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 75/Tous, nous sommes responsables des vocations sacerdotales/

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coeurtendre
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MessageSujet: 75/Tous, nous sommes responsables des vocations sacerdotales/   75/Tous, nous sommes responsables des vocations sacerdotales/ Icon_minitimeJeu 20 Juin - 21:18

Exclamation Tous, nous sommes responsables 
des vocations sacerdotales Exclamation

La vocation sacerdotale est un don de Dieu, qui constitue certainement un grand bien pour celui qui en est le premier destinataire. Mais c'est aussi un don pour l'Église entière, un bien pour sa vie et pour sa mission. L'Église, donc, est appelée à garder ce don, à l'estimer, à l'aimer: elle est responsable de la naissance et de la maturation des vocations sacerdotales. En conséquence, la pastorale des vocations a comme sujet actif, comme protagoniste, la communauté ecclésiale comme telle, dans ses diverses expressions : de l'Église universelle à l'Église particulière et, analogiquement, de celle-ci à la paroisse et à tous les membres du peuple de Dieu.

Il est plus que jamais urgent, aujourd'hui surtout, que se répande et s'enracine la conviction que ce sont tous les membres de l'Église, sans en exclure aucun, qui ont la grâce et la responsabilité du souci des vocations. Le Concile Vatican II a été aussi explicite que possible en affirmant que « le devoir de favoriser l'augmentation des vocations sacerdotales appartient à toute la communauté chrétienne, qui est tenue de s'acquitter de ce devoir avant tout par une vie pleinement chrétienne » (112). C'est seulement sur la base de cette conviction que la pastorale des vocations pourra manifester son visage vraiment ecclésial et développer une action concertée, en se servant aussi d'organismes spéciaux et d'instruments adaptés de communion et de coresponsabilité.

La première responsabilité de la pastorale orientée vers les vocations sacerdotales, c'est celle de l'évêque (113), qui est appelé à l'assumer personnellement, même s'il peut et doit susciter de multiples collaborations. Il est un père et un ami dans son presbyterium et il lui revient de « maintenir la continuité » du charisme et du ministère sacerdotal, en lui associant de nouvelles forces par l'imposition des mains. Il veillera à ce que la dimension des vocations soit toujours présente dans l'ensemble de la pastorale ordinaire, bien plus, à ce qu'elle s'intègre et s'identifie avec elle. C'est à lui qu'il appartient de promouvoir et de coordonner les diverses initiatives en faveur des vocations (114).
L'évêque sait qu'il peut compter avant tout sur la collaboration de son presbyterium.

 Tous les prêtres sont, avec lui, solidaires et coresponsables dans la recherche et dans la promotion des vocations presbytérales. En effet, comme l'affirme le Concile, « il appartient aux prêtres, comme éducateurs de la foi, de veiller à ce que chaque chrétien parvienne, dans le Saint-Esprit, à l'épanouissement de sa vocation personnelle » (115). Et c'est là « un devoir qui découle de la mission sacerdotale elle-même, par laquelle le prêtre participe au souci qu'a l'Église entière d'éviter toujours ici-bas le manque d'ouvriers dans le peuple de Dieu » (116). La vie des prêtres, leur dévouement absolu au peuple de Dieu, leur témoignage de service d'amour pour le Seigneur et son Église - un témoignage marqué du signe de la croix, acceptée dans l'espérance et la joie pascale -, leur concorde fraternelle et leur zèle pour l'évangélisation du monde sont les premiers et les plus convaincants des facteurs de la fécondité des vocations (117).

Une responsabilité très particulière est confiée à la famille chrétienne, qui, en vertu du sacrement de mariage, participe d'une façon spéciale et originale à la mission éducatrice de l'Église maîtresse et mère. Comme l'ont écrit les Pères synodaux, « la famille chrétienne, qui est véritablement comme une "Église domestique" (Lumen gentium, numéro  Arrow 11), a toujours offert et continue à offrir les conditions favorables pour la naissance des vocations. Parce que, aujourd'hui, l'image de la famille chrétienne est en danger, il faut donner une grande importance à la pastorale familiale. De cette façon les familles elles-même, accueillant généreusement le don de la vie humaine, constitueront "comme le premier séminaire" (Optatam totius, numéro Arrow 2), dans lequel les enfants pourront acquérir, dès le début, le sens de la piété, de la prière et de l'amour envers l'Église » (118).

 En continuité et en harmonie avec l'action des parents et de la famille, on doit placer l'école, qui est appelée à vivre son identité de « communauté éducatrice » avec aussi un projet culturel capable de faire la lumière sur la dimension de la vocation, comme valeur naturelle et fondamentale de la personne humaine. En ce sens, une fois opportunément enrichie d'esprit chrétien (soit par une présence religieuse explicite à l'école d'État, selon les divers arrangements nationaux, soit surtout dans le cas de l'école catholique), l'école peut faire pénétrer, « dans l'esprit des enfants et des jeunes, le désir d'accomplir la volonté de Dieu dans l'état de vie le plus adapté à chacun, sans jamais exclure la vocation au ministère sacerdotal »(119).

Les fidèles laïcs, en particulier les catéchistes, les enseignants, les éducateurs, les animateurs de la pastorale des jeunes, chacun avec ses ressources et ses capacités propres, ont une grande importance dans la pastorale des vocations sacerdotales. En effet, plus ils approfondiront le sens de leur vocation et de leur mission dans l'Église, plus ils pourront reconnaître la valeur et le caractère irremplaçable de la vocation et de la mission sacerdotale.Dans le cadre des communautés diocésaines et paroissiales, les groupes de réflexion sur les vocations doivent être estimés et encouragés. Leurs membres offrent leur contribution de prière et de souffrances pour les vocations sacerdotales et religieuses, ainsi que leur soutien moral et matériel.

Il faut rappeler ici également les nombreux groupes, mouvements et associations de fidèles laïcs que l'Esprit Saint fait lever et croître dans l'Église, en relation avec une présence chrétienne plus missionnaire dans le monde. Ces diverses organisations de laïcs se révèlent comme un milieu particulièrement riche en vocations consacrées, comme des lieux véritablement adaptés à la proposition et à la croissance des vocations. De nombreux jeunes, en effet, précisément dans le cadre et à cause de ces associations, ont entendu l'appel du Seigneur à le suivre sur la voie du sacerdoce ministériel et ont répondu avec une réconfortante générosité (120). Il faut donc les faire valoir afin qu'en communion avec toute l'Église et par leur croissance, elles donnent leur contribution propre au développement de la pastorale des vocations.

Les instances variées et les différents membres de l'Église engagés dans la pastorale des vocations rendront leur action d'autant plus efficace qu'ils feront davantage comprendre à la communauté ecclésiale comme telle, à commencer par la paroisse, que le problème des vocations sacerdotales ne peut absolument pas être délégué à certains « spécialistes sur lesquels on se décharge » (en général des prêtres et plus particulièrement des prêtres des séminaires), mais que c'est « un problème vital qui est au cœur même de l'Église » (121), et donc qu'il doit se situer au centre de l'amour de tout chrétien pour l'Église.

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