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 33/Sommes-nous fidèles à accueillir personnellement le pardon par la médiation d’un autre prêtre?/

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coeurtendre
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MessageSujet: 33/Sommes-nous fidèles à accueillir personnellement le pardon par la médiation d’un autre prêtre?/   33/Sommes-nous fidèles à accueillir personnellement le pardon par la médiation d’un autre prêtre?/ Icon_minitimeMer 19 Juin - 13:34

Exclamation Sommes-nous fidèles à accueillir personnellement le
 pardon par la médiation d’un autre prêtre? Exclamation

 “Laissez-vous réconcilier avec Dieu”: Cette phrase de saint Paul définit tout à fait le ministère de saint Jean-Marie Vianney. Il est connu dans le monde entier comme celui qui confessait jusqu’à dix heures, quinze heures par jour, ou davantage, et cela encore cinq jours avant sa mort. Il ne s’agit sans doute pas de transporter à la lettre dans nos vies de prêtres son rythme de confesseur, mais son attitude et ses motivations nous interpellent vigoureusement.


Offrir le pardon aux âmes repenties était l’essentiel de son ministère de salut, au prix d’une fatigue qui ne cesse de nous impressionner. Accordons-nous la même importance au sacrement de la réconciliation? Sommes-nous prêts à y consacrer du temps? Formons-nous assez les fidèles à le désirer, à s’y préparer? Cherchons nous suffisamment les moyens pratiques dans nos villes et nos villages de leur en offrir concrètement la possibilité? Essayons-nous de rénover la célébration du sacrement, conformément aux suggestions de l’Eglise (confrontation à l’Evangile, préparation communautaire assurée périodiquement...), sans cesser d’envisager la démarche personnelle d’aveu, au moins pour les péchés graves? Essayons-nous de faire comprendre qu’il s’agit, dans ce dernier cas, d’une condition pour participer à l’Eucharistie, et aussi pour célébrer dignement le sacrement de mariage? Apprécions-nous l’occasion merveilleuse qui est ainsi offerte de former les consciences, de guider les âmes vers un progrès spirituel?


Je sais, chers amis, qu’après une période difficile, beaucoup de prêtres, avec leur évêque, ont tenté une reprise. Je vous y encourage de toutes mes forces. C’était l’objet du document post-synodal “Reconciliatio et Paenitentia”.


Je sais aussi que vous vous heurtez à beaucoup de difficultés: le manque de prêtres, et surtout la désaffection des fidèles pour le sacrement du pardon. Vous dites: “Depuis longtemps, ils ne viennent plus se confesser”. C’est bien 1à le problème! Cela ne cacherait-il pas un manque de foi, un manque de sens du péché, du sens de la médiation du Christ et de l’Eglise, un mépris pour une pratique dont on n’aurait retenu que les déformations routinières?


Remarquons que son Vicaire général avait dit au Curé d’Ars: “Il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu dans cette paroisse, vous en mettrez”. Et le saint Curé a trouvé lui aussi des pénitents peu fervents. Mais, à cause de son attitude sacerdotale, de sainteté, une foule considérable a saisi l’importance du sacrement du pardon. Par quel secret attirait-il à la fois croyants et incroyants, saintes gens et pécheurs? En fait le Curé d’Ars, qui était si rude dans certaines prédications pour fustiger le péché, était, comme Jésus, très miséricordieux dans la rencontre de chaque pécheur. L’Abbé Monnin disait de lui: c’est un “foyer de tendresse et de miséricorde”. Il brûlait de la miséricorde du Christ.


II s’agit bien là d’un aspect capital de l’évangélisation. Dès le soir de Pâques, les Apôtres sont envoyés pour remettre les péchés. Le don du Saint-Esprit est lié à ce pouvoir. Et le livre des Actes revient sans cesse sur la rémission des péchés, comme la grâce de la nouvelle Alliance (cf. Ac 2, 38; 5, 31; 10, 43; 13, 38). C’est le leitmotiv de la prédication apostolique: “Laissez-vous réconcilier”.


Ces paroles s’adressent aussi à nous, chers amis. Sommes-nous fidèles à accueillir personnellement le pardon par la médiation d’un autre prêtre?


7. C’est à l’Eucharistie que Jean-Marie Vianney voulait conduire ses fidèles repentis. Vous savez la place centrale qu’occupait la messe dans chacune de ses journées, avec quel soin il s’y préparait, la célébrait. Il était très conscient que le renouvellement du sacrifice du Christ était la source des grâces de conversion. Il insistait aussi sur la communion, invitant les hommes dûment préparés à communier plus fréquemment, contrairement à la pastorale de l’époque. Vous savez encore que la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie le fascinait, pendant et en dehors de la messe. On le trouvait si souvent au pied du tabernacle, en adoration! Et ses pauvres paroissiens n’ont pas tardé à venir eux-mêmes saluer et adorer le Christ dans son Saint-Sacrement.


Le Concile nous a heureusement permis de rénover nos célébrations eucharistiques, de les ouvrir à une participation communautaire, de les rendre vivantes, expressives, faciles à suivre. Je pense que le Curé d’Ars s’en réjouirait. Mais nous nous apercevons que tout n’a pas pour autant progressé. La baisse notable de la pratique religieuse, due à des causes multiples que je ne veux pas analyser ici, est un fait très préoccupant. Nos fidèles doivent réapprendre sa place capitale dans la vie du chrétien. C’était une catéchèse essentielle pour le Curé d’Ars. D’autre part, la dignité de la célébration, le recueillement, sont des valeurs qui n’ont pas toujours été respectées. Le Curé d’Ars tenait à créer dans son église tout un climat de prière, accessible au peuple et propre à favoriser l’adoration, même en dehors de la messe. Qui ne désirerait promouvoir ce goût de la prière silencieuse dans nos églises, ce sens de l’intériorité?


Une chose nous frappe encore: le Curé d’Ars a beaucoup travaillé à restaurer le sens du dimanche, de façon à libérer les mères de familles et les domestiques pour le rassemblement eucharistique. Je vous encourage à continuer de promouvoir le dimanche chrétien.


 vous laisse méditer sur cette grâce que le Seigneur nous fait de remettre les péchés en son nom et d’offrir son Corps en nourriture à nos frères et sœurs. “Sauveur avec le Christ”!


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