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 Michel Blogue avec Christian Ryckeboer/Sujet/La fessée/

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doucecolombe

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MessageSujet: Michel Blogue avec Christian Ryckeboer/Sujet/La fessée/   Mar 16 Aoû - 14:45



Christian a écrit : l'éducation as des limites a ne pas franchir . mes parents ont fait usage raisonnable de la fessé quand je franchissait le seuil du tolérable et ce en dernier recourt . ce que je ne me plaint pas . la fessé n'est pas de la torture , tous les maitres des écoles étaient loin d’être des tortionnaire et l'utilisait lorsque les limites étaient franchis . de nos jour un élève vas se permettre de tabasser ou de rabaisser le professeur sans qu'il puisse se défendre et dois continuer a supporter sans rien dire ...


Michel partage:Bonjour cher ami Christian, je ne sais pas dans quel milieu vous avez travaillé durant votre vie mais je dois vous dire que l'un des plus grand dangers quand on aborde un sujet aussi sensible que la fessée, c'est d'en parler seulement à partir de sa propre expérience personnelle.


Je ne dis pas que ce n'est pas bon de raconter sa propre expérience, mais pour traiter le sujet de la fessée en profondeur il faut aller au-delà de notre propre histoire personnelle, sinon nous risquons de maltraiter le sujet au lieu de bien le traiter. Quand j'écris qu'il faut traiter le sujet de la fessée sérieusement, c'est surtout en en parlant à partir de faits vécus autres que celui de notre propre milieu familial. Cela veut dire sortir de chez soi pour être à l'écoute de plusieurs autres personnes, comme (les enfants), les personnes âgées, les personnes grandement handicapées, lourdement privées de l'usage de la parole ; plusieurs d'entre elles ont vécu plusieurs expériences de la fessée dans leur milieu de vie familial ou institutionnel comme dans les centres hospitaliers, les gros centres d'hébergement pour personnes âgées ou personnes handicapées. Voilà le travail qui a été le mien pendant toute ma vie, le jour comme la nuit, dans un monde imprégné de violence, d'alcool, de drogue et de souffrance, et beaucoup de personnes souffrant de problèmes de santé mentale ; alors vous comprendrez qu'il m'est impossible de maltraiter le sujet de la fessée à partir de la théorie sans passer par le chemin de  la pratique. 


Ce qui m'a motivé à me lancer dans la grande aventure, c'est que moi-même j'ai vécu le syndrome de l'enfant battu, mais j'ai survécu juste assez pour courir après les brebis perdues en commençant par venir en aide aux enfants de la rue. Une drôle de coïncidence parce que la même journée où j'ai quitté mon climat de violence, à 15 ans ½, j'ai rencontré Dieu dans la rue ; et pourtant je ne voulais pas Le rencontrer puisqu'un de nos professeurs de catéchèse nous avait dit que Dieu était quelqu'un qui ressemblait à notre père de sang.


Alors vous comprendrez que quand votre père vous a cassé une jambe, deux cuisses, un bras et le nez, sans oublier ma perte auditive, la phrase (Dieu c'est quelqu'un qui ressemble à votre père), ça ne m'a pas donné le goût de connaître Dieu. Bien au contraire, j'ai été  plusieurs nuits sans dormir parce que je ne voulais surtout pas, au grand jamais, rencontrer ce Dieu qui avait une ressemblance avec feu notre pauvre père.


Rencontrer Dieu dans la rue m'a donné le goût de cette grande aventure de rencontrer les jeunes de la rue pour les aimer comme Dieu m'a Aimé afin d'être à l'écoute de leur souffrance. Chose certaine, après avoir rencontré des centaines de jeunes dans les rues des grandes villes, je ne peux pas parler de la fessée juste à partir de mon histoire personnelle ou de celle de ma famille en général. Pour parler très sérieusement de la fessée il faut sortir de son histoire personnelle pour entrer dans leurs centaines d'histoires, en étant à l'écoute de leur histoire à eux (et non juste notre histoire à nous).


Comme j'ai fait plusieurs foyers nourriciers, je peux vous expliquer en grand la différence entre les parents qui ont fessé et ceux qui nous ont aimés par pitié ou pour faire de l'argent en nous traitant comme des petits esclaves. Il n'y a qu'un seul foyer dont j'ai gardé un très bon souvenir du couple qui a pris soin de moi. Pour moi, mon passé est devenu une école de vie qui m'a appris la différence entre un enfant aimé, et un enfant battu, en passant à quelques pas de la mort dans mon propre milieu familial. Je sais très bien que pour plusieurs parents, tout commence par la fessée, qui devient répétitive. C'est ce point de départ qui fait que leur enfant devient un enfant battu.


Christian a écrit: ...parce qu'il ne peux même pas exclure définitivement le fauteur de trouble . j'ai été scolariser avec un élève de 18 an , impossible a discipliner , il faisait pleurer des professeurs , un jour il est tomber sur un prof remplaçant . il as chercher a mettre le trouble , le prof a été vers lui et lui as dis , si tu veut te battre on descend tous les deux dans la cour , je te donne l'autorisation de me taper , mais je te garantit que je vais répondre . 


Christian mon ami, le monde est immense, il y a plusieurs pays dans le monde, alors nous ne pouvons pas faire une comparaison à partir de quelques expérience rencontrées sur notre route, on ne peut pas enfermer la fessée dans un groupe d'étudiants, etc. Que l'on parle de la fessée d'inceste ou de la pédophilie, du taxage ou du chantage, nous devons y aller au cas par cas, personne par personne, pour la simple raison que chaque personne a son histoire unique. La vôtre n'est pas la mienne, la mienne n'est pas celle de Philippe, et celle de Philippe n'est pas celle de Fanny, etc. Certaines femmes ont accusé leur conjoint d'inceste pour avoir la garde de leur enfant, et parfois c'est le conjoint qui accuse sa conjointe d'inceste pour la même raison. Nous vivons dans une société où nous baignons dans la violence, alors nous ne devons pas enfermer la fessée dans une seule et unique histoire : la nôtre. Si nous voulons traiter le sujet de la fessée très sérieusement, il faut la traiter au cas par cas, selon la catégorie des groupes concernés, comme ceux mentionnés ci-dessus. 


Christian a écrit: ...cet élève n'as plus jamais embêter les profs . ce prof était loin d'etre un tortionnaire et sa se passait dans une école privé . tous nous avons été heureux que le calme et la discipline était revenus dans la classe . les cas médicaux que vous citez son évidement a mettre a part . vous citez Jésus , vous oubliez qu'il était parfait corps et âme . prov 23 13N'épargne pas la correction à l'enfant; Si tu le frappes de la verge, il ne mourra point. 14En le frappant de la verge, Tu délivres son âme du séjour des morts. Proverbes 13:24 Celui qui ménage sa verge hait son fils, Mais celui qui l'aime cherche à le corriger. Proverbes 22:15 La folie est attachée au coeur de l'enfant; La verge de la correction l'éloignera de lui.


Michel explique à Christian : Pendant plusieurs années j'ai donné des conférences dans les écoles, dans les groupes où l'on accueillait les clochards, dans les prisons, les églises, les mouvements de toute sorte. Comme vous parlez d'étudiants, je vais vous donner un exemple à partir de mes rencontres avec des étudiants, en espérant être une petite lumière pour vous mais aussi pour tous les autres sur le sujet de la fessée.


Un jour je devais rencontrer toute une école, par groupes de 15 à 30 étudiants. Dans une de mes rencontres un animateur me dit : Je voudrais vous prévenir car cette classe est spéciale, pour la simple raison qu'à chaque fois qu'un invité vient rencontrer ce groupe il y a un étudiant qui dérange toute la classe et empêche notre invité de donner sa conférence, alors je vous demande d'être bien prudent. Si c'est trop compliqué, faites-moi signe et nous ferons demander l'agent de sécurité et le concierge, et nous le ferons sortir. J'ai répondu à l'animateur : Ne vous en faites pas, j'ai tout ce qu'il me faut et tout va bien aller, je vous le promets.


Dès que j'ai commencé à m'adresser au groupe, je me suis aperçu de l'endroit où se trouvait celui qui me ferait la vie dure. Mais comme j'étais un habitué des rencontres avec d'autres jeunes plus compliqués et plus dangereux, j'ai raconté des faits vécus en lien avec son agir et sa personnalité. Tranquillement le garçon est devenu plus attentif ; mais une surprise m'attendait à la fin, quand tous les élèves sont sortis. J'observais le garçon du coin de l’œil et je me suis aperçu qu'il s'était glissé derrière une porte. Au moment où je me préparais moi-même à sortir, le garçon me dit : Mr>>>Mr>>>, je voudrais vous parler. Je me tournai vers lui et je lui dis :Bonjour mon ami, que puis-je faire pour toi? Il répondit : Vous êtes le premier à ne pas avoir fait la demande pour me faire sortir de la classe, pourquoi? Je n'ai même pas eu le temps de répondre à sa première question, il y en avait une deuxième après, mais très différente de la première. Il me demanda en pleurant : Voulez-vous savoir pourquoi je dérange dans la classe? Je lui répondis : Tu n'es pas obligé de me le dire, sens-toi bien libre, je voudrais être pour toi un ami. Alors il me confia ceci : Quand j'entre à la maison, mon père me fesse pour des riens ; ma mère voudrait me défendre mais elle a peur, car il la frappe elle aussi en la traitant de maudite folle. Des fois quand mon père me frappe, je saigne du nez. Quand j'arrive en classe j'ai peur du retour à la maison. Mon père nous dit à moi et à ma mère, que l'on ne vaut pas de la merde.


Le pauvre garçon pleurait, il tremblait et il me regardait en me disant : Vous savez Mr, j'aimerais ça avoir un père comme vous, je vais garder un grand souvenir de votre passage dans notre école.
Dans les jours qui ont suivi mes dernières rencontres,  l'animateur m'a demandé : Comment avez-vous fait pour gagner la confiance de ce garçon en l'espace d'une heure? Ma réponse a été : Je l'ai regardé et je l'ai aimé, et par son regard je savais quoi lui raconter pour attirer toute son attention sur le récit qui lui convenait. L'animateur poursuivit le dialogue en me disant : Je connais mes élèves et j'ai remarqué que pour chaque classe votre conférence développe des récits qui conviennent à chaque élève, d'après son vécu. Je lui répondis : Vous savez, le regard quand nous savons nous en servir, est un outil de travail des plus précieux, surtout si notre regard est enraciné dans notre coeur.


Voyez-vous cher Christian, chacune de nos histoires d'étudiant est différente, c'est pour cette raison que je vous dis, selon mes nombreuses expériences en relation d'aide auprès de plusieurs catégories de personnes, qu'il faut faire du cas par cas, chacun a son histoire unique. Il n'y a pas une seule histoire qui ressemble à une autre, nous devons user de prudence et de vigilance en utilisant nos trois outils les plus importants, les plus puissants, quand ils sont enracinés dans la boîte à outils de notre coeur de disciples ; ce sont le regard, l'écoute, et l'amour de l'Évangile qui devient la Source de notre dialogue. 


Ps:Vous avez oublié de me faire parvenir des citations Bibliques sur le sujet de la fessée puisées au Coeur du Nouveau Testament, mais je serais surpris qu'elles soient semblables, parce qu'il y a une énorme différence entre le langage de Jésus dans le Nouveau Testament et celui de l’Ancien Testament.
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Michel Blogue avec Christian Ryckeboer/Sujet/La fessée/
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