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 Michel blogue 7 mots avec une étudiante qui veut devenir infirmière/

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doucecolombe

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MessageSujet: Re: Michel blogue 7 mots avec une étudiante qui veut devenir infirmière/   Lun 15 Oct - 18:44



Michel blogue avec une internaute de Facebook/Sujet/La sagesse/la compassion/l'engagement/ au coeur / de la professiondu personnel soignant.

Une étudiante m'a écrit : Je te remercie d'être. Tu dégage de la sagesse, du sérieux et de la compassion. Je suis prête à te porter main-fortes, si tu en as besoin. Je termine mon BACC et j'aurai besoin de m'engager, pour ma profession que j'adore fondamentalement ... je me questionne régulièrement, par contre. Encore 20 ans à travailler ... c'est long quand notre coeur n'a plus d'aile pour soigner.

Michel partage : Bonjour Isabelle, ainsi que tous les autres. Moi et mon épouse, nous sommes heureux tous les deux de voir cette page 
(Facebook Infirmières en Mouvement)  qui permet à des femmes d'exprimer la joie d'aimer leur profession, malgré tout ce qui se passe dans notre système de santé qui semble avoir  attrapé le cancer de la bureaucratie, à commencer par ceux qui occupent des responsabilités pour gérer notre système de santé sur le plan administratif. Ce sont eux, la tête, et si la tête de notre système de santé publique est cancérigène, il est normal qu'il faille la soigner tout les membres du personnel soignant. 

Très dommage mais notre système de santé en est rendu là ; mais nous ne sommes pas obligés d'en rester là. Nous avons une technologie supérieure à celle d'il y a quelques années, qui nous permet de briser les mauvais silences d'autrefois. Personnellement je sais de quoi je parle car j'ai vécu 15 années 1/2 dans de mauvais silences, pour la simple raison que nous n'avions pas la possibilité de dénoncer.

Ces 15 ans 1/2 de mauvais silences obligatoires m'ont valu plusieurs blessures corporelles ; par exemple, à l'âge de deux ans,une jambe et deux cuisses de cassées, et quelques années après, un bras de cassé, parce que j'étais gaucher, et plus tard le nez de cassé ; et la perte auditive à 100% de mon oreille gauche, la droite ne conservant qu'un petit 30% instable. Tout cela pour la simple raison que feu mon pauvre père était un homme pervers narcissique, en plus d'être alcoolique, à un tel point qu'il est mort en sortant d'un bar voulant se rendre dans un autre 
 bar.

Tout ceci pour vous écrire que j'ai réussi à partir de mon milieu familial à 15 ans 1/2, sans trop savoir que je deviendrais un homme défenseur qui ferait tout ce qu'il peut pour dénoncer toute forme de violence, même si je dois y laisser ma vie par épuisement. Si j'ose écrire tout ceci, c'est pour réécrire que oui, c'est bien vrai qu'autrefois nous n'avions pas les technologies modernes comme celles d'aujourd'hui, pour briser les mauvais silences.

Aujourd'hui en 2018, si ces mêmes silences nous sont imposés, que ce soit dans notre vie de couple ou dans notre milieu familial, dans notre milieu scolaire ou dans nos institutions de santé publique, nous avons la possibilité de les briser parce qu'ils nous empêchent d'utiliser notre liberté de mouvement pour dénoncer les injustices imposées par des personnes qui ont perdu le vrai sens profond de leur profession, pour de multiples raisons qui leur appartiennent.

Mais attention car aujourd'hui nous sommes en 2018, ne l'oublions pas, nous ne sommes pas obligés de devenir comme elles. Certains doivent se demander : Ces personnes, qui sont-elles? Ce sont ceux qui sont devenus médecins, infirmiers(ères), préposés(es) auprès des personnes malades en mettant à la porte de leur profession le code de déontologie médicale, et en le remplaçant par le petit code de leur idéologie, celle de leur petit moi. 

Moi je me dis que nous devons nous regrouper pour briser les mauvais silences de ceux que j'appelle "eux", ceux qui font le choix de s'occuper du dossier du patient en oubliant d'écouter et de regarder cette personne devant eux. Notre mission à nous c'est de dénoncer ce qui est en train de  détruire notre système de santé.

Oui, nous devons agir au nom de tous ces patients qui n'osent plus déposer une plainte parce que le bureau des plaintes est en fait devenu depuis plusieurs années, le bureau pour étouffer les plaintes déposées par un trop grand nombre de patients, en protégeant le personnel. Et même parmi le personnel, certains membres de ce personnel soignant ont peur de déposer une plainte quand certaines personnes en autorité sont surprises à poser des gestes qui vont à l'encontre du code de déontologie. Un jour j'ai dit à une  infirmière en chef : Tu es chanceuse d'être infirmière en chef... Elle m'a demandé : Pourquoi?

Je lui ai répondu : Vous faites tellement bien votre travail que quand un patient se plaint à vous, vous pouvez le défendre facilement quand il se retrouve dans une situation où il doit déposer une plainte. J'ai poursuivi le dialogue en lui disant : Si ça m'arrivait, je serais le premier à courir après vous tellement vous m'inspirez confiance.

Pour que l'infirmière en chef  me comprenne à 100%, je lui ai expliqué que je travaillais en relation d'aide depuis proche 40 ans ; il est donc tout à fait normal que je sois un patient observateur car chaque vie pour moi est une école de vie. J'ai fini en lui disant : Voilà pourquoi vous êtes l'infirmière que je choisis comme la meilleure, vous avez la compassion en plein visage.

L'infirmière en chef me dit : Vous êtes trop gentil à mon égard, en me lançant autant de fleurs ; mais elle poursuivit en attrapant le fou-rire et en me disant : Vous savez, ça fait beaucoup de bien quand un patient comme vous exprime ce qu'il ressent envers les membres du personnel. Je sais que vous avez été très gentil envers d'autres membres du personnel qui s'occupent de vous.

Ensuite elle me dit ceci,mais avant je dois écrire qu'elle m'a surpris car moi aussi j'étais content de l'entendre m'en dire autant.         

Oui, je le réécris au nom de tous (les médecins), (infirmiers), (infirmières), (préposés(es)), (((nous devons agir ensemble))), surtout si nous voulons faire renaître le code de déontologie médicale à l'intérieur de notre système de santé ; ce code de déontologie est en train de mourir à l'intérieur du bureau des plaintes qui étouffe les plaintes des patients.

Notre système de santé est en train de perdre son (CDM), (((Son code de déontologie médicale))), là où certains utilisent depuis trop d'années le code de leur idéologie personnelle : Chacun se comporte comme il veut en faisant ce qu'il veut, en disant ce qu'il veut aux personnes dont il a la charge dans nos (((Centres Hospitaliers 
Universitaires))). Avec ce que nous entendons dans les Médias en général, on devrait plutôt  les appeler (Centres hospitaliers (universi) (terre), tellement on surcharge le personnel soignant, au point que les patients(es) ont moins de chance de guérir vite, et que plusieurs membres du personnel soignant eux-mêmes risquent de prendre la relève dans le même lit que le patient qu'ils ont soigné avec peine et misère, en courant au point de se mettre à (terre). 


Moi, avec tout ce que j'ai vu dans les Centres Hospitaliers (Universitaires), je préfère avoir eu cette chance d'aller à (l'université de la vie), où j'ai eu cette triple chance d'aller à plusieurs écoles de la vie tout en étant à l'écoute de chaque vie.

Ps: Définition de "mettre à terre" : Expression utilisée depuis le début du XXe siècle, elle reprend une idée physique au sens figuré. Lorsque l'on est plus bas que terre, littéralement, on est en-dessous de tout. Par extension, il s'agit donc de rabaisser une personne, de lui exprimer son mépris, de sorte qu'elle ne puisse plus moralement se relever.

Dire que moi, le pauvre que je suis, je suis allé à la petite (université de la rue) tout en étant à l'écoute de chaque personne rencontrée sur mon chemin de vie... Selon ma propre expérience, qui a commencé durant mon enfance, je crois dur comme fer que quand une personne reçoit l'appel à faire choix d'une profession comme médecin, infirmier(ère) ou préposé(e) auprès des personnes malades, (((il ou elle a déjà dans son coeur humain le code de la déontologie de l'amour))), déjà prêt à accueillir celui de la déontologie médicale.

Chère Isabelle, si j'ai écrit cette réflexion, c'est pour répondre  à votre citation où mon regard passionné s'est laisser attirer par les mots que voici : (sagesse, sérieux, compassion, engager, profession, adore, adore)... ; voilà, le code de déontologie il est en vous, mais combien de personnes l'ont perdu dans plusieurs professions,  très malheureusement?!

Ces mots que vous avez écrits, chère Isabelle, plusieurs personnes qui ont le titre de médecin, infirmier,(ère), préposé(e), etc., les ont oubliés ; pour les faire renaître, il faudrait ramener ces personnes à l'ordre ; mais entre moi et vous, sans oublier tous les autres, comment ramener autant de personnes à l'ordre dans un système de santé où règne tant de désordre causé par un système de bureaucratie devenu cancérigène auprès du personnel soignant?

Si la tête du système de santé est cancérigène, il ne sera pas possible de mettre de l'ordre dans un tel désordre.

Le premier objectif de nos gouvernements devrait être de faire renaître le code de déontologie au sein de l'appareil administratif des services de santé publique, pour leur permettre de donner l'exemple au personnel soignant et remettre ainsi de l'équilibre là où il y a trop de déséquilibre. Selon moi il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités là où il aurait dû les prendre depuis plusieurs années déjà, sinon notre système de santé va devenir moins valable que les vaccins que l'on a reçus en 2018 pour l'influenza.  

Pour conclure,entre moi et tout les infirmières je me dis,s'il est un domaine dans lequel des garde-fous s'avèrent nécessaires, c'est bien celui de la santé ; là où on soigne, où la vie est engagée, on ne saurait faire n'importe quoi ; et pourtant... Les personnes malades sont très vulnérables, et à la merci de ceux qui les soignent ; on ne remet pas sa santé comme ça, entre les mains de n'importe qui.



C'est pourquoi on peut comprendre la crainte de ceux dont la plainte n'a pas été entendue ; ils redoutent de retourner à l'hôpital... Ils ne sont pas écoutés.

Concernant les "mauvais silences", ils font penser à la loi du plus fort, une sorte de jungle où le respect de la vie n'est plus pris en compte : Le grand danger qu'encourt toute structure hospitalière, c'est de vouloir "faire du chiffre", au détriment de "faire des soins" ; une entreprise comme les autres, alors que sa véritable vocation est celle d'un service public à taille humaine, on ne le dira jamais assez.

"La loi du silence" s'apparente à une mafia, à un chantage qui use de menaces pour empêcher la parole. On la trouve dans les couples, mais aussi dans les communautés, et dans les milieux professionnels ; elle recouvre des intérêts divers, qui ne se disent pas ouvertement. Or, le secteur médical a besoin d'une éthique, d'un sens moral, pour ne pas dériver vers des comportements abusifs de toute sorte.

Il est certain qu'une restructuration administrative bénéficierait à l'ensemble des services hospitaliers, à la lumière de ses réglementations et du code de déontologie : il faut repenser le tout mais malheureusement ce n'est pas tout.



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