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 Michel blogue/Sujet : la négligence n'a pas de langage/Morte d’une pneumonie non détectée faute de parler anglais?

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doucecolombe

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MessageSujet: Michel blogue/Sujet : la négligence n'a pas de langage/Morte d’une pneumonie non détectée faute de parler anglais?   Sam 5 Mai - 14:51



Morte d’une pneumonie non 
détectée faute de parler 
anglais?

France-Marie Sévigny, âgée de 64 ans, est morte à l'Hôpital général Victoria de Winnipeg en mars dernier d'une pneumonie. Pour sa fille Jessika Sévigny-Mailhot, cette mort aurait pu être évitée si les soins avaient pu être offerts en français, la seule langue que parlait sa mère.
« Malheureusement, c'est un décès qui aurait pu être évité ». Jessika Sévigny-Mailhot ne parvient pas à retenir ses larmes.
Moins de deux mois après la mort de sa mère, le 15 mars dernier à l'hôpital Victoria de Winnipeg, cette mère de famille oscille encore entre tristesse et colère.


Elle raconte que sa mère, France-Marie Sévigny, une Québécoise de 64 ans ne parlant pas anglais, était hospitalisée pour des problèmes d'arthrite quand elle a contracté une pneumonie, qui selon Jessika Sévigny-Mailhot n'aurait pas été détectée en raison de la barrière de la langue.
« Ma mère souffrait d'arthrite rhumatoïde inflammatoire depuis des année, explique sa fille. Elle avait été opérée de la hanche et avait regagné une certaine autonomie, mais en décembre dernier, elle a soudain été prise de douleurs extrêmes. Elle n'arrivait plus à marcher. Son médecin de famille lui a dit d'aller à l'urgence. Et dès le début, elle n'arrivait pas à se faire comprendre. »


D'abord admise à l'Hôpital Saint-Boniface, elle a ensuite été transférée à l'Hôpital général Victoria, où le service de gériatrie est situé depuis la réorganisation récente de l'Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW).
Une difficulté à se faire comprendre...
Nicole Molin, une amie de la famille, a accompagné France-Marie Sévigny à l'hôpital. « Les gens ne comprenaient pas quand elle parlait, dit-elle, et elle essayait d'expliquer qu'elle était claustrophobe, ou que ça faisait mal... C'était horrible, elle ne pouvait pas avoir de conversation. » Nicole Molin ajoute qu'elle a souvent traduit elle-même des résultats médicaux pour la compréhension de France-Marie Sévigny, pendant son hospitalisation à Saint-Boniface et à Victoria.


Madame Sévigny est restée à l'hôpital plusieurs mois, entre autres le temps d'adapter son domicile à sa situation médicale. « On était allées en reconnaissance, avec ma mère et l'ergothérapeute, pour faire des tests dans son appartement. C'était le lundi, et elle devait rentrer la semaine suivante », raconte sa fille.


Ce lundi soir, sa mère a été transférée à l'urgence, où une pneumonie avancée a été détectée. France-Marie Sévigny est morte dans la nuit du mercredi au jeudi suivant. Et depuis, sa fille Jessika tente de comprendre pourquoi cette pneumonie n'a pas été signalée.


« Ma mère disait qu'elle avait mal, qu'elle avait une sensation de brûlure dans les poumons. Mais la seule chose qu'elle pouvait dire c'était ­­"pain, pain" . Ben oui, elle a de l'arthrite rhumatoïde, alors on va lui donner ses médicaments, on va lui donner ses anti-inflammatoires. Rien de ça n'a été mentionné dans son dossier. Donc c'est marqué que Madame a eu ses médicaments, Madame se plaint de douleurs, Madame est difficile, Madame est chialeuse... Pourtant, à Victoria il y a des médecins du Centre de santé qui sont francophones. D'ailleurs, ma mère a eu droit à des services en français remarquables de la part des docteurs. Mais je comprends très bien leur situation. [...] Tu te fies aux notes dans le dossier. Ta patiente, elle est en attente pour rentrer à la maison, elle va bien, elle a ses médicaments pour la douleur... Rien d'alarmant au dossier. Est-ce que tu peux te douter que ta patiente est en train de faire une pneumonie qui va s'avérer mortelle? Non. »


C'est pourquoi Jessika Sévigny-Mailhot a décidé de raconter son histoire sur les médias sociaux. « Pour que personne n'ait à vivre cette même situation », dit-elle.

La difficile offre de services en français...

Avertie des faits, la vice-présidete de l'ORSW, Lori Lamont, déplore le drame vécu par la famille. Dans un communiqué, elle précise que le Service des relations aux patients a pris contact avec Jessika Sévigny-Mailhot, et que les efforts de recrutement d'employés bilingues vont se poursuivre.Nous sommes désolés d’entendre l’expérience de cette famille et ses inquiétudes.
Lori Lamont, vice-présidente de l’ORSW Joel Lafond, qui a pris il y a cinq semaines ses fonctions de directeur régional des Services en langue française à l'ORSW, précise que le processus de désigner certaines unités bilingues à l'Hôpital général Victoria est en cours. « Nous travaillons avec les gestionnaires et le personnel pour qu'ils comprennent les obligations et l'importance d'offrir des services en français, indique-t-il. On lutte pour avoir des services en français garantis 24 heures sur 24, mais la réalité c'est qu'on a certaines difficultés quand même, notamment pour le recrutement ».
La directrice générale de l'organisme communautaire Santé en français, Annie Bédard, confirme que des efforts sont en cours pour assurer de meilleurs services en français partout dans la province, mais que la réorganisation au sein de l'ORSW a entraîné de grands changements et des problèmes qui ne sont pas tous résolus. « Les stratégies qui doivent être mises sur pied tardent parfois, certaines promesses ne sont pas tout à fait mises en place. Il y a encore énormément de travail de sensibilisation à faire », dit-elle.

Une sensibilisation qui, pour Jessika Sévigny-Mailhot, doit commencer par les plus hautes autorités sanitaires. Elle compte donc s'adresser au ministre de la Santé.

Michel explique aux internautes qui le liront : Moi, depuis 2013, je parle français, et mon dossier médical contient toutes les recommandations faites par des spécialistes, expliquant que je ne dois pas être exposé en-dessous des grillages ; (((les 2 raisons principales en sont les suivantes))) >> /(1)/ Je suis allergique à l'extrême à l'air climatisé passant par ces grillages, durant l'été, que l'on retrouve dans chaque chambre d'hôpital / ; /(2)/par ces grillages passe le même air frais de l'hiver, toujours au-dessus de chaque lit d'hôpital ; même si l'air climatisé ne fonctionne pas, comme cet air est pollué par le chauffage au bois, il suffit de 14 heures d'exposition et plus pour provoquer une pneumonie. 

Comme l'air frais de l'hiver est extrêmement pollué, il est tout à fait normal que même si tout est écrit en français dans les recommandations des médecins, si le personnel soignant ne respecte pas celles-ci, un jour je vais me retrouver dans la même situation que cette dame, non pas parce que je ne parle pas français, mais à cause de la négligence du personnel soignant et du manque de compétence du personnel du conseil d'administration des Centres Hospitaliers (((Universitaires))) de Sainte Marie et de Saint Joseph qui semblent avoir attrapé le cancer de la bureaucratie.
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