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 Les sacrements et la transmission de la foi/40/45

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coeurtendre
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MessageSujet: Les sacrements et la transmission de la foi/40/45   Les sacrements et la transmission de la foi/40/45 Icon_minitimeVen 4 Avr - 0:22

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''Les sacrements et la transmission de la foi''
40. Comme toute famille, l’Église transmet à ses enfants le contenu de sa mémoire. Comment faire pour que rien ne soit perdu et qu’au contraire l’héritage de la foi s’approfondisse toujours davantage ? C’est par la Tradition Apostolique, conservée dans l’Église avec l’aide de l’Esprit Saint, que nous avons un contact vivant avec la mémoire fondatrice. 
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Et ce qui a été transmis par les Apôtres — comme l’affirme le Concile oecuménique Vatican II — « embrasse tout ce qui contribue à une sainte conduite de la vie du Peuple de Dieu et à l’accroissement de la foi, et ainsi l’Église, dans sa doctrine, sa vie et son culte, perpétue et transmet à toutes les générations tout ce qu’elle est elle-même, tout ce qu’elle croit »[35].
La foi a besoin, en effet, d’un milieu dans lequel on puisse témoigner et communiquer, et qui corresponde et soit proportionné à ce qui est communiqué. Pour transmettre un contenu purement doctrinal, une idée, un livre suffirait sans doute, ou bien la répétition d’un message oral. Mais ce qui est communiqué dans l’Église, ce qui se transmet dans sa Tradition vivante, c’est la nouvelle lumière qui naît de la rencontre avec le Dieu vivant, une lumière qui touche la personne au plus profond, au coeur, impliquant son esprit, sa volonté et son affectivité, et l’ouvrant à des relations vivantes de communion avec Dieu et avec les autres. Pour transmettre cette plénitude, il y a un moyen spécial qui met en jeu toute la personne, corps et esprit, intériorité et relations. 
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Ce sont les sacrements, célébrés dans la liturgie de l’Église. Par eux, une mémoire incarnée est communiquée, liée aux lieux et aux temps de la vie, et qui prend en compte tous les sens. Par eux, la personne est engagée, en tant que membre d’un sujet vivant, dans un tissu de relations communautaires. En conséquence, s’il est vrai de dire que les sacrements sont les sacrements de la foi[36], il faut dire aussi que la foi a une structure sacramentelle. Le réveil de la foi passe par le réveil d’un nouveau sens sacramentel de la vie de l’homme et de l’existence chrétienne, qui montre comment le visible et le matériel s’ouvrent sur le mystère de l’éternité.
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41. La foi se transmet, en premier lieu, par le Baptême. Il pourrait sembler que le Baptême soit seulement une manière de symboliser la confession de foi, un acte pédagogique destiné à celui qui a besoin d’images et de gestes, mais dont on pourrait, dans le fond, se passer. Une parole de saint Paul sur le Baptême nous rappelle qu’il n’en est rien. Il affirme que « nous avons été ensevelis avec le Christ par le Baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4). Dans le Baptême nous devenons une nouvelle créature et fils adoptifs de Dieu. L’Apôtre affirme ensuite que le chrétien a été confié à une « forme d’enseignement » (typos didachés), auquel il obéit de tout son coeur (Cf. Rm 6, 17). Dans le Baptême, l’homme reçoit aussi une doctrine à professer et une forme concrète de vie qui exige l’engagement de toute sa personne et l’achemine vers le bien. Il est transféré dans un univers nouveau, confié à un nouveau milieu, à un nouveau mode d’agir commun, dans l’Église. Le Baptême nous rappelle ainsi que la foi n’est pas l’oeuvre d’un individu isolé, elle n’est pas un acte que l’homme pourrait accomplir par ses propres forces; mais elle doit être reçue, en entrant dans la communion de l’Église qui transmet le don de Dieu : on ne se baptise pas soi-même, pas plus qu’on ne naît soi-même à l’existence. Nous avons été baptisés.

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42. Quels sont les éléments du Baptême qui nous introduisent dans cette nouvelle « forme d’enseignement » ? En premier lieu le Nom de la Trinité : Père, Fils et Saint Esprit est invoqué sur le catéchumène. Une synthèse du chemin de la foi est ainsi faite dès le départ. Le Dieu qui a appelé Abraham et qui a voulu être appelé son Dieu ; le Dieu qui a révélé son Nom à Moïse, le Dieu qui en livrant son Fils nous a révélé pleinement le mystère de son Nom, donne au baptisé une nouvelle identité filiale. La signification de l’action — l’immersion dans l’eau — accomplie lors du baptême apparaît alors : l’eau est en même temps symbole de mort, qui nous invite à passer par la conversion du « moi », à un « Moi » plus large; et en même temps symbole de vie, vie à laquelle nous renaissons en suivant le Christ dans son existence nouvelle. De cette façon, par l’immersion dans l’eau, le Baptême évoque la structure incarnée de la foi. L’action du Christ nous touche dans notre réalité personnelle, elle nous transforme radicalement, nous rend fils adoptifs de Dieu, participants de la nature divine; elle modifie ainsi toutes nos relations, notre situation concrète dans le monde et dans le cosmos, les ouvrant à sa propre vie de communion.
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 Ce dynamisme de transformation, propre au Baptême, nous aide à comprendre l’importance du catéchuménat, qui aujourd’hui, même dans les sociétés d’ancienne tradition chrétienne dans lesquelles un nombre croissant d’adultes s’approche du sacrement de Baptême, revêt une importance singulière pour la nouvelle évangélisation. Il est le chemin de préparation au Baptême, à la transformation de l’existence tout entière dans le Christ.
Pour comprendre le lien entre Baptême et foi, nous pouvons nous rappeler un texte du prophète Isaïe qui était associé au Baptême dans l’ancienne littérature chrétienne : « les roches escarpées seront son refuge (…) l’eau ne lui manquera pas » (Is 33, 16)[37]. Le baptisé, délivré des eaux de la mort, pouvait se dresser debout sur la « roche escarpée » parce qu’il avait trouvé un appui sûr. Ainsi, l’eau de la mort est transformée en eau de la vie. Le texte grec la désignait comme eau pistòs, eau « fidèle ». L’eau du Baptême est fidèle parce qu’on peut se fier à elle, parce que son courant introduit dans la dynamique d’amour de Jésus, source assurée sur notre chemin dans la vie.
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43. La structure du Baptême, sa configuration de renaissance, dans laquelle nous recevons un nom nouveau et une vie nouvelle, nous aide à comprendre le sens et l’importance du Baptême des enfants. L’enfant n’est pas capable d’un acte libre d’accueil de la foi, il ne peut pas encore la confesser de lui-même ; pour cette raison, ses parents, son parrain ou sa marraine confessent la foi en son nom. La foi est vécue à l’intérieur de la communauté de l’Église, elle s’inscrit dans un « nous » commun. Ainsi, l’enfant peut être soutenu par d’autres, ses parents, son parrain ou sa marraine, il peut être accueilli dans leur foi, qui est la foi de l’Église, symbolisée par la lumière que le père allume au cierge dans la liturgie baptismale. Cette structure du Baptême met en évidence l’importance de la synergie entre l’Église et la famille dans la transmission de la foi. Les parents sont appelés, selon une parole de saint Augustin, non seulement à engendrer les enfants à la vie, mais aussi à les conduire à Dieu, afin que, par le Baptême, ils soient régénérés comme enfants de Dieu et reçoivent le don de la foi. Ainsi, avec la vie, leur sont données l’orientation fondamentale de leur existence et l’assurance d’un avenir conforme au bien[38], orientation qui sera corroborée ultérieurement dans le sacrement de la Confirmation par le sceau de l’Esprit Saint.
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44. La nature sacramentelle de la foi trouve sa plus grande expression dans l’Eucharistie. Elle est la précieuse nourriture de la foi, rencontre avec le Christ réellement présent dans l’acte suprême de son amour, le don de lui-même qui produit la vie. Dans l’Eucharistie nous avons le croisement de deux axes sur lesquels la foi fait son chemin. D’un côté, l’axe de l’histoire : l’Eucharistie est un acte de mémoire, une actualisation du mystère, dans lequel le passé, comme événement de mort et de résurrection, montre sa capacité d’ouvrir à l’avenir, d’anticiper la plénitude finale. La liturgie nous le rappelle avec son hodie, l’ « aujourd’hui » des mystères du salut. D’un autre côté, il y a l’axe qui conduit du monde visible vers l’invisible. Dans l’Eucharistie nous apprenons à saisir la profondeur du réel. Le pain et le vin se transforment en Corps et Sang du Christ qui se rend présent dans son chemin pascal vers le Père : ce mouvement nous introduit, corps et âme, dans le mouvement de tout le créé vers sa plénitude en Dieu.
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45. Dans la célébration des sacrements, l’Église transmet sa mémoire, en particulier avec la profession de foi. Celle-ci ne consiste pas tant à donner son assentiment à un ensemble de vérités abstraites. Dans la confession de foi, au contraire, toute la vie s’achemine vers la pleine communion avec le Dieu vivant. On peut dire que, dans le Credo, le croyant est invité à entrer dans le mystère qu’il professe et à se laisser transformer par ce qu’il professe. Pour comprendre le sens de cette affirmation, nous pensons surtout au contenu du Credo qui a une structure trinitaire : le Père et le Fils s’unissent dans l’Esprit d’Amour. Ainsi, le croyant affirme que le centre de l’être, le secret le plus profond de toute chose, c’est la communion divine. Par ailleurs, le Credo contient aussi une confession christologique : les mystères de la vie de Jésus sont de nouveau parcourus jusqu’à sa Mort, sa Résurrection et son Ascension au ciel, dans l’attente de sa venue finale dans la gloire. On affirme donc que ce Dieu communion, échange d’amour entre Père et Fils dans l’Esprit, est capable d’embrasser l’histoire de l’homme, de l’introduire dans son dynamisme de communion, qui a son origine et sa fin ultime dans le Père. Celui qui confesse la foi se trouve engagé dans la vérité qu’il confesse. Il ne peut pas prononcer en vérité les paroles du Credo sans être par cela-même transformé, sans être introduit dans une histoire d’amour qui le saisit, qui dilate son être en le rendant membre d’une grande communion, du sujet ultime qui prononce le Credo et qui est l’Église. Toutes les vérités à croire disent le mystère de la vie nouvelle de la foi comme chemin de communion avec le Dieu Vivant.
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