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 À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)

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coeurtendre
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MessageSujet: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Mer 19 Nov - 17:14


Bienheureuse Maria-Gabriella Sagheddu
La petite Soeur de l'Unité
1914-1939

Maria Sagheddu naquit en 1914 à Dorgali, en Sardaigne, dans une famille de bergers. Les témoins de son enfance et de son adolescence nous la présentent avec un caractère obstiné, critique, contestataire, rebelle. Avec cela, dotée d'un sens profond du devoir, de la fidélité, de l'obéissance, une obéissance aux aspects contradictoires : "Elle obéissait en ronchonnant, mais elle était docile". "Elle répondait 'Non !', mais elle se mettait tout de suite à la besogne", assurent-ils en parlant d'elle.

Autour d'elle, tous furent frappés de la voir se transformer vers l'âge de dix-huit ans. Peu à peu, elle s'adoucit, ses accès de colère disparurent, elle devint méditative, austère, patiente et réservée. On la vit plus adonnée à la prière, plus attentive à la charité. Elle demanda son inscription à l'Action Catholique. A partir de ce moment, elle se voulut résolument attentive aux inspirations du Seigneur pour accomplir sa volonté.

A vingt et un ans, elle décida de se consacrer à Dieu et, suivant les conseils de son père spirituel,elle entra au monastère de Grottaferrata, une communauté sans grands moyens financiers ni intellectuels, dirigée alors par Mère Maria Pia Gullini.Sa vie spirituelle fut la mise en oeuvre de quelques données fondamentales :


- La première et la plus évidente, la reconnaissance pour la miséricorde que Dieu lui témoignait en lui demandant de lui appartenir totalement : elle aimait se comparer au fils prodigue et ne savait que répéter "Merci" pour sa vocation monastique, le monastère, les supérieures, les soeurs, pour tout. "Comme il est bon, le Seigneur!", répétait-elle continuellement. Et cette reconnaissance l'accompagnera jusqu'à ses derniers moments, jusqu'à son agonie.

- La seconde donnée sera son désir de répondre avec toute son énergie à la grâce : que s'achève en elle ce que le Seigneur a commencé, que s'accomplisse la volonté de Dieu. Ce n'est qu'ainsi qu'elle a conscience de pouvoir parvenir à la paix véritable.

Durant son noviciat, elle vécut dans la crainte d'être renvoyée, mais après la profession elle en vint à bout et connut un abandon paisible et confiant. A partir de ce moment, elle vécut avec le désir de s'offrir totalement : "Maintenant, c'est à Toi d'agir", disait-elle simplement. Sa courte vie monastique (trois ans et demi) se consomma comme une eucharistie, avec cette simple préoccupation de renoncer totalement à elle-même chaque jour pour suivre le Christ dans son obéissance au Père jusqu'à la mort. La vocation de soeur M. Gabriella était celle toute simple de l'offrande, du don total d'elle-même au Seigneur.

A son sujet, les souvenirs des soeurs sont simples et évocateurs : sa promptitude à se reconnaître coupable, à demander pardon aux autres sans chercher à se justifier ; son humilité simple et sincère ; sa disponibilité : elle s'acquittait volontiers de n'importe quel travail, elle était volontaire pour les travaux les plus pénibles sans rien dire à personne. En faisant profession, elle prit davantage conscience de sa petitesse : "Ma vie ne vaut rien... Je puis l'offrir en toute tranquillité".

Son abbesse, Mère M. Pia Gullini, très sensible au mouvement oecuménique, désirait fortement le voir encore s'amplifier et elle avait su communiquer à la communauté ce qui avait été l'âme de sa vie. Quand mère M. Pia, sur l'invitation du père Couturier, présenta aux soeurs une demande de prière et d'offrande pour la grande cause de l'unité des chrétiens, soeur Maria Gabriella sentit que cet appel la concernait tout particulièrement, qu'il s'agissait d'un appel à offrir sa jeune vie. "Je sens que le Seigneur me le demande, confia-t-elle à son abbesse, je m'y sens appelée même quand je veux ne pas y penser".

Son cheminement fut rapide, sans hésitation. Préoccupée de demeurer toujours dans l'obéissance, consciente de sa propre fragilité, ne connaissant qu'un seul désir : "la volonté de Dieu, sa gloire", Maria Gabriella parvint à cette liberté qui la conduisit jusqu'à la conformité à Jésus, qui "ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu' au bout". En face de la déchirure du corps du Christ, elle perçut la nécessité de s'offrir elle-même, une offrande qu'elle sut mener jusqu'à son terme avec une parfaite constance.

La tuberculose s'empara du corps de la jeune soeur, qui avait joui jusqu'alors d'une parfaite santé, dès le soir même de son offrande : elle devait la conduire à la mort après quinze mois de souffrance. Au soir du 23 avril 1939, Maria Gabriella termina sa longue agonie, dans l'abandon total à la volonté de Dieu. Les cloches sonnaient à toute volée, à la fin des vêpres du dimanche du Bon Pasteur, ce dimanche où l'évangile proclamait : "Il n'y aura qu'un seul bercail et un seul pasteur".

Son offrande, bien avant qu'elle ne fût consommée, avait été connue chez nos frères anglicans, et depuis, elle a trouvé un large écho dans le coeur de croyants appartenant à d'autres confessions. Au cours des années suivantes, les vocations se sont présentées très nombreuses dans son monastère : c'est de cette façon bien concrète qu'elle lui a témoigné sa reconnaissance.

Son corps, retrouvé intact lors de la reconnaissance de 1957, repose actuellement dans une chapelle contiguë au monastère de Vitorchiano, où la communauté de Grottaferrata s'est transférée.
Elle a été béatifiée par Jean Paul II le 25 janvier 1983 dans la basilique de Saint-Paul hors les murs. C'était 44 ans après la mort de Soeur Maria Gabriella, la fête de la conversion de saint Paul, jour où se terminait la semaine de prière pour l'unité des chrétiens.


Publications en français:

- G. Zananiri, Dans le mystère de l'Unité : Maria-Gabriella Sagheddu, Éd. Dominique Gueniot, Langres 1983
- M. T. Kervingant, Le monachisme lieu oecuménique : La bienheureuse Maria-Gabriella, Éd. O.E.I.L., Paris 1983
- B. Martelet, La petite soeur de l'Unité : Bienheureuse Marie Gabriella, Éd.Médiaspaul, Paris 1984
- Monica Della Volpe : "La Bienheureuse Maria Gabriella, aujourd'hui" dans Collectanea Cisterciensia 62 (2000), pp.3-12.


Dernière édition par coeurtendre le Jeu 15 Jan - 15:19, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Mer 19 Nov - 19:03


La servante de Dieu Marie-Dominique Lazzeri
1815-1848
Fête le 4 avril


Capriana est aujourd’hui une des plus petites Communes du Val di Fiemme et sûrement la plus décentrée par rapport au chef-lieu Cavalese. Par conséquent elle est peut-être la moins connue de la multitude des touristes qui visitent et séjournent dans la vallée chaque année. Mais ce ne fut pas toujours ainsi.


Au début du siècle dernier Capriana était plus connu que les autres villages, parce qu’ici vécut et mourut MARIA
Elle fut visitée d’illustres personnages provenant d’Italie, de France, d’Angleterre et même d’Australie. Pour n’en citer que quelques-uns: Beda Weber, Anatole de Segur, Ernesto de Moj, Beda Polding, Streiter, Connely, Cazales, le comte Shrewsbury, l’Archevêque de Sydney, Antonio Rosmini. Savants, gens d’église Catholiques et non, philosophes et gens du commun, tous la quittaient remplis de sérénité d’esprit, de paix, édifiés et rachetés, convaincus de sa sainteté. Et chacun d’eux laissa un témoignage écrit de ce à quoi il avait assisté.

Après des années d’oubli et de silence, le 4 avril 1995 l’Archevêque de Trento, Giovanni Maria Sartori a célébré dans l’église de Capriana l’ouverture du procès de béatification de la servante de Dieu MARIA DOMENICA LAZZERI.

http://www.lameneghina.it
DOMENICA LAZZERI, appelée par les habitants " Beata Meneghina " (bienheureuse Meneghina). Elle naquit le 16 mars 1815, vécut pendant quatorze ans immobile dans son lit de douleur, sans boire ni manger, stigmatisée, et mourut à 33 ans le 4 avril 1848. Tous les vendredis elle saignait copieusement des blessures qu’elle avait sur ses mains, ses pieds, sa poitrine et des quarante trous qu’elle avait dans sa tête. Elle possédait des dons tels que l’ubiquité, la prévoyance, la connaissance de langues jamais étudiées, et elle " entendait ", tout en restant dans son lit, ce qui était dit à de grandes distances (les homélies de la Messe ou bien les blasphèmes et les méchancetés sur Dieu et sur elle-même).


Dernière édition par coeurtendre le Ven 5 Déc - 7:22, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Jeu 20 Nov - 10:59

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MessageSujet: Re: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Ven 21 Nov - 1:20



Sainte Philomène de Mugnano
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MessageSujet: Re: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Ven 21 Nov - 1:25

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MessageSujet: Re: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Ven 21 Nov - 2:08

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MessageSujet: Re: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Ven 21 Nov - 2:17

pio campidelli

Pio de st Louis est né en 1869 en Italie. A 10 ans, assistant à une mission prêchée par les passionistes dans son village, il entend une voix intérieure qui lui dit: "Tu dois devenir passioniste". Il s'en ouvre aussitôt au responsable des religieux, mais il devra attendre ses 14 ans pour réaliser ce qui est désormais pour lui le voeu le plus cher de son âme. En mai 1882, il entre effectivement chez les passionistes. Il fait sa profession religieuse au couvent de ste Marie de Casale où il mène durant sept ans une vie religieuse exemplaire. Mais la maladie l'empêche d'accéder au sacerdoce. Atteint de la tuberculose, il accepte la mort, offrant sa vie "pour l'Eglise, pour le pape, pour la congrégation, pour les pécheurs, et pour sa chère Romagne". Il meurt en 1889, dans une extase d'amour, consolant sa mère par ces paroles: "Courage maman! Nous nous reverrons au paradis!"
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coeurtendre
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MessageSujet: Re: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Ven 21 Nov - 2:30

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Fanny
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MessageSujet: Re: À l'école virtuelle de la sainteté des Enfants (2)   Jeu 11 Juin - 5:12




Saint-Joseph et l'Enfant-Jésus, tendresse paternelle

"Ce sont les petits très humbles qui sont comme le dernier refuge de Jésus, dans ce monde froid, dur, orgueilleux..."
Père Thomas Philippe

Enfanceetsaintete.org

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