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 Michel blogue/Sujet/Des médecins enregistrés par leurs patients/Article de/RADIO-CANADA.CA

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coeurtendre
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MessageSujet: Re: Michel blogue/Sujet/Des médecins enregistrés par leurs patients/Article de/RADIO-CANADA.CA   Sam 5 Aoû - 13:11



Michel réagit : Personnellement, le fait que les patients(es) enregistrent leur médecin, je n'ai rien contre, surtout s'il y a eu abus de la part du médecin ou de la personne soignante, car tout abus doit être dénoncé, quels que soient le nom de la profession et la forme d'abus. Selon moi c'est une question de respect envers tous les patients, surtout quand on sait le nombre de patients exploités dans nos Centres Hospitaliers ou tout autre organisme prodiguant des soins, depuis ces dix dernières années. Nous vivons dans une société où de plus en plus de médecins misent beaucoup trop sur la quantité de patients à soigner, au lieu de miser sur la qualité des soins à prodiguer à chaque patient. 

L'article de Radio-Canada.ca a écrit : L'Association canadienne de protection médicale (ACPM) recommande aux médecins d'élaborer des politiques d'enregistrement lors des visites médicales au sein de leurs cliniques, alors qu'un plus grand nombre de patients les enregistrent avec ou sans leur consentement.

Michel réagit : Là où je suis contre l'enregistrement, c'est quand il n'y a pas consentement du médecin, surtout quand le médecin exerce sa profession correctement ; alors je ne vois pas pour quelle raison il y aurait enregistrement, excepté si une personne est non-voyante ou en manque de mémoire, etc. L'enregistrement pourrait lui permettre un rappel de ce que son médecin lui a dit, surtout si un patient n'a pas les moyens d'avoir un accompagnateur avec lui.

L'article de Radio-Canada.ca a écrit : Au Canada, le consentement n'est pas nécessaire pour enregistrer une autre personne. Selon le directeur général de l'ACPM, le Dr Douglas Bell, certains médecins ne savent pas comment réagir quand des patients disent vouloir enregistrer en audio ou en vidéo. « Nous commençons à recevoir de plus en plus d'appels sur les enregistrements par les patients », dit-il.

Michel explique : Quand le Dr Douglas Bell dit : "Certains médecins ne savent pas comment réagir quand des patients disent vouloir enregistrer en audio ou en vidéo" ; je pense que si un médecin se retrouve dans une situation embarrassante, c'est  parce qu'il a dit quelque chose qu'il ne fallait pas dire au patient. Je crois que si un médecin suit le code de déontologie des médecins, je ne vois pas pourquoi il trouverait embarrassant d'être enregistré par un patient. 

Si je me guide sur mon expérience de terrain, il est tout à fait normal qu'il en soit ainsi. Je crois qu'il faut faire la différence entre la copie d'un dossier où le personnel soignant écrit ce qu'il veut d'après ce qu'il pense, et une vidéo ou un enregistrement qui sont la copie de la (*réalité de qualité*) d'une vraie rencontre entre médecin et patient(e), elles sont incomparables avec une simple copie de dossier. Si le médecin manque de respect dans son approche avec un patient, il est certain qu'il ne l'écrira pas dans la copie du dossier qu'il va remettre au patient qui en fera la demande. Mais l'enregistrement d'une vidéo ne trompe pas, elle nous donne l'heure juste dans le 100%, surtout si le médecin n'a pas respecté le code de déontologie des médecins.

L'article de Radio-Canada.ca dit : Je  reconnais que certains d'entre eux peuvent se sentir « mal à l'aise » d'être enregistrés par leurs patients, mais sans pour autant rejeter complètement cette voie. Il précise cependant que le risque de responsabilité pour les médecins canadiens demeure « minime », à moins qu'ils ne fournissent des conseils inappropriés. Autrement, l'enregistrement a ses avantages.

Michel explique : Je ne veux pas faire une guerre de mots avec le Dr Bell, mais ici à Trois-Rivières, au Centre Hospitalier Saint-Joseph, centre hospitalier universitaire, il y a enregistrement entre chaque étudiant(e) qui étudie pour devenir médecin, et les patients qu'il rencontre.

La vidéo est revue par le médecin qui accompagne le groupe d'étudiants, afin de vérifier la qualité de la rencontre de chaque étudiant(e) avec le patient. Je trouve que l'idée d'enregistrer la rencontre médicale est très bonne, mais là où je suis contre, c'est surtout quand le ou la patient(e) se plaint que l'étudiant(e) ou le médecin professeur qui accompagne le groupe d'étudiants(es) a fait une erreur grave dans son approche avec lui ou elle. Je sais d'expérience, pour l'avoir vécu, qu'il n'était pas possible de conserver la vidéo comme preuve, même à la demande du patient qui avait subi l'erreur.

Je suis convaincu que si c'était le ou la patient(e) qui avait manqué de respect envers l'étudiant(e) en médecine, le Centre Hospitalier aurait conservé la video comme preuve. Alors moi je demande au  Dr Douglas Bell : Pourquoi le patient n'aurait-il pas le même droit d'être protégé que l'étudiant(e) en médecine, le médecin, ou l'infirmière, quand il y a enregistrement?

Ensuite je demande au Dr Douglas Bell : Si un Centre Hospitalier se donne le droit d'enregistrer les rencontres video avec les étudiants(es) et leur patients, dans le but de revoir la vidéo pour corriger certaines erreurs des étudiants(es), - s'il y en a eu -, je me demande : Si un ou une étudiant(e) a fait une erreur qui a troublé le ou la patient(e), pourquoi l'étudiant(e) ou le médecin accompagnateur ne corrigerait-il pas l'erreur  auprès du patient qui a subi l'erreur? Tout le personnel soignant a droit au respect de chaque patient, comme chaque patient a droit au même respect de la part du personnel soignant. Qu'en pense le Dr Douglas Bell?  

 Michel poursuit le dialogue par écrit : Si le médecin accompagnateur qui supervise les étudiants(es) ne leur apprend pas à corriger leurs erreurs au  moment même où ils suivent leurs cours de préparation pour devenir médecins, il y a un immense danger que ces mêmes étudiants(es) en médecine ferment les yeux sur les erreurs qu'ils commettront auprès de plusieurs de leur patients(es) durant leur profession comme médecins, jusqu'au moment où un patient réussira à filmer l'un d'eux pour prouver qu'il y a eu erreur.

J'ai été témoin dans un Centre Hospitalier, quand un patient a manqué de respect envers le personnel soignant ; c'est alors que deux personnes ont été mandatées par la direction de l’Hôpital pour venir lui expliquer que s'il persistait dans son manque de respect envers le personnel soignant, la direction de l'Hôpital pourrait déposer une plainte contre lui et il devrait assumer les conséquences d'une poursuite. 

Très malheureusement, trop de professionnels qui donnent des soins en santé misent beaucoup trop sur le contenu du dossier et trop peu sur le contact direct avec leurs patients, au point de devenir impatients avec le ((( *trop de dossiers *))) et le peu de temps à consacrer pour écouter chaque patient.*(Comme si le dossier leur suffisait pour comprendre l'état de santé de leur patient(e)*. Ils nous donnent l'impression de ne plus avoir besoin du contact réactif avec leurs patients, qui selon moi est essentiel, pour ne pas écrire primordial, car le dossier ne change pas, mais l'état de santé du patient, lui, il peut changer en cours de route : Alors le regard vers le patient est aussi  important que celui vers le contenu du dossier médical, même si le dossier est épais.

Les technologies médicales ont évolué à une vitesse éclair, à un tel point que l'on a l'impression que les professionnels de la santé ont perdu le sens profond du respect, ainsi que de la patience et du vrai contact de personne à personne entre le personnel soignant et les patients, où l'écoute se fait de plus en plus absente. J'approuve ces nouvelles technologies qui permettent aux patients de  filmer ces pseudo-professionnels dans le but de mettre fin à leur exploitation, même si celle-ci ne semble pas volontaire ou consciente chez certains d'entre eux.

Quand un médecin double ou triple le nombre de ses patients pour avoir (un meilleur salaire), je crois qu'il devrait changer de profession, parce qu'en agissant ainsi il n'est plus en contact avec ses patients, mais avec une surcharge de dossiers qui lui apporte certes, un meilleur salaire, mais qui appauvrit la vraie raison d'être d'un médecin misant trop sur la quantité des dossiers et non sur la qualité de l'écoute envers chaque patient. Quand un médecin privilégie le contact avec le dossier plutôt qu'avec le patient, c'est qu'il a perdu le vrai sens profond de sa profession médicale en ne respectant plus le code de déontologie des médecins.

Comme si les nouvelles technologies médicales faisaient perdre au personnel soignant des  institutions, le vrai sens profond du contact humain avec les personnes malades. Sans oublier que le manque de personnel dans plusieurs Centres Hospitaliers, joue un rôle de premier plan quand nous abordons le sujet des patients abusés par le personnel soignant. Les technologies en soins de santé ont beaucoup évolué, oui, mais à voir certains comportements de médecins, on se demande pour le bien des patients, si on ne devrait pas miser un peu plus sur une meilleure approche entre les médecins et les patients(es). Il ne faut pas l'oublier, quelle que soit la profession, il y aura toujours des personnes qui mettront trop l'accent sur le salaire et non sur la qualité du service offert par la profession.   

L'article de Radio-Canada.ca a écrit : L'enregistrement suggère un manque de confiance. La Dre Odile Kowalski a été enregistrée au moins une fois sans le savoir. Elle n'autoriserait pas un patient à l'enregistrer. Mais la médecin de famille de Laval, au Québec, affirme toujours veiller à ce que ses patients reçoivent par écrit les informations importantes dont ils ont besoin avant de quitter son bureau.

Michel explique au Dre Odile Kowalski : En général quand un patient enregistre son médecin, cela ne concerne pas du tout le contenu informatif en lien avec son état de santé, mais beaucoup plus en lien avec le mauvais comportement abusif du médecin envers sa personne. Je vous donne un exemple précis, issu de ma propre expérience personnelle dans un Centre Hospitalier.

*Fait vécu*
Après être tombé de 16 pieds de hauteur en montant dans un échafaudage au deuxième étage où je travaillais, j'ai été conduit dans un Centre Hospitalier où l'on a constaté que j'avais les deux talons écrasés. Un médecin m'a opéré, ensuite je me suis réveillé les deux talons dans le plâtre jusqu'à la hauteur des genoux. Une heure après mon réveil, j'ai commencé à sentir une douleur extrême dans le talon droit. Le médecin qui m'avait opéré avait été demandé pour une autre opération qui devait durer 8 heures.

J'ai supplié les infirmières de me donner un médicament pour calmer ma douleur, mais tout ce qu'elles m'ont donné, c'était comme si je n'avais rien reçu, la douleur au contraire augmentait de plus en plus. Comme je sonnais souvent, l'infirmière en chef a été obligée de venir car les infirmières disaient que je me plaignais pour rien. Le médecin étant absent pour 8 heures, l'infirmière en chef a pris la décision finale d'ouvrir mon plâtre et elle s'est aperçu que mon plâtre compressait ma blessure. Cela m'a tellement soulagé qu'elle a compris que j'étais loin de me plaindre pour rien. J'étais tellement content que j'en avais le fou-rire.

Après que le médecin eut terminé ses 8 heures d'opération, il fut mis au courant de ma situation et il demanda aux infirmières de me reconduire à la salle d'opération. Quand je fus dans la salle d'opération, le médecin fit deux fois le tour du lit sur lequel les infirmières m'avait déposé, et à la surprise de tous il me frappa à deux reprises sur le plâtre que l'infirmière en chef avait entrouvert pour alléger ma souffrance. Au même moment où le médecin me frappait pour la première fois, il me dit en haussant la voix : (((Quand je vous fais poser un plâtre, c'est pour le garder, okay? Avez-vous compris?))) Les deux fois où il me frappa, la douleur était le double de ce que je ressentais quand le plâtre compressait ma blessure.

Les infirmières le regardèrent avec des yeux figés et craintifs, car elles étaient très surprises de l'agir du médecin à mon égard, mais elles ne bougeaient pas et gardaient un silence impressionnant. Moi j'avais l'impression de vivre un cauchemar, je n'en croyais pas mes yeux, car c'était la première fois de ma vie qu'un médecin me frappait. Pour moi un médecin qui frappait un patient, ça n'existait pas.  

Quand il me frappa pour la deuxième fois, je profitai de son passage proche de mes bras pour l’attraper par son veston en le brassant assez fort pour que tous les boutons de son veston blanc ne puissent résister, et je lui ai dit : Docteur, je ne veux pas vous faire de mal, mais on ne frappe pas un patient, à plus forte raison sur sa blessure, cela n'a aucun sens. Il est alors sorti de la salle d'opération en demandant aux infirmières de faire refaire mon plâtre et de me reconduire à ma chambre.

Le soir même, l'infirmière en chef avec un certain malaise, est venue me voir pour présenter des excuses au nom du médecin, en me disant qu'il était très gentil mais que sûrement la surcharge de travail  lui avait fait perdre le contrôle sur ma personne. Le lendemain il est lui-même venu me voir pour présenter des excuses, en ajoutant qu'il regrettait de m'avoir frappé. Il me donna son numéro de téléphone privé en me disant que si j'avais besoin de ses services, il viendrait me voir le plus tôt possible. Je demande au Dr Douglas Bell, au Dre Odile Kowalski, au Dr Vik Bansal : Que serait devenu ce médecin si j'avais filmé mon séjour dans cet Hôpital? Comme l'écrit le Dr Douglas Bell ci-dessus, certains médecins ne savent pas comment réagir quand des patients disent vouloir enregistrer en audio ou en vidéo, surtout si un médecin comme celui que j'ai connu avait été filmé en train de me frapper. 

L'article de Radio-Canada.ca a écrit : Le Dr Vik Bansal, qui traite habituellement des patients âgés à l'hôpital Sunnybrook de Toronto, affirme lui aussi éprouver un malaise à l'idée d'être enregistré sans son consentement. Tout en reconnaissant que les enregistrements pourraient être utiles pour ses patients, le docteur Bansal s'inquiète de l'endroit où le fichier audio ou vidéo pourrait se retrouver. « Il peut aller sur un flux Twitter, il peut aller sur YouTube. Je n'en ai aucune idée », s’inquiète-t-il. YouTube peut supprimer une vidéo lorsqu'une personne estime que sa vie privée a été violée. Il faut cependant que celle-ci soit identifiable, ce qui peut parfois être une question d'opinion.

Michel explique au Dr Vik Bansal : Si le médecin agit correctement envers ses patients(es), pourquoi devrait-il éprouver un malaise à l'idée d'être enregistré sans son consentement? Selon moi l'une des premières choses à faire serait de sortir les bureaux des plaintes de toutes les institutions qui dispensent des soins de santé, pour les mettre entre les mains d'organismes privés, afin de permettre à tous(tes) les patients(es) qui subissent des abus de faire leur dépôt de plainte sans être en contact avec le ou les abuseurs, en plus d'être accompagnés d'une personne n'ayant aucun lien avec le Centre Hospitalier où l'abus a été commis. Qu'en pense le Dr Vik Bansal?


Selon moi si le médecin a respecté le code de déontologie des médecins, je ne vois pas  en quoi il devrait avoir de l'inquiétude sur sa vie privée concernant l'endroit où le fichier audio ou vidéo pourrait se retrouver, puisque sa rencontre avec un patient ne devrait avoir aucun rapport avec sa vie privée : c'est une consultation médicale en dehors de son milieu de vie privée.

En général si un patient décide en toute liberté de mettre un  fichier audio ou vidéo sur un flux Twitter ou sur YouTube, c'est qu'il y a eu abus de la part d'un médecin. Si le patient qui a subi l'abus est mécontent, il peut vouloir se servir de sa vidéo ou du  fichier audio pour mener une action préventive afin de mettre en garde d'autres patients(es) et leur permettre d'éviter le même abus de la part de ce médecin. Quand un médecin est un passionné pour sa profession et qu'il respecte le code de déontologie des médecins, il n'éprouve aucune inquiétude de ce qui circule dans les médias à son sujet. En respectant le code de déontologie des médecins, le risque de mettre un  fichier audio ou vidéo de sa rencontre médicale sur un flux Twitter ou sur YouTube, selon moi le risque est beaucoup plus du côté du patient, surtout s'il n'y a aucune raison d'abus en lien avec l'approche médicale du médecin concerné.
 

L'article de Radio-Canada.ca a écrit : Le Dr Vik Bansal suggère à son tour de plutôt fournir aux patients toute l'information disponible sur leurs soins, mais par voie électronique, précise-t-il.

Michel explique : La suggestion du  Dr Vik Bansal est bonne, mais quand vous avez affaire à un membre du personnel soignant qui maltraite un(e) patient(e), la preuve visuelle par vidéo ou par enregistrement audio l'emporte sur l'information disponible concernant les soins par voie électronique, surtout si le patient est dans une situation où sa vie est en danger à cause d'un membre du personnel soignant.

Quand il s'agit de cas chroniques, ou de personnes lourdement handicapées, c'est encore plus grave parce que les plaintes concernant les médecins autant que les infirmiers(ères), quand elles sont déposées dans le Centre Hospitalier où ont eu lieu les abus, >>> trop malheureusement plusieurs de ces plaintes ne sont presque jamais prises au sérieux : les membres du personnel se protègent entre eux au lieu de protéger les patients(es) qui n'ont pas la connaissance nécessaire pour faire valoir leurs droits, en plus de ne pas avoir la santé pour suivre la démarche entreprise, par manque d'accompagnement.

Je me souviens quand j'accompagnais des personnes âgées, très souvent je demandais à chaque personne si elle aimait son médecin. Si je m'apercevais qu'une personne âgée avait peur de son médecin, je lui proposais de l'accompagner.

Selon mon expérience d'accompagnement, je crois que le jour où les bureaux des plaintes sortiront des Centres Hospitaliers ou de toute autre institution, pour s'orienter vers des organismes (privés et indépendants), préparons-nous, car je pense que ce changement attendu depuis très longtemps encouragera  les patients à faire leurs dépôts de plaintes, où chaque personne malade qui aura subi des abus à l'intérieur d'une institution sera accompagnée.

Je suis convaincu à 100% que les plaintes tripleront. Si j'écris ainsi, c'est pour avoir été le témoin privilégié qui a accompagné plusieurs personnes malades pour lesquelles je connaissais le chemin à prendre, afin d'être leur défenseur jusqu'à ce que la vérité se fasse ; mais je dois dire par expérience que c'est très long, exigeant et compliqué. Selon mes multiples expériences de terrain, je crois qu'il est plus difficile de dénoncer une situation d'abus dans un Centre Hospitalier comme dans un Centre d'Hébergement, si l'on compare avec des cas d'abus à domicile.

La raison en est très simple, les institutions comme les Centres Hospitaliers et les Centres d'Hébergement pour personnes âgées, possèdent un bureau des plaintes sur place, >>> et plus encore et très souvent, c'est un médecin ou une infirmière qui en a la charge. Alors le médecin protège les médecins, comme l'infirmière protège les infirmières, à moins de tomber sur une personne d'exception qui prend l'option de vraiment protéger les personnes malades, même si on lui dit qu'elle pourrait perdre son job si elle se range du côté du patient qu'elle veut protéger, parce qu'elle a entre les mains une vidéo qui prouve l'abus du médecin ou d'un membre du personnel.

Ces personnes qui protègent les patients en milieu hospitalier existent sûrement, mais elles sont rares comme de l'eau de source. Une raison de plus pour permettre aux personnes malades de filmer leur médecin si elles se retrouvent dans une situation d'abus. 

J'ai accompagné des personnes malades toute ma vie, alors aujourd'hui je peux comprendre en toute simplicité pourquoi plusieurs patients(es) veulent se servir de leur téléphone avec caméra incorporée, pour faire ressortir la vérité preuve à l'appui, au lieu de passer par un bureau des plaintes qui existe de nom seulement. 

Cette méthode gratuite inventée par les nouvelles technologies devient un privilège pour faire naître des preuves visuelles des abus, pour enfin permettre aux patients(es) de briser le mauvais silence que nous imposent les faux bureaux des plaintes présents dans nos Centres Hospitaliers.

  Personnellement j'ai enregistré deux fois deux personnes différentes, un médecin responsable des plaintes et sa secrétaire.  J'ai conservé les preuves des deux enregistrements ; je serais prêt à les rendre publics à la télévision ou dans tout autre média, avec pour seul objectif de défendre la cause des personnes malades qui sont paralysées par la peur de déposer une plainte d'abus, parce qu'elles sont conscientes de ne pas avoir la santé et l'énergie pour aller jusqu'au bout, et parce que même si chaque institution a son propre bureau des plaintes à l'intérieur de ses bâtiments, malheureusement les membres du personnel de la plupart de ces institutions se protègent entre eux au lieu de protéger les personnes trop fragilisées par leur maladie. 

En outre, il ne faut pas oublier qu'un certain nombre de patients ayant vécu plusieurs échecs, ont été découragés après leur dépôt de plainte. Le personnel leur a en effet fait parvenir une lettre de quelques lignes leur expliquant que leur plainte n'avait pas été prise au sérieux par le responsable du "bureau des plaintes", entre guillemets.

Ps: Comme mentionné ci-dessus, je possède deux enregistrements comme preuves qu'il faudrait privatiser tous les bureaux des plaintes présents dans les Centres Hospitaliers comme dans les Centre d'Hébergement pour personnes âgées ou personnes handicapées, afin de permettre à toutes les personnes fragiles, malades et vulnérables de ne plus avoir peur de déposer une plainte quand il y a un ou des abus sérieux à l'intérieur d'une institution ayant des responsabilités en lien avec la protection de tout(e) citoyen(ne) ; chacun a le droit d'avoir un lieu privé pour déposer une ou des plaintes en provenance de lieux institutionnels qui ont la responsabilité de donner des services spécialisés, où chaque patient a le droit de se plaindre quand il se sent exploité verbalement, psychologiquement et physiquement.

Si je me guide sur mes expériences de très longue date, je crois illogique qu'il y ait un bureau des plaintes au même endroit où l'abus a eu lieu, selon moi c'est irréaliste. Le fait qu'un bureau des plaintes se situe en dehors du lieu où l'abus a été commis, cela permettrait aux personnes abusées d'éviter d'être en contact avec la ou les personnes qui ont le titre d'abuseur(se), quelles que soient la ou les formes d'abus, sans oublier le fait d'être en contact avec les responsables du bureau des plaintes qui très souvent se rangent du côté des abuseurs(ses) avec la crainte de *(briser)*, pour ne pas écrire *(salir)*, le nom d'une institution qui donne des soins en santé, avec la crainte de rendre publics des cas d'abus dans les médias. 

Ps: Personnellement je serais prêt, sous certaines conditions pour ma sécurité, dans le but de me protéger, à faire parvenir les enregistrements à des médias reconnus, ceci afin de briser ce cercle vicieux qui fait souffrir des milliers de personnes, abusées dans plusieurs institutions qui éprouvent un plaisir malsain à se protéger entre elles au lieu de protéger les personnes malades à la merci des abuseurs(ses), lesquels(les) finissent par reproduire leurs abus sans modération parce qu'ils ou elles bénéficient  davantage de protection que les personnes malades abusées, qui elles n'en bénéficient pas. C'est ce que j'appelle, dans mon langage en jeux de mots, des bureaux des plaintes qui au lieu de traiter les plaintes des patients maltraitent les plaintes et les patients, au point de les rendre impatients en les décourageant de déposer leur prochaine plainte.

Il n'y a pas si longtemps, les responsables d'un bureau  des plaintes affichaient sur le mur d'un Centre Hospitalier, qu'il y avait peu de plaintes, voulant démontrer ainsi que l'absence de plaintes était due au professionnalisme du personnel de l’Hôpital. Alors que la vraie raison résidait dans la surprotection du personnel, les plaintes des patients(es) n'étant presque jamais prises au sérieux. 

Pour ce qui est des enregistrements par téléphone portable avec caméra incluse, ou par  magnétophone numérique, je suis pour à 100%, surtout s'il y a abus de la part du personnel médical, quels que soient le nom et la raison d'être de l'institution. 

*Si nous sommes des personnes honnêtes comme médecin ou infirmier(ère), je ne vois pas pourquoi avoir peur d'être filmé quand on accomplit son travail avec compétence.

Personnellement j'ai travaillé pendant plusieurs années devant un système de caméras de sécurité, et je me sentais très à l'aise, en plus de me sentir en sécurité. Ceux qui ne se sentaient pas à l'aise avaient quelque chose à se reprocher, alors très souvent ils recouvraient les caméras du système de sécurité qui en comptait 4 pour éviter la violence, le vol, etc. 

Si un média acceptait de faire connaître mes deux enregistrements, il me serait possible d'engager un pour-parler entre moi et lui, dans le but de mener deux actions préventives, pour que le tout soit fait en toute sécurité, pour faire naître de vrais bureaux de dépôt des plaintes indépendants de toute institution, qui prendraient sérieusement en charge toutes les plaintes des personnes malades paralysées par la peur de faire un dépôt de plainte, dans la crainte de ne pas être prises au sérieux, comme ça se vit depuis plusieurs années dans de nombreux Centres Hospitaliers et Centres d'Hébergement de plusieurs pays.

Deuxièmement un seul bureau des plaintes dans chaque ville qui prendrait en charge les plaintes  des Centres hospitaliers, y compris les Centres d'Hébergement pour personnes âgées, reviendrait moins cher au gouvernement que de subventionner plusieurs bureaux des plaintes qui existent sans même exister, puisque la plupart des personnes qui déposent une plainte reçoivent une lettre de quelques lignes leur disant que leur plainte ne peut pas être prise en compte.  


Si vous avez des questions, des réactions, des témoignages, des liens de vidéo conférence, des citations (*sur le même sujet*), je vais vous lire comme je vais vous écouter avec beaucoup d'attention, et si je peux réagir je le ferai avec plaisir. 
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