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 Dictionnaire d'exemples/Sujet/B (La foi doit être vive.../

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coeurtendre
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MessageSujet: Dictionnaire d'exemples/Sujet/B (La foi doit être vive.../   Dim 2 Avr - 22:23



B (La foi doit être vive : et la foi vive se manifeste :
1. Par les paroles)

119. Le Sauveur donna une réponse dilatoire à l'interrogatoire indiscret d'Anne, et il ne donna aucune réponse aux questions insidieuses de Caïphe. Mais lorsque ce dernier adjura de lui dire s'il était le Christ, le Fils de Dieu, il répondit nettement et avec décision, quoiqu'il sût que cette profession serait pour ses adversaires une excellente base pour l'accuser de blasphème contre Dieu. (Matthieu 26, 63-64)

120. Peu de temps après la venue du Saint-Esprit, les apôtres expérimentèrent combien il était dangereux pour eux, au point de vue temporel, de confesser publiquement leur foi. Pierre et Jean, les premiers, furent  jetés en prison pour ce motif. (Actes 4.). Bientôt après, les douze apôtres furent arrêtés, mais délivrés par un ange. Cependant, comme ils ne se laissèrent pas effrayer et continuèrent à faire profession publique de leur foi, ils furent arrêtés de nouveau. Ils déclarèrent alors devant tout le monde, qu'ils obéiraient à Dieu plutôt qu'aux hommes, et ils furent pour ce motif, flagellés. Ils se réjouirent de pouvoir souffrir pour Jésus, ils continuèrent d'enseigner chaque jour dans le Temple et dans des maisons particulières. (Actes, 5, 25)

121. Des milliers de martyrs ont publiquement et ouvertement professé leur foi. - L'apôtre saint Jacques le mineur, premier évêque de Jérusalem, prêchait, du haut du pinacle du Temple, aux Juifs très nombreux qui s'y trouvaient rassemblés, que Jésus est le vrai Fils de Dieu, le vrai Messie, qu'il est assis à la droite du Père, et qu'un jour il viendra sur les nuées du Ciel en qualité de Juge. Les docteurs de la Loi et les pharisiens étaient enflammés de colère contre les courageux confesseurs de la foi. Ils s'attaquèrent à l'apôtre, et le jetèrent du haut du Temple. Dans sa chute, il s'était brisé les os ; il priait encore, il disait : « Seigneur, pardonne-leur, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. » On jeta alors des pierres sur l'apôtre à demi-mort, et, à la fin, un foulon l'acheva avec une grosse pièce de bois, qui lui servait à fouler sa toile. (Ruinart, Actes des martyrs, 1)

122. Vers l'année 303, l'empereur Dioclétien publia les ordonnances les plus sévères contre la foi et sa diffusion. Dans tout l'empire romain, on emprisonnait les confesseurs du Christ et on les jetait en prison sans pitié. Parmi ces héros de la foi se trouva saint Lucien. En prison, le saint avait composé une défense de la foi chrétienne merveilleusement écrite et solide, et, dans un interrogatoire qu'il eut à subir devant l'empereur, il lut cette défense qu'il avait préparée. Rempli d'admiration pour la science de ce saint homme, l'empereur chercha d'abord, mais inutilement, à le gagner. Alors Dioclétien le menaça des tortures les plus terribles et il exécuta ses menaces. Au milieu de son supplice, à toutes les questions qu'on lui fit, Lucien se contenta de répondre ces simples paroles : « Je suis chrétien. » Après avoir été maltraité de toute manière et le corps couvert de blessures, il fut ramené dans sa prison. Cependant l'empereur mourut subitement, et Maximin, plus cruel encore, lui succéda. L'empereur n'était pas sans inquiétude, car il savait quel prestige le saint exerçait sur la noblesse et sur tous les savants de son temps. Il cherchait à gagner Lucien : Il le flatta, il lui fit des promesses princières, s'il voulait manquer de fidélité à Dieu. Mais à tout ce que l'empereur lui disait, Lucien se contenta de répondre simplement : « Je suis chrétien. » Maximin, au comble de la fureur, fit amener le pieux serviteur de Dieu dans la chambre des tortures, et il lui fit subir les supplices les plus atroces. Au milieu de ses souffrances et de ses tourments, Lucien se contenta de dire à haute voix : « Je suis chrétien. » Tout couvert de plaies, il fut de nouveau reconduit en prison. Pas une plainte, pas un soupir ne s'échappa de la bouche du martyr. L'empereur se rendit lui-même dans la prison et demanda au saint pour la dernière fois : « Voulez-vous sacrifier aux dieux ? » Et le saint, fidèle à son Dieu et à sa foi, se contenta de répondre comme toujours : « Je suis chrétien. » Alors la sentence de mort fut prononcée contre lui. (Mehlar, exemple 1, 49.)

123. Le proconsul Hérode menaçait saint Polycarpe du bûcher, s'il ne voulait pas sur-le-champ, blasphémer le Christ. Le saint donna, au tyran qui le menaçait, cette réponse : « J'ai servi le Christ mon Maître, pendant soixante-huit ans, il ne m'a jamais fait aucun mal ; comment pourrais-je maintenant le blasphémer? » (Eusèbe , Histoire Ecclésiale. 1, 4, c. 15)

Je renierais mon Dieu au service duquel j'ai été élevé ? Est-ce qu'en présence d'un semblable crime, le ciel, le soleil et la lune, ne se refuseraient pas de m'éclairer ? Je crois que la terre s'entrouvrirait certainement sous mes pieds. Ma langue, qui est un don de la Bonté Divine, ne peut pas servir à renier son Créateur. » (Baronius, Ann, 304)

124. Quelques personnes qui désiraient sauver le saint martyr Cordius, lui donnèrent le conseil de renier le Christ en parole, mais non de cœur. Il leur donna cette réponse : « Comment ! Je renierais mon Dieu au service duquel j'ai été élevé ? Est-ce qu'en présence d'un semblable crime, le ciel, le soleil et la lune, ne se refuseraient pas de m'éclairer ? Je crois que la terre s'entrouvrirait certainement sous mes pieds. Ma langue, qui est un don de la Bonté Divine, ne peut pas servir à renier son Créateur. » (Baronius, Ann, 304) 

125. Sainte Sophie, la mère des saintes vierges et martyres, Foi, Espérance et Charité, rendit un beau témoignage de sa foi au temps de l'empereur Hadrien. Le préfet lui ayant demandé qui elle était et d'où elle venait, de quels parents elle était née et dans quelles conditions elle avait été élevée, elle répondit courageusement qu'elle avait pour parents des personnes qui avaient été employées aux plus hautes fonctions de l'Etat ; mais qu'elle estimait cet honneur de beaucoup inférieur à celui d'être chrétienne. Et elle ajouta qu'elle était venue à Rome, précisément, pour confesser publiquement sa foi chrétienne. (Surius, 1er août.)

126. Quintinien, préfet de la Sicile, ayant dit de saint Agathe : « N'avez-vous pas honte, vous qui êtes issue d'une si noble famille, de mener la vie si obscure et si basse des chrétiens ? » La sainte lui répondit : « L'humilité et la servitude chrétiennes sont préférables à la puissance et à l'orgueil des rois. » (Lohner, Bibliothèque 1)

127. Alphonse, le roi de Castille, un des princes les plus sages et les plus pieux, profitait de toutes les occasions pour montrer au monde combien il estimait infiniment précieuse la grâce d'être chrétien. Assez souvent, quand il réfléchissait à la valeur de ce trésor céleste, avait-il coutume de dire, « non être roi mais être chrétien ». (Fuhlrott, Matériaux, 11, 442)

128. Faxida s'était proclamé chef des Japonais et, dans le début, il se montrait très favorable aux chrétiens. Tout à coup, il changeait de sentiment : De bienfaiteur qu'il était, il devint persécuteur ; il fit publier un édit par lequel il expulsait du territoire les prédicateurs de l'Evangile et défendait l'exercice public de la religion chrétienne. Alors, deux dames d'honneur de son épouse, qui étaient chrétiennes, la quittèrent, déclarant qu'elles voulaient vivre et mourir en chrétiennes. La reine les aimait beaucoup l'une et l'autre et fit tout ce qu'elle put pour les conserver près d'elle. Elle leur proposa de dissimuler un peu leur religion, d'être chrétiennes dans le cœur, elle ajouta qu'elle ne leur ordonnerait rien qui fût contre leur conscience. L'une d'elle lui répondit avec beaucoup de courage : « Reine, les chrétiens n'ont pas deux visages, dont l'un traduit le mensonge et l'autre la vérité ; celui qui voit leur visage voit aussi leur coeur ».
S'il ne s'agissait pas de la gloire de Dieu, nous ferions volontiers par obéissance ce que votre majesté nous demande ; mais la religion chrétienne ne nous permet pas cette supercherie. Celui qui ne professe pas sa foi, la renie. Pouvons-nous désobéir au Roi du Ciel et de la terre, pour obéir au roi de la terre ? » (Grasset, 1, 9.)

129. « Je n'aime pas ceux qui changent de religion ! » disait le prince protestant au comte de Stolberg, qui avait fait retour à l'Eglise catholique ! » « Et moi, non plus », répondit le noble comte, « car si mes aïeux n'avaient pas changé de religion, je n'aurais pas été obligé de retourner au catholicisme. Un protestant qui se fait catholique, ne change pas de religion, il ne fait que revenir à celle que ses pères ont eu le tort d'abandonner (Fuhlrott, Matériaux.)


130. Au printemps de l'année 1847, un certain nombre de personnages s'étaient réunis dans un hôtel de la Suisse, pour y parler d'affaires d'Eglise et d'Etat. Pendant qu'ils discutaient, la porte s'ouvrit et livra passage à un petit paysan, qui y venait probablement dans le but d'y passer quelques bons instants. Quant il vit cette nombreuse réunion, il fut quelque peu abasourdi, mais il se ressaisit bientôt et adressait à tous ce beau salut chrétien : « Loué soit Jésus-Christ ! » Un seul, un catholique universellement estimé, lui ré »pondit : « Dans tous les siècles ! » Les autres ouvraient de grands yeux et avaient des figures allongées ; quelques-uns souriaient d'un air entendu ou méprisant ; et il y en eut un, un Réformé d'autrefois, et qui, en réalité, n'appartenait plus à aucune confession religieuse, qui eut l'insolence de lui dire : « Le nommé Jésus-Christ n'est pas chez lui ici ». Mais le petit paysan n'était pas précisément de ceux qu'une réponse embarrasse, et répondit sur-le-champ : « Il n'est pas chez lui ici, j'en suis bien convaincu ! » - grossièrement. ; « Eh ! Monsieur ! » s'écria le paysan, « c'est que vous m'avez l'air de vouloir encore crucifier le Fils de Dieu ; mais lui, il ne veut plus mourir. Et puis – ne trouvez pas mauvais, monsieur, que je me permette de vous le dire – Jésus-Christ est un personnage tel qu'il n'y en eut pas d'autre, et il aurait honte de se trouver dans une société comme la vôtre » ; puis le paysan se hâta de gagner la porte et laissa la compagnie de ces savants . (!)

131. En l'année 1848, un voyageur assez attardé arriva dans une petite ville de l'Allemagne du sud, il entra dans l'auberge la plus rapprochée pour y passer la nuit. Dans la salle à manger il trouvait réunie une société de gens fort animés qui, probablement déjà échauffés par le vin, discutaient de la prospérité de l'Allemagne. L'un d'eux qui parlait le plus, attaquait violemment les catholiques, il les appelait « valets de princes, et ennemis de la lumière et du progrès, ennemis de la jeune liberté et du bonheur naissant du peuple » ; il recueillit d'unanimes applaudissements. Tout à coup, cet orateur tant applaudi, s'adressa au voyageur qui venait d'entrer, et lui demanda en se moquant : « Et vous, monsieur, qui êtes assis là avec tant de sérieux, ne seriez-vous pas de mon avis, qui est celui de tous les gens sensés ? A quelle confession appartenez-vous ? » - « Je me permettrai », dit le voyageur avec beaucoup de calme, mais avec dignité « de répondre par une question à votre question : Est-on libre ici, de parler ? » - « Eh ! oui, tout à fait libre », s'écrièrent en même temps ceux qui étaient à table, « chez nous, il y a la plus complète liberté, une liberté plus grande encore que celle qui règne au Parlement de Francfort, à qui nous souhaitons longue vie ! »  - « Eh bien, puisqu'on a ici le droit de parler, on doit avoir aussi la liberté de se taire, et comme j'ai l'intention d'user de ce dernier droit, j'ai l'honneur de vous souhaiter une bonne nuit. » L'étranger se leva, se retira dans sa chambre, et ces fanfarons se regardèrent l'un l'autre, tout stupéfaits. (De la vie de chaque jour.)

132. Un autre voyageur entra dans un hôtel, un vendredi, et il demanda pour dîner, des mets farineux et des œufs. L'hôtelier se tint à la mode, se permit de faire une remarque. « A ce que je vois, vous êtes, monsieur, un fervent catholique ! » - « Ne vous inquiétez pas, mon cher hôtelier, » répondit le voyageur, «de mon estomac affamé mais non de ma foi. » Et l'hôtelier partit à la cuisine en rougissant. 

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