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 Michel blogue /la fessée et le dialogue,/ où est la différence?/

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doucecolombe

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MessageSujet: Michel blogue /la fessée et le dialogue,/ où est la différence?/   Mar 19 Juil - 23:04

Michel blogue la fessée et le dialogue,
où est la différence?



Dernièrement j'ai reçu un lien expliquant la position de  la France sur la fessée qui dorénavant sera interdite par la loi française. Le lien est déjà présent sur ma page Facebook car je m'intéresse beaucoup à tous les sujets de réflexion en lien avec la vie, avec tout ce qui regarde le respect et l'amour que chaque enfant mérite. Après avoir lu le texte sur la loi française je me suis mis à réfléchir en profondeur sur deux mots, (''fessée'' et ''dialogue''). 

Sans qu'il y ait connotation sexuelle quand nous écrivons le mot fessée, nous n'avons pas le choix de penser ou non au mot fesse car autrefois la fessée consistait à donner quelques tapes sur les fesses d'un enfant, beaucoup plus par habitude que pour des raisons sérieuses ; mais enfin c'était comme ça dans le temps passé, parce que l'on ne connaissait pas les vraies conséquences de la fessée sur l'état de santé physique et mentale de plusieurs enfants qui la subissaient assez, et même trop régulièrement. 


''Je pourrais écrire aussi que dans de nombreuses familles on vivait dans un monde trop silencieux, où la plupart des enfants et des femmes qui subissaient la fessée n'avaient aucun droit de parole.'' 

Aujourd'hui la Loi française voudrait apprivoiser les parents, du moins ceux qui sont apprivoisables, pour leur permettre de passer de l'option fessée à l'option dialogue avec leurs enfants afin de sécuriser le milieu familial.

La raison en est très simple, les générations précédentes ne connaissaient pas la richesse du dialogue qui nous permet aujourd'hui de régler des problèmes qu'il aurait été impossible de régler avec la fessée d'autrefois et encore moins avec celle d'aujourd'hui. La fessée permettait à plusieurs parents d'acheter le silence de leurs enfants en leur faisant peur, alors qu'aujourd’hui la nouvelle loi permet aux enfants de briser tous ces mauvais silences imposés par les parents qui font toujours option de la fessée de préférence au dialogue avec leurs enfants, même encore en 2016.





De nos jours il en va différemment pour quelques-uns(es), surtout pour ceux et celles qui ont encore cette capacité constructive d'une réflexion sincère en passant par le chemin du vrai (dialogue non violent), qui selon moi est plus important et moins douloureux que (la fessée). Je pense qu'il va falloir changer un peu notre approche et ne plus nous contenter d'écrire ou de dire que les enfants ont besoin d'aide alors que les parents comme les enfants ont tous besoin d'aide.





Soyons réalistes et réfléchissons juste un petit peu seulement. Quand une femme et un homme désirent avoir un enfant, que font-ils? Ils doivent s'aimer, n'est-ce pas! Alors pendant vingt ans il comme elle devront aimer leur enfant du même amour avec lequel ils se sont aimés pour lui  donner la vie tout en évitant toute forme de violence qui commence par la fessée. Logiquement parlant, tous les enfants battus sont des enfants fessés.

 J'en suis conscient un peu malgré moi car j'ai été très souvent un grand témoin sur le terrain de la violence ; je peux confirmer après avoir (vu) et (vécu) dans des milieux où j'ai entendu des parents en colère utiliser la fessée d'une façon excessive et abusive, y compris plusieurs expressions vulgaires qui restent greffées dans le coeur de tous ces enfants doublement blessés physiquement et psychologiquement.



Je crois qu'il y a un lien très proche entre les quatre mots fessée, fesse, vitesse, dialogue ou semblant de dialogue. En brisant les mauvais silences sur le sujet de la fessée, nous allons ouvrir ou ré-ouvrir la porte d'un dialogue riche de confiance entre les enfants et leurs parents, du moins pour ceux qui feront un effort pour passer de la fessée au dialogue.
+++++

Il faut choisir entre 1 ou 2,
mais pas les deux...
1/''Quand tu fesses ton enfant...''
2/''Quand tu prends le temps d'établir 
un vrai dialogue...''
+++++

1/Quand tu fesses ton enfant, < (ou) > si tu le frappes, si tu le bats, alors tu fuis le dialogue avec ton enfant en laissant sur sa personne les traces de ta violence sans que toi-même en connaisses la gravité et les conséquences pour son avenir. 
+++++




2/Quand tu prends le temps d'établir un vrai dialogue avec un enfant, rien n'est perdu : l'enfant comme les parents en deviennent toujours plus riches, surtout quand le dialogue est accompagné d'une écoute attentive. Par contre, quand tu fesses ton enfant, que reste-t-il comme bon souvenir du (sans-dialogue avec lui)?
+++++


''La réponse est simple, il ne reste rien excepté les traces des blessures visibles et invisibles infligées par les multiples fessées. Vous avez seulement appris à votre enfant que pour éviter de régler un problème entre lui et vous, il suffit de le fesser (de le frapper) pour vous en débarrasser, ni plus ni moins.''





Le mot fessée est un mot tellement frappant que ceux qui l'utilisent envers leur enfant finissent par perdre le vrai sens du mot fessée. Même si on n'aime pas sa vraie définition, car le vrai sens du mot fessée est beaucoup plus en lien avec la personne qui fesse (qui frappe) qu'avec la vraie définition du mot lui-même. 




''Un petit souvenir que j'ai conservé d'une expérience passée, et qui m'a beaucoup fait réfléchir''

Je me souviens quand j'étais enfant, un autre enfant de l'école que je fréquentais rapportait qu'il avait été frappé par un élève ; l'élève qui l'avait frappé réagissait spontanément tout en demeurant sur la défensive, il disait : Je ne l'ai pas frappé, je l'ai juste fessé un peu. Tout pour écrire que j'avais l'impression que même un enfant qui frappe essaie de se déculpabiliser comme s'il voulait inconsciemment, (peut-être par peur), dissocier le mot fesser du mot frapper, et l'amoindrir en ajoutant 
(je l'ai juste fessé un peu)!

Pour qu'un enfant utilise cette forme d'approche à l'âge de 9 ans et plus, selon moi il lui a fallu voir un modèle dans son milieu familial pour lui apprendre cette formulation. Comme si certaines personnes voulaient dire que la fessée ça fait moins mal que frapper. Et si on mettait les mots amour, dialogue, écoute, entre le mot fessée et frapper, ça serait sûrement plus humain, plus chaleureux, et il y aurait moins d'enfants malheureux.

Saint Nectaire d'Egine, alors «  jeune maître d'école, sous une apparence pleine de douceur, cachait un tempérament fougueux.

Un jour, le jeune garçon qui veillait sur la cuisine du maître, par distraction, laissa brûler le repas. Emporté par la colère, Anastase gifla fortement l'enfant. Troublé par cette violence qui était sortie de lui, il demanda à Dieu de le priver du sens du goût. À partir de ce jour, il ne distingua jamais plus le goût des aliments. »





 Personnellement si je réfléchis d'après ce que j'ai vu et entendu dans mon parcours auprès des familles en difficulté, je crois que l'évolutivité et l'adaptabilité de notre société concernant le mot fessée va être plus difficile pour les adultes que pour les enfants entre eux, surtout pour les parents  qui ont toujours pris le raccourci pour faire option de la fessée de préférence au dialogue

Selon moi la fessée coupe le dialogue, mais dialoguer nous permet au contraire, d'éviter la fessée, en plus de créer un meilleur climat de communication avec tous les enfants en général, que ce soit entre parent et enfant ou entre enfant et éducateur. 




Je le réécris dans une autre formulation, plus complète : Fesser notre enfant détruit le dialogue avec lui et lui crée de multiples problèmes, alors que faire option du dialogue nous permet d'éviter la fessée en plus de créer un meilleur climat entre nous et  tous les enfants en général. 

Ps:Important : Je ne crois pas qu'il nous soit possible dans un débat pour ou contre la fessée, de nous servir juste de notre propre expérience personnelle pour en faire une analyse sérieuse, car l'analyse d'un sujet aussi compliqué et complexe nous demande d'aller au-delà de la définition du mot fessée.



Ce n'est pas le mot fesser ou frapper qui serait dangereux et qui aurait besoin d'une analyse, mais ce sont les personnes qui en font usage. Exemple : Quand un enfant se plaint à son médecin d'avoir été  fessé par un de ses parents, normalement le médecin va mettre l'accent beaucoup plus sur l'aspect visuel de la fessée afin de savoir quelle décision prendre d'après les marques que la fessée a laissées sur le corps de l'enfant. Plus ces marques auront laissé des traces graves et visibles sur le corps de l'enfant agressé, plus il sera facile pour le médecin de connaître l'orientation décisive à prendre d'après ces marques visuelles qui lui permettent de comprendre l'intensité de la fessée.  

''Essayons de penser quelques instants, pour ceux et celles qui  ont encore cette capacité, pour ne pas écrire le courage, de réfléchir en profondeur sur un sujet aussi sensible. Pensons à ces quatre mots : fesse, fessée, vitesse, dialogue.'' 

Si je fesse mon enfant, ça va vite, alors plus je fesse sur la haute vitesse plus je finis par me faire croire que je viens de résoudre un problème en peu de temps, mais à quel prix? En outre, il n'existe pas d'antivirus dans les mains de celui ou celle qui frappe pour déterminer le trop ou le pas assez de la fessée d'après la force ou la sensibilité de l'enfant qui la recevra.




Sans que les parents ou les éducateurs s'en rendent compte, non seulement la fessée ne résout aucun problème mais encore elle crée des problèmes entre moi et mon enfant parce que je lui refuse le dialogue et l'amour que je lui dois, car ce sont le dialogue et l'amour qui forment le coeur et l'intelligence de chaque enfant. Le dialogue forme le coeur et l'intelligence de l'enfant alors que la fessée les déforme et les détruit pour toujours et à jamais, à moins d'un miracle dans le parcours de certains enfants, comme ce fut le cas pour moi. 

Si je dialogue au lieu d'utiliser la fessée, ça va moins vite, ça dure plus longtemps, c'est plus dérangeant (oui, c'est vrai, je vous donne à 100% raison), mais la différence c'est que le dialogue, s'il fait moins de bruit que la fessée, > > > il porte beaucoup plus de fruit entre l'enfant et ses parents ou entre une personne adulte et un intervenant. 

Nous avons tendance à penser que la fessée est un sujet uniquement familial, mais il arrive beaucoup plus souvent qu'on le pense, que certains(es) intervenants(es) se servent de la fessée auprès des enfants. 




Selon mes multiples expériences sur le terrain de la violence, "le mot fessée n'a jamais changé de sens même si on compare autrefois avec aujourd'hui. Ce sont les parents qui optent pour la fessée qui en changent le sens, selon le degré d'utilisation qu'ils en font sur leur enfant, pour des raisons  qui leur sont personnelles." 

 "Le sens du mot fessée n'a jamais changé ; il faut arrêter de se guider sur < (''le sens)'' >''(la définition du mot fessée)'' qui est et qui restera toujours  le même, car le vrai problème n'est pas dans le sens du mot mais chez ceux qui s'en servent. Il s'agit beaucoup plus de chaque personne qui se sert de ce mot en passant à l'action d'une façon excessive sans trop savoir comment ça va commencer mais surtout comment ça va se terminer avec l'enfant qui subit la fessée. 


Mais soyons réalistes, la fessée existe aussi dans les Centres Hospitaliers comme dans les Centres d'Hébergement où les personnes âgées ''en font l'expérience d'une façon plus discrète" (ne l'oublions pas, nous sommes en 2016 et non en 1950).

En général trop nombreuses sont les personnes qui écrivent ou parlent de la fessée sans réellement savoir de quoi elles parlent, sans trop réfléchir sérieusement aux multiples dommages et aux lourdes conséquences que cela peut avoir à la longue sur l'évolutivité de chaque enfant ou même sur les personnes âgées souvent malades ou handicapées



Je crois qu'il faut faire la différence entre une expérience personnelle et limitée sur un sujet aussi sensible que la fessée, et une étude scientifique très approfondie faite par des spécialistes de la santé qui y consacrent tout leur temps. Cette forme de recherche a pour objectif premier de connaître les vraies conséquences de la fessée dans le but de mieux protéger tous les enfants de tous les pays du monde.



Très malheureusement de nombreux enfants arriveront à l'âge adulte sans jamais avoir eu la possibilité de guérir de leurs blessures dues aux multiples fessées qu'ils ont reçues durant leur vie d' enfance. Ce serait faire comme l'autruche qui se met la tête dans le sable que de dire : Nous ne savions pas que les enfants qui reçoivent la fessée auront plus de chance de la reproduire sur leurs propres enfants dans la prochaine génération. 



Pour que nos enfants ne reproduisent pas la fessée dans la  génération à venir, il faut, dans un esprit préventif en tant qu'adulte responsable, ne plus la produire ni la reproduire sur nos enfants aujourd'hui. Refuser de se mettre en mode dialogue en faisant trop facilement l'option de la  fessée, c'est comme brûler un feu rouge quand nous risquons de passer à la lumière orange, où notre risque cause un accident irréparable. 
 



Maintenant que nous vivons dans un siècle qui nous a enrichis quant aux répercussions que peut avoir la fessée sur des milliers d'enfants, selon plusieurs études  faites par de nombreux spécialistes dans tous les pays du monde, nous devons tous nous poser la question de savoir ce qu'il en sera de la future génération à venir, à partir de nos propres enfants d'aujourd'hui. 

Répondre à cette question nous renvoie presque malgré nous à une deuxième question. Cette seconde question demande une certaine dose de courage envers soi-même en tant que parents ou éducateurs, avant de répondre à cette double question. Soyons courageux en répondant à cette double question, pour le bien de tous les futurs enfants dans tous les pays du monde qui ont tant besoin d'être aimés dans un esprit d'écoute et de dialogue. 

La question est simple, avons-nous éduqué nos enfants en les fessant ou en les aimant? Certains, pour ne pas écrire plusieurs, voudront essayer de se défendre en écrivant ou en disant : J'ai fait comme mes parents me l'ont fait à moi, car un de vos parents vous a sûrement dit un jour : C'est comme ça que ça marchait dans notre temps, alors j'ai fait de mon mieux en pensant que c'était comme ça qu'il fallait faire, alors oui, j'ai fessé.

Jusqu'à maintenant je n'ai jamais eu l'occasion de lire une réponse comme celle-ci : Moi je n'ai jamais eu de fessée quand j'étais enfant, mais je fesse mon enfant parce que je manque de patience et que je ne sais pas toujours comment m'y prendre quand il refuse de m'écouter. 

Si on regarde les réponses sur la plupart des Groupes Sociaux, c'est comme si chacun voulait expliquer illogiquement, sans même s'en rendre compte : Si tu me fesses je te fesse, si tu me frappes je te frappe, si tu me blesses je te blesse, si tu me rends malade je te rends malade, si tu veux me tuer je te tuerai le premier. 



On peut comprendre sans faire trop d'effort, pourquoi  certains organismes  demandent une loi qui interdise la fessée, pour permettre aux parents de découvrir le merveilleux et riche dialogue qui existe aujourd'hui mais qui n'existait pas dans leur vie d'enfance à eux. Avec l'histoire et l'évolutivité de la fessée, on pourrait en faire la comparaison avec  l'évolution des Services de Pompiers d'autrefois et ceux d'aujourd'hui.

Il ne serait pas correct et encore moins acceptable et raisonnable de reprocher aux pompiers des années 50 de ne pas avoir sauvé des vies de la même façon qu'il est possible de le faire pour les pompiers d'aujourd'hui. Si l'on compare les outils de travail des pompiers des années 50 avec ceux des années 2016, la différence n'est pas comparable parce que les outils de travail ont triplement changé. Il en est ainsi dans toutes les professions, ce qui veut dire que notre société s'est enrichie dans tous les domaines, et la famille n'y échappe pas.




Dans les années 50  on ne pouvait pas prouver que la fessée représentait un danger extrême pour la santé physique et mentale de l'enfant, mais aujourd'hui la science et la psychologie ont fait des pas de géant qui prouvent les dangers que représente la fessée dans le milieu familial mais aussi dans le milieu institutionnel, quel que soit le nom de la profession qui nous met en contact avec des enfants et des personnes adultes vulnérables qui très souvent sont fragilisées par la vie et que nous avons à charge.        

Ce qui est intéressant dans le véritable objectif de cette Loi contre la fessée, c'est qu'il ne consiste pas à punir les parents mais à leur donner les moyens (des outils de travail) pour les aider à comprendre que la fessée est comme un chemin destructif autant pour le parent qui utilise la fessée que pour l'enfant qui la subit.  




Le texte de loi français sera lu lors des mariages : Dans l'article 371-1,en matière d'autorité parentale, il a été ajouté : "à l'exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles."

Certains disent ou écrivent que (la fessée c'est bien), d'autres écrivent ou disent que (la fessée c'est mal). Les enfants par contre, sans oublier plusieurs personnes pauvres, vulnérables et fragiles comme les personnes âgées, les personnes avec de lourds handicaps, qui sont tombées au mauvais endroit au mauvais moment et qui ont subi la fessée, toutes ces personnes disent quant à elles, que la fessée (c'est bien mal, et plus encore la fessée ça fait très mal). 

Ceux qui ont la capacité de  la dénoncer disent aussi que la fessée c'est humiliant comme c'est blessant physiquement, en plus de laisser des traces sur le corps, sans oublier les séquelles psychologiques qui resteront gravées à tout jamais dans la mémoire de ceux qui l'ont subie. Alors moi je vous le dis comme je vous l'écris, la fessée, quelles que soient la ou les raisons pour lesquelles plusieurs personnes l'utilisent encore aujourd'hui, selon mon expérience de terrain je crois que la fessée est un raccourci pour éviter le vrai dialogue avec la personne que nous avons sous notre responsabilité. 

D'un auteur anonyme :  "Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper un enfant ?"


''La fessée répétitive provoque des pertes de mémoire chez de nombreux enfants, j'en suis témoin''

La fessée répétitive entraîne des pertes de mémoire  intenses chez plusieurs enfants battus, c'est beaucoup plus fréquent que l'on ne pense. Si je m'exprime à partir de ma situation personnelle, je ne me souviens d'aucun événement positif de mon vécu familial, mais je me souviens de chaque fois où j'ai été battu comme il m'est possible de revoir toutes les images des moments les plus violents de ma vie d'enfance.

 Soyons réalistes une fois pour toutes, les mots fessé, frappé, battu, sont trois mots qui expriment la violence à des degrés différents, tout dépendant de l'agressivité qui habite chaque agresseur. Il n'y a pas un seul agresseur qui frappe de la même façon, sans oublier les raisons différentes qui le motivent à frapper un enfant.


 Concernant la perte de mémoire des bons moments passés en famille, cela dépend de l'âge de  la première fessée, surtout celle qui a commencé à dégénérer, à partir de 2 ans jusqu'à l'âge de 15 ans et plus si je me guide sur mon expérience personnelle. 


De la naissance à l'âge de 2 ans et plus, l'enfant a une mémoire visuelle du sourire et du toucher de sa maman. Je pourrais souligner aussi, la mémoire haptique qui stocke les informations sensorielles, spécifiquement le toucher, qu'il soit doux ou violent. 

Si le toucher est doux, le bébé mémorise la douceur et il se sent en sécurité avec sa mère comme avec son père. Plus encore, il va pleurer en guise de réclamation de cette même douceur si elle ou il s'absente pendant trop longtemps. 


Par contre si le toucher est violent en plus d'être répétitif, très malheureusement la mémoire de l'enfant se fige, (il est paralysé par la  peur) d'être violenté de nouveau. Alors au contraire de la douceur, l'enfant au lieu de cesser de pleurer dès qu'il va voir sa mère ou son père, il va commencer à pleurer dès qu'il va apercevoir le visage de sa mère ou de son père agresseur qui a laissé des traces douloureuses de la violence sur son petit corps d'enfant.

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