne, j'entends sa voix, mais quand je rencontre son regard, je rencontre son coeur. Quand je rencontre son coeur, je rencontre le Christ dans sa personne et dans son coeur.
Michel Bernatchez

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Pardonner, c'est la seule bénédiction qui nous soit permise.
Jacqueline Mabit

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La véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes qu'on ne serait pas capables de commettre.
Victor Hugo

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Le pardon c'est comme un long fil de tendresse et d'Amour qui après s'être branché librement de notre coeur au Coeur du Christ, son courant a plein Pouvoir sur le coeur de tous les hommes en donnant de l'Amour qui se nourrit à la source de toute Parole qui sort de la Bouche de Dieu.
Michel Bernatchez

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Pardonnez beaucoup de choses, oubliez-en un peu.
Victor Hugo

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Il vaut mieux quitter cette vie avec ''cent pardons'' dans le coeur que de quitter cette vie ''sans pardon''.
Michel Bernatchez

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S'abstenir de punir n'est pardon que quand il existe le pouvoir de punir.
Gandhi

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Une chose dont vous vous souviendrez toujours, c'est la fois où vous avez pardonné et oublié.
Tristan Bernard

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Quand tu fermes la porte de ton coeur au pardon, tu oublies peut-être que de l'autre côté de cette porte, il y a plein de richesses qui t'attendent en dons. Alors qu'attends-tu pour ouvrir la porte de ton coeur pour puiser dans les trésors de Dieu?
Michel Bernatchez

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Le pardon. Le premier pas est le plus difficile.
Phil Bosmans

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Parfois en méditant sur le pardon, je me demande comment il est possible pour un croyant de refuser de pardonner quand nous savons par l'Évangile que le pardon est la clef qui nous ouvrira la porte du Ciel? L'Évangile c'est le chemin qui nous donne la clef qui Est ''(le Christ)'', ensuite on entre la clef ''(dans la blessure du Coeur du Christ Ressuscité)'' pour activer Son Amour Éternel qui ouvrira les portes du Paradis à ses amis(es).
Michel Bernatchez

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Le pardon est une option du coeur qui va contre l'instinct spontané de rendre le mal pour le mal.
Jean-Paul II

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À bien y réfléchir, l'Enfant Prodigue a reçu deux fois sa part. Une fois en quittant la maison de Son Père et l'autre fois en y revenant. Sa première part était matérielle et sa deuxième part était spirituelle. C'est sa première part matérielle, qui lui était due, qui lui aurait fait perdre sa vie, mais heureusement qu'il y a eu un retour vers Son Père, pour accueillir Son Pardon inconditionnel afin d’y découvrir sa deuxième part d'héritage, dont la clef du Coeur était le pardon du Père.
Michel Bernatchez

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Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; A défaut du pardon, laisse venir l'oubli.
Alfred de Musset

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Le coeur humain c'est la résidence du pardon et de l'amour qui un jour à force d'amour et de pardon feront naître le ciel qui Est la demeure de l'Amour Éternel.
Michel Bernatchez

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On peut être cruel en pardonnant, de même qu'on est parfois miséricordieux en punissant.
Saint Augustin

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Pardonner toujours rime avec pardonner avec amour. Mais, pardonner sans être branché sur l'Amour rime toujours, mais sans amour les rimes dériment sur la tristesse et nous conduisent sur le chemin de la détresse.
Michel Bernatchez

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Le pardon, quel repos !
Victor Hugo

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Le mot pardon commence par ces trois lettres ''p a r'' et la suite du mot se poursuit par ''d o n'' ; en multipliant trois par trois la multiplication donne le chiffre neuf, comme si le pardon ''donné par don'' donnait comme résultat un coeur neuf.
Michel Bernatchez

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72
Le pardon n'est pas au bout du chemin ; il est le chemin.
Françoise Chandernagor

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C'est à coup de pardons que l'on accueille les Dons de Dieu, et que notre vie devient pardon par Don de Dieu.
Michel Bernatchez

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La tombe est un obstacle à tous les regrets, à tous les pardons.
Henry Roth

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Mémoire de Dieu, mémoire des hommes, mémoire où l'Amour de Dieu transforme le coeur des hommes, où Son Pardon Miséricordieux permet au passé de faire grandir le présent pour en faire un devenir d'Éternel Présent.
Michel Bernatchez

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Tant qu'on n'a pas eu à pardonner, on ne peut pas être un homme.
Jérôme Touzalin

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Le Christ par la puissance de Son Amour a fait des sept pardons limités de Pierre un seul Pardon sans limite, où les dons se multiplient quand le pardon se transmet du Coeur du Christ au coeur de chaque homme.
Michel Bernatchez


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