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 Michel blogue avec Elisabeth/Sujet/Rompre L'Hostie n'est pas rompre le pain quotidien/

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coeurtendre
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MessageSujet: Michel blogue avec Elisabeth/Sujet/Rompre L'Hostie n'est pas rompre le pain quotidien/   Sam 3 Sep - 13:23



Elisabeth de Hautségur a écrit : Je viens d'avoir une amie au téléphone qui a senti le même malaise que moi en lisant cet article. Le Christ ne s'est pas rompu pour nous. Il a été crucifié pour nous et est ressuscité. Rompre L'Hostie n'est pas rompre le pain quotidien. L'expression " se rompre pour les autres " me choque, même si j'essaie de la prier. Je me demande pourquoi le pape l'a employée avec un risque de malaise pour beaucoup de catholiques. Je ne comprends pas ce qu'il a voulu dire.



Bonjour chère amie Elisabeth, content de vous savoir revenue en santé en espérant le meilleur pour les jours à venir. Concernant le mot rompu, pour en comprendre le sens profond que veut lui donner le pape François, voici la citation Biblique qui devrait nous aider à mieux comprendre ce qu'il a voulu dire.


L'Évangile de Jean dit : Voici donc le pain qui est descendu du ciel. Il n'est pas comme celui qu'ont mangé vos ancêtres, qui sont morts. Mais celui qui mange ce pain vivra pour toujours. »(Jean 6, 58).

Michel explique : C'est en mangeant le pain de Vie descendu du ciel que Jésus nous donne la grâce de partager notre pain de chaque jour avec les pauvres que Dieu met sur notre route.

L'Évangile de Marc dit : « Et quand j'ai rompu les sept pains pour les quatre mille personnes demanda Jésus, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? » — « Sept », répondirent-ils .(Marc 8, 20) 

Le catéchisme de l'Église Catholique dit : Ils signifient par là que tous ceux qui mangent à l’unique pain rompu, le Christ, entrent en communion avec Lui et ne forment plus qu’un seul corps en Lui ( 1 Co 10, 16-17).




Le pape François invite chacun de nous à se rompre comme le Christ, ce qui veut dire donner notre vie en la partageant avec nos frères et soeurs, toujours (comme le Christ >> avec le Christ, en L'imitant, en faisant communion avec Lui mais jamais sans Lui. Le grand danger qui guette les croyants d'aujourd'hui dans notre monde qui fonctionne sur la haute vitesse, c'est de commencer à donner notre vie au Christ dans les débuts, puis très lentement de tomber dans l’excès de l'activisme au pas de course, et on oublie le Christ sur le bord de la route. Notre activisme nous fait oublier qu'il faut se laisser nourrir par le Christ pour nourrir nos frères et soeurs de la même nourriture que l'on doit recevoir du Christ au jour le jour, de la même façon que les mendiants(es) sont nourris(es). 

Mais attention, il faut comprendre le mot rompu dans le sens Biblique et non selon l'explication qu'en donne le dictionnaire Larousse, dont la définition Web est : «Être extrêmement fatigué, brisé par la fatigue. Être fort exercé, expérimenté dans une activité. Lors d’une opération de création et attribution de parts gratuites, valeur fractionnaire correspondant au rapport entre la valeur nominale d’une action nouvelle, et la valeur nominale d’une action ...»

Michel partage : Je pourrais reprendre votre citation, Elisabeth, celle-ci avec une attention respectueuse   >>  Elisabeth a écrit : (Rompre L'Hostie n'est pas rompre le pain quotidien) <<, Michel poursuit : reprendre votre citation en écrivant ceci : communier au Corps et au Sang du Christ pour devenir ce que l'on mange, pour donner notre vie en partage dans notre vie de chaque jour. Quand vous communiez au Corps et au Sang du Christ, vous devenez ce que vous recevez. Parce que vous avez communié au Corps et au Sang du Christ, vous ne vous appartenez plus à vous-même, vous appartenez au Christ qui va continuer à donner Sa Vie à travers votre vie qui est devenue don de Dieu avec le Christ à cause de votre "oui je le veux".



Tant que vous resterez en communion profonde avec le Christ, Il va se servir de vous comme d'un instrument de Sa Divine Miséricorde tout en respectant votre liberté d'enfant de Dieu. Quand nous communions au Corps et au Sang du Christ, nous oublions trop souvent que ce n'est pas juste le Corps et le Sang du Christ que nous recevons, mais c'est le don de donner notre vie Comme le Christ s'est donné Lui-Même à chacun de nous. En recevant le Corps et le Sang du Christ, nous recevons le don d'aimer Comme le Christ ; quand nous recevons le Corps et le Sang du Christ, nous recevons le don de pardonner et de donner notre vie en partage (Comme le Christ).

Je suis certain que vous le savez autant que moi, il nous est impossible de nous donner (Comme Le Christ) si nous n'acceptons pas de marcher derrière le Christ sur le même chemin tracé par Lui. Marcher derrière Lui pour grandir avec Lui mais jamais sans Lui. Quand nous sommes en adoration devant Sa Sainte Présence Eucharistique, c'est toujours Le Christ qui est devant nous, Il nous Regarde, et nous, nous Le contemplons. Il nous donne le don de devenir ce que nous contemplons, surtout quand notre coeur est bien disposé à devenir un autre Lui avec Lui, en prenant un plaisir évangélique de rappeler que le don de notre vie à Sa Vie ne peut (jamais se réaliser parfaitement sans Lui).

Je me souviens de cette période de ma vie où j'ai commencé mon cheminement spirituel, j'étais très sensible au moment de la consécration comme je le suis encore et le serai toujours, quand je voyais le prêtre (rompre)(séparer)(briser) l'Hostie après la consécration du pain et et du vin, pour partager Le Pain consacré avec ses confrères qui concélébraient avec lui.

Je me souviens que dans ma pensée de jeune converti, le fait de voir le prêtre rompre l'Hostie après la consécration signifiait au fond de moi que je recevrais seulement juste un morceau de la Présence du Christ. Mais par la lecture et la méditation sur le sujet de l’Eucharistie, j'ai fini par comprendre que (rompre)(séparer)(briser) l'Hostie après la consécration, c'était Le Christ Présent dans le prêtre qui nous  partageait Son Corps Présent en entier dans chaque petite parcelle du Pain de Vie.



J'ai fini par comprendre que c'est à ce geste, au moment où Jésus ** (a rompu le pain) **, que  les disciples d’Emmaüs reconnurent que c'était vraiment Le Seigneur Ressuscité. C'est l’un des plus anciens noms de l’Eucharistie : la fraction du Pain (cf. Ac 2,42). Rompre le pain est signe de convivialité, geste pratique qui devient le symbole d’un partage fraternel capable d’exprimer et de nourrir une communion. Ceux qui mangent un même pain sont "compains", ce qui montre la profondeur originelle du mot très usité de "copain". Jésus a fait ce geste au cours des deux multiplications des pains (Mt 14,19 ; 15,36). 


Pour les disciples d'Emmaüs, sans même qu'ils Le reconnaissent, Jésus est devenu pour eux un "(compain) ", un compagnon de route qui prend la parole en douceur, qui instruit tout doucement en les plongeant dans une profonde joie de vie intérieure, à un tel point qu'il leur est impossible d'abandonner le mystérieux compagnon sur la route ; alors sans le savoir, c'est Jésus qu'ils invitent à rester avec eux.  

 Regardons ensemble le merveilleux récit des disciples sur le chemin d'Emmaüs, ci-dessous. "Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. 



 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, ** (l’ayant rompu) **, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, puis il leur devint invisible. 



 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux en 
**(rompant le pain)**." (Luc 24, 13-35)

Michel explique : Quand Le Christ se donne à nous, c'est pour faire de notre coeur Sa Demeure pour toujours, pour que partout où nous passons, Lui, Le Christ, puisse passer avec nous, pourvu que nous n'oubliions pas de nous présenter devant Lui à l'exemple du mendiant qui vient pour mendier son pain de chaque jour - alors que nous, nous sommes les mendiants de l'Amour du Christ qui se donne en nourriture pour les âmes assoiffées de Son Amour Miséricordieux.  



Elisabeth de Hautségur a écrit : Je ne suis pas très à l'aise avec cette interprétation de L'Eucharistie. J'ai soif de Sacré. Rappelons d'abord ce qu'est La Présence Réelle, et, dans un deuxième temps comment son adoration peut conduire à se donner à fond. J'ai travaillé avec Mère Teresa qui avait un regard de braise lors de L'Adoration et de La Consécration.

Michel demande à Elisabeth : Pourquoi ne pas nous écrire dans vos mots simples, votre première rencontre avec le Seigneur, et comment votre cheminement spirituel vous a fait découvrir l'Adoration? Personnellement je serais heureux de vous lire. Je suis convaincu dans le 100% que vous avez quelque chose à nous apprendre à partir de votre expérience spirituelle. Nous serons toute joie de vous lire. Et c'est avec joie que je partage ma foi avec vous, Elisabeth, ainsi qu'avec tous les autres. Dieu soit votre joie comme votre joie est en Dieu.


Citation à retenir : Puis prenant le pain, et ayant rendu grâces, 
(il le rompit) et le leur donna, en disant : ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. (Luc 22-19)
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Elisabeth de Hautségur
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MessageSujet: Re: Michel blogue avec Elisabeth/Sujet/Rompre L'Hostie n'est pas rompre le pain quotidien/   Sam 3 Sep - 20:28

Cher Michel,
Je vous ai répondu sur facebook en-dessous de votre commentaire.Je suis incapable de faire un copier/coller mais vous pouvez le faire si des lecteurs du forum n'ont pas accès à l'échange de facebook au sujet de l'expression du Pape " se rompre pour les autres ", expression qui me laisse toujours mal à l'aise. J'y crains de l'activisme, sujet que vous évoquez pour nous mettre en garde contre lui.Issue d'une famille catholique classique, j'étais en opposition avec ce qui me semblait être une liste de devoirs. 

En outre, je n'étais pas croyante, ne sachant que faire de mon équation : " Dieu = ? ".Etudiante en économie, et d'ailleurs salariée en centre de recherche pour financer mes études, je rêvais d'une réponse économique résolvant la misère du monde et ai beaucoup travaillé en ce sens avec d'autres étudiants et des enseignants. J'étais prête à me donner à fond mais j'étais désespérée. La vie n'avait pas de sens. Par des amis, j'ai été conduite à participer à plusieurs semaines de prière, en silence total, avec Le Père Henri Caffarel. Je résistais, percevant, néanmoins un dialogue muet chez les orants. Pour moi, rien. Le cinquième jour, dans la soirée, nous devions dire une chose qui nous avait touchée et voici quels furent mes propos : " la conversion ne s'invente pas. 

Je ne veux plus jamais entendre parler de catholicisme : cela me fait trop mal. " Le sixième jour commençait par trois heures d'oraison, et par habitude d'aller au bout de ce que j'entreprends, j'y suis allée. Il y avait cinq minutes de pause à chaque heure. Je fus effarée quand Le Père Caffarel me demanda de dire ce qu'il se passait. J'ai fini par répondre : " Je sens une Présence d'Amour. Je crois que c'est Le Dieu des chrétiens ". L'Adoration du Saint Sacrement s'est imposée dans la continuité de l'oraison. (suite sur facebook).Elisabeth.
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Elisabeth de Hautségur
Invité



MessageSujet: Suite du message précédent. " se rompre pour les autres ".   Sam 3 Sep - 20:51

Pardon pour ma difficulté à me limiter à peu de caractères...
Après ma maîtrise d'économie, et avec ce début de foi évoqué, précédemment, je suis partie pour Calcutta chez Mère Teresa. Sans doute est-ce là que j'ai découvert L'Adoration du Saint Sacrement qui m'était plus aisée que la communion. La jeune étudiante idéaliste voulant trouver des solutions économiques contre la pauvreté voulut toucher Le Réel, ce que fut Calcutta, pour moi. Je fus servie : aucune réponse théorique n'était adéquate. J'étais totalement dépassée, mais travaillant au mouroir et dans des orphelinats, j'entrevis que le sens de la vie est " aimer " plus qu' " aider "! Une lettre de différence mais une énorme différence entre les deux attitudes qui peuvent, néanmoins, s'unir. Dieu me semblait partout, non dans une vision panthéiste mais comme dans " La messe sur le monde " de Teilhard de Chardin.Je gardais l'oraison quotidienne ou L'Adoration du Saint Sacrement, une heure par jour. Je continue à le vivre autant que possible.

A propos de l'oraison, les cinq soirées sur la prière intérieure données par Le Père Caffarel à La Mutualité avec mille cinq cent personnes en silence, sont accessibles sur le site " oraison.net ". Ma conversion a eu lieu au cours d'une semaine de prière avec Le Père Caffarel, et ma foi n'a pas cessé de s'approfondir, de me conduire à étudier par des conférences, des cours pour auditeurs libres, des retraites...


J'ai fait plusieurs missions humanitaires mais ne développe pas ce point. Au fil de mes voyages, j'ai découvert le désert en qui j'avais Le Tout dans le rien. Contemplation, encore. Le passage de la contemplation à l'action est difficile à préciser, celle-ci étant action. J'ai pourtant poursuivi un doctorat d'économie internationale. Je suis trop longue. Allez sur facebook.
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Elisabeth de Hautségur
Invité



MessageSujet: Suite du message précédent. " se rompre pour les autres ".   Sam 3 Sep - 20:55

Je ne sais pas me limiter. Michel, je vous suggère de faire un copier/coller de mes réponses sur facebook. Merci : je ne sais pas faire cette manoeuvre. Elisabeth.
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Michel blogue avec Elisabeth/Sujet/Rompre L'Hostie n'est pas rompre le pain quotidien/
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